Et si vous alliez glaner aux champs ?

Si vos enfants (ou vous-même) avez déja fredonné ‘la légende de Saint Nicolas”’ sans savoir ce que signifiait ‘aller glaner aux champs’, c’est l’occasion ou jamais de l’apprendre, grâce à l’association France Nature Environnement (FNE), qui souhaite relancer la pratique du glanage.

Rédigé par Jean-Baptiste Giraud, le 5 Oct 2016, à 12 h 00 min

Le glanage n’est pas du vol ! Bien au contraire. Cette pratique séculaire, qui consiste à ramasser dans les champs ou les vergers ce qui n’a pas été moissonné ou retiré du sol ou des arbres par les agriculteurs, est parfaitement légale, puisque c’est un décret royal datant de… 1554 qui l’autorise pour les pauvres, personnes âgées, ou estropiées ! Et depuis, aucune loi ne l’a abrogé, et le glanage est même ouvert à tous, pourvu qu’il intervienne après la récolte.

Chaque Français jette 20 kilos de nourriture par an

En attirant l’attention sur cette pratique oubliée, l’association France Nature Environnement entend dénoncer le gaspillage alimentaire (évalué à 20 kilos par personne et par an), qui commence dans les champs. La plupart des études affirment en effet que le gaspillage alimentaire se répartit en trois tiers : un tiers lors de la récolte, un tiers lors du transport et de la distribution et un tiers à la maison.

glanage, récolte, pomme de terre

Vous pouvez même aller glaner chez votre voisin

Sur le site de l’association, vous trouverez des exemples d’initiatives locales de glanage organisé, avec par exemple, des campagnes de cueillette à la main, ou de récupération de fruits et légumes endommagés ou oubliés. On découvre ainsi que certains glaneurs ne glanent pas pour leur consommation personnelle, mais simplement par conviction, pour lutter contre le gaspillage alimentaire, et donner le fruit de leur récolte à ceux qui en ont besoin pour se nourrir  !

On peut même aller glaner chez son voisin : des personnes âgées, qui entretiennent un potager ou un verger par plaisir et par passion, ouvrent leurs portes pour que ceux qui souhaitent cueillir fruits ou légumes puissent venir se servir, avec leur bénédiction. Une autre manière de penser l’économie solidaire.

Des glaneuses (1857) – © Jean-François Millet [Public domain] via Wikimedia Commons
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