Présidentielle 2027 : l’environnement arrive très haut dans le palmarès des préoccupations des Français

Canicules obligent, les sujets environnementaux se sont hissés à la quatrième place au sein des préoccupations des Français, progressant de 12 points en seulement un mois, nous apprend le dernier sondage Ipsos-BVA-Cesi.

Rédigé par , le 20 Jul 2026, à 9 h 01 min
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L’attente sociétale est désormais très forte sur ce sujet, et il serait difficile pour un candidat à la présidentielle de se contenter d’un programme a minima sur les questions environnementales.

L’environnement est désormais le quatrième sujet de préoccupation majeur des Français

C’est un tournant historique : la protection de l’environnement est passée de la 8e à la 4e place au sein des préoccupations des Français, 32 % des personnes interrogées la plaçant désormais parmi leurs trois priorités principales, peut-on lire dans le dernier baromètre Ipsos-BVA-Cesi pour La Tribune Dimanche, réalisé du 15 au 17 juillet 2026. On y lit par ailleurs que le sujet de l’environnement arrive juste derrière le niveau de délinquance (34 %), l’avenir du système social (39 %) et le pouvoir d’achat (47 %), sujet de préoccupation ultime d’après ce baromètre.

Dans la perspective de l’élection présidentielle, les citoyens attendent des réponses cohérentes, combinant atténuation des émissions de gaz à effet de serre et adaptation aux impacts inévitables. Ils attendent que les protocoles de prévention sanitaire soient renforcés, que les populations vulnérables soient mieux protégées et que les modes de consommation et de production soient transformés. Pour tout candidat en 2027, le défi consiste à maintenir cette mobilisation collective au-delà de l’émotion immédiate, pour construire une résilience durable face aux chocs climatiques à venir.

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Canicule, sécheresse, feux de forêt : l’été 2026 aura été éprouvant pour les Français

La vague de chaleur de juin-juillet 2026 restera en effet gravée dans la mémoire des Français. Plusieurs villes ont enregistré des températures jamais observées depuis la canicule de 2003, événement qui avait causé près de 15.000 décès. L’intensité et la durée de l’épisode de 2026 ont dépassé les projections établies pour cette décennie. Les thermomètres ont affiché des valeurs dépassant les 40°C dans de nombreuses régions, transformant les zones urbaines en véritables fournaises. Ce phénomène, que nous venons de vivre, s’explique par la combinaison d’un anticyclone persistant et d’une masse d’air saharien remontant vers le nord, le tout amplifié par le réchauffement climatique mondial qui accroît la fréquence et l’intensité de ces événements extrêmes.

La canicule n’est pas venue seule. Les sols asséchés par des semaines sans précipitations ont favorisé l’éclosion de multiples foyers d’incendie à travers le pays. Les sécheresses et feux de forêt ont accompagné les épisodes caniculaires, créant une réaction en chaîne de catastrophes naturelles. Les nappes phréatiques ont atteint des niveaux critiques, contraignant des dizaines de communes à rationner l’eau potable. Les agriculteurs ont vu leurs récoltes griller sur pied, tandis que les écosystèmes forestiers subissaient un stress hydrique sans précédent.

Surmortalité, hospitalisations et fermetures d’écoles : le prix humain

Les conséquences sanitaires se sont manifestées rapidement. Les services d’urgence ont enregistré une augmentation significative des admissions pour déshydratation, coups de chaleur et décompensations cardiaques. La surmortalité observée a particulièrement touché les personnes âgées et les malades chroniques. Les établissements scolaires ont dû fermer leurs portes dans plusieurs départements, faute de pouvoir garantir des conditions d’accueil décentes aux élèves.

Des milliers de logements, mal isolés et dépourvus de climatisation, sont devenus irrespirables. Les hôpitaux ont fonctionné sous tension, mobilisant des effectifs supplémentaires pour faire face à l’afflux de patients. Ces impacts tangibles ont transformé une donnée mesurée (la température) en expérience vécue collective, marquant durablement la conscience publique.

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Journaliste de formation, Anton écrit des articles sur le changement climatique, la pollution, les énergies, les transports, ainsi que sur les animaux et la...

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