Les énergies renouvelables franchissent le cap du térawatt

Vers une énergie de plus en plus verte ? La production d’énergie solaire et éolienne vient de franchir le cap symbolique du terawatt.

Rédigé par Paul Malo, le 7 Aug 2018, à 9 h 55 min

Un millier de milliard de watts : c’est la capacité de production mondiale cumulée que viennent d’atteindre les énergies solaire et éolienne.

Un cap énergétique symbolique

Le monde irait-il dans la bonne direction ? En tout cas, il vient de franchir un cap en ce qui concerne les énergies renouvelables ! Selon l’institut d’études Bloomberg  New Energy Finance (BNEF), la capacité de production mondiale cumulée d’énergie solaire et d’énergie éolienne a atteint 1,013 TW. Dans ce total, l’éolien représente 54 %, le solaire 46 %. En y ajoutant les autres énergies vertes, notamment l’hydroélectricité, ce chiffre monte à 2 TW.

L’éolien représente 54 % des énergies renouvelables disponibles © Namthip Muanthongthae

Pour atteindre ce premier Terawatt de capacité de production, BNEF estime qu’il aura fallu investir 2,3 billions de dollars (1,9 billion d’euros). Mais, très logiquement, les coûts baissent pour atteindre le suivant, en 2022 selon les prévisions : « seulement » 1,23 billion de dollars (1,07 billion d’euros).

Le solaire en très forte croissance

D’après les chiffres de BNEF, la capacité de production cumulée de l’énergie solaire et de l’énergie éolienne a été carrément multipliée par 65 depuis 2000, et a même quadruplé depuis 2010. Les chiffres de croissance de l’énergie solaire sont encore plus impressionnants. Elle est passée d’une capacité de 8 GW en 2007 (contre 89 GW pour l’éolien), soit 8 % du total des énergies renouvelables, à 46 % aujourd’hui. Quant au nombre de panneaux photovoltaïques, il a été multiplié par 57 sur la même période.

Un cap énergétique symbolique vient d’être franchi © Mark Agnor

Et où en est la France, après un an d’application du Plan Climat ? En retard. Selon un rapport rendu public mardi 31 juillet 2018 par l’agence de notation Moody’s, l’hydro-électricité représente, dans l’Hexagone, 20 % de l’électricité consommée ces trois derniers mois, le solaire, l’éolien et la biomasse ne pesant quant à eux que pour 10 %. Aucune chance, avec de tels chiffres, que notre pays atteigne le cap prévu des 23 % d’énergies renouvelables à l’horizon 2020.

Illustration bannière : La part des énergies renouvelabes augmente dans le monde – © lassedesignen
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1 commentaire Donnez votre avis
  1. Non la France n’est pas en retard, elle est en avance ; ayant réduit pour les centrales électriques l’usage des combustibles fossiles depuis 1977,
    il ne reste comme émetteur de CO² que le strict nécessaire pour garantir la continuité de la fourniture des sources intermittentes et aléatoires que sont les éoliennes et les panneaux solaires. Il ne reste donc plus, pour réduire encore les émissions de CO², qu’à remplacer ce qui reste de centrales à charbon et à fioul par des unités à gaz, ce qui est en cours. Dans le domaine électrique, il n’y a rien à espérer de plus à gagner à ce sujet, sauf peut-être d’abandonner le recours à des sources non pilotables.

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