Déclin des pollinisateurs : une consultation publique est lancée

Initiée par la Direction générale de l’environnement de la Commission européenne, la consultation publique est censée recueillir, jusqu’au 5 avril 2018, les témoignages des Européens au sujet du déclin des pollinisateurs.

Rédigé par Anton Kunin, le 18 Jan 2018, à 10 h 35 min

Toute entreprise, mais aussi tout particulier, à titre personnel, peuvent répondre à 15 questions sur leur vision des causes et des conséquences du déclin des pollinisateurs.

La consultation sur les pollinisateurs est ouverte jusqu’au 5 avril 2018

Abeilles, bourdons, papillons pollinisateurs… la Commission européenne s’intéresse de près au problème du déclin de ces populations. En plus d’études scientifiques, la Direction générale de l’environnement souhaite également avoir le retour de tout un chacun. Ainsi, sur le site de la Commission européenne, tout habitant de l’Union peut répondre, dans sa langue, à une série de questions.

© Erhan Dayi

Les participants sont par exemple amenés à dire dans quelle mesure les différentes causes du déclin des pollinisateurs leur semblent importantes. Urbanisation, changement climatique, espèces exotiques envahissantes, maladies, abandon de terres agricoles, multiplication des exploitations en monoculture… Les internautes ont le choix entre « très important » et « pas important ». Les participants sont également invités à évaluer les conséquences du déclin des pollinisateurs sur leur vie privée.

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Les cultures agricoles touchées par le déclin des pollinisateurs

Dans la seconde partie de la consultation, les participants sont invités à évaluer l’importance de différentes mesures qui pourraient être entreprises pour enrayer le déclin actuel. Et les idées sont légion : protéger et restaurer les habitats des pollinisateurs dans les sites Natura 2000, lutter contre les espèces exotiques envahissantes, réduire la pollution, étudier davantage les menaces qui pèsent sur les pollinisateurs…

Participez  vous-aussi à cette consultation publique

Le déclin des populations des pollinisateurs est un problème majeur car, sans pollinisateurs, les plantes et cultures agricoles ne peuvent pas être fécondées. Quatre espèces de fleurs sauvages sur cinq et autant de cultures agricoles dépendent des pollinisateurs pour leur survie. En termes monétaires, les produits agricoles dont la culture n’aurait pas été possible sans pollinisateurs représentent 15 milliards d’euros par an.

Illustration bannière : Abeille sur une marguerite © Jack Hong
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Journaliste de formation, Anton écrit des articles sur le changement climatique, la pollution, les énergies, les transports, ainsi que sur les animaux et la...

3 commentaires Donnez votre avis
  1. J’habite dans un département agricole du Poitou une vieille maison avec des murs en pierres sèches et terre! il y avait autrefois des abeilles dans des ruches puis plus rien, juste les ruches qui finissaient de pourrir! la maison a été rénovée double cloisons etc.. un jour nous avons vu qu’il y avait des abeilles qui voletaient autour de la maison, il y en avait de plus en plus puis nous avons vu un jour des milliers d’abeilles puis un essaim dans un arbre qui a disparu; un de nos voisins nous a dit, on a eu un essaim dans la cheminée de la grange!!! tous les ans, il y a maintenant un énorme essaim qui part de chez nous, par curiosité nous avons ouvert le dessus de la fenêtre intérieure qui faisait un drôle de bruit! il y a le radiateur et derrière la cloison en plâtre, le vide et le mur de pierres sèches, il y avait des kilos de miel dedans et bien sur de très belles abeilles, nous avons refermé abasourdis!!!! depuis 20 ans cette ruche sauvage est très productive, nous ne touchons pas au miel, donc, tous les ans et bien nourrie , elle refait un essaim énorme qui part dans la nature, donc, il faudrait peut être installer des ruches sauvages de ci de là et les laisser se débrouiller seules, elles se chargeront de régénérer ces espèces qu’on est en train de piller pour notre nourriture et plaisir! notre jardin est rempli d’arbres fruitiers et fleurs, un peu plus loin il y a des grands espaces de cultures blé tournesol etc… la ruche n’a pas l’air de pâtir de cette proximité, par contre depuis deux ans environ, nous avons constaté que les frelons asiatiques s’installent devant la sortie des abeilles et les coupent en deux! c’est assez terrible d’assister à ça! nous avons fait la chasse vigoureusement à ces insectes, cette année 2017 il n’y en avait pratiquement plus! il faut être vigilant et les attirer avec des boissons sucrées pour mieux les piéger, les figues, les pommes les prunes sont si bien creusées qu’on ne les voit pas et c’est un danger si on croque un fruit sans faire attention! A nous de savoir ce qui est nuisible pour les abeilles, l’homme et ses produits chimiques, les insectes venus d’ailleurs, ou juste leur laisser un peu de liberté qu’elles se récréent un lieu sauvage bien à elles!

    bonne lecture!

  2. salut les habitants de cette planete doivent connaitre que sans les abeilles les sentinelle de cette nature la vie va seteindre un jour donc on doit se mobiliser pour donner le role de ces polinisateurs a nos enfants de les premiers ages de secolarisation afin de donner un amour a nos enfants a cette hunivert chaque ecole doit creer un elevage d abeille les abeilles sont nos protecteurs nos medeceins

    • La machine destructrice humaine est en route. N’imaginez pas qu’il y a des solutions pour régler ce problème, la grande majorité s’en tape.
      Aucune prise de conscience car les impacts sont masqués, tant que la machine à billets tourne et que tous ces fortunés peuvent en profiter sans être inquiétés.
      Et puis plus personne ne veut faire d’efforts sur son confort.
      Accro à la voiture, au portable, à la télé, à la bouffe mais tout a un prix et ce n’est pas en euros que ça va se payer, c’est en vie humaine.
      Les abeilles disparaissent mais ce n’est qu’un début, vous verrez quand l’eau « potable » viendra à manquer, l’Amérique du sud commence à s’en apercevoir, c’est pour bientôt en Europe.
      Certains font les malins, mais sans ressources, tout ce beau petit monde ne saura pas quoi faire sans pouvoir questionner google…
      Bienvenue dans le monde moderne !

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