Sélection livre – La communication non violente à l’usage de ceux qui veulent changer le monde

Concerné·e par une cause, vous vous souvent dites : ‘J’en ai marre de faire et que rien ne bouge’, ‘J’ai l’impression que personne ne comprend et n’agit’. Votre engagement prend de plus en plus de place dans votre vie… jusqu’à nous faire souffrir. Mais si on se changeait d’abord nous-même pour mieux changer le monde ? Voilà ce que propose Nathalie Achard dans son livre ‘La communication non violente à l’usage de ceux qui veulent changer le monde’.

Rédigé par Séverine Bascot, le 28 Feb 2020, à 8 h 20 min

Touchées par l’état du monde entre les inégalités, le développement de la pauvreté, le déclin de la biodiversité, l’état général de la planète, les migrants, la démocratie, les relations hommes/femmes, etc., de nombreuses personnes désespérées de ne pas être entendues, se sentant impuissantes et de plus en plus en colère, oscillent entre ressentiment et mélancolie. Elles ont souvent tendance à exprimer leurs convictions en étant dans l’exigence et à culpabiliser non seulement les autres mais aussi elles-même : « Si tu te préoccupes du bien-être animal comme tu le prétends, pourquoi tu continues à manger de la viande ? » ; « De nombreux rapports scientifiques montrent que le changement climatique est réel et que les humains en sont responsables… C’est évident alors comment peut-on encore en douter ? »  ; « Que direz-vous à vos enfants plus tard quand il sera impossible de nier que vous étiez au courant et que vous n’avez rien fait ? ! » ; « C’est n’importe quoi, on ne va jamais y arriver si on n’est pas capables d’être exemplaires »…

Alors comment sortir de ce genre d’injonctions culpabilisantes pour entrer dans l’ère de la coopération inspirante ? Comment vivre sereinement ses convictions, sa colère et son désespoir face à l’état du monde ?

La communication non violente à l’usage de ceux qui veulent changer le monde de Nathalie Achard

Comprendre et faire face aux eco-résistants, aux climato-sceptiques, ou en règle plus générale, à toutes les personnes qui ne sont pas du même avis que nous, n’est pas une chose facile. Que ce soit localement, à l’échelle d’un village ou d’un pays, pour un sujet de société particulier, pour l’environnement ou pour les femmes : les combats sont innombrables.

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La communication non violente (CNV) est une méthode élaborée dès 1966, par l’Américain Marshall Rosenberg (1934-2105). Elle est fondée sur quatre principes :

  • observer sans juger
  • exprimer ses sentiments
  • identifier ses besoins
  • exprimer des demandes claires

Il s’agit d’un mode de communication, d’expression mais aussi d’écoute qui permet de créer un véritable contact avec soi-même comme avec autrui dans le but de construire des relations authentiques dans lesquelles les besoins de tous sont entendus et respectés. Un lien d’une qualité telle qu’il provoque respect mutuel et coopération.

La communication non violente – Changer de regard, changer le monde

Ancienne chargée de communication chez Greenpeace, directrice de campagne de SOS Méditerranée et directrice de la communication du mouvement Colibris, Nathalie Achard sait de quoi elle parle. Après toutes ces années de militantisme, elle connait la colère, l’indignation, l’impuissance et la violence qui en résulte parfois…  C’est ainsi qu’elle est arrivée à la conclusion que « l’impossibilité récurrente de partager avec les autres ce qui parait évident pour certains » relève avant tout d’un problème de communication.

En effet, que ce soit au sujet du climat,  des Droits de l’Homme, du bien-être animal, etc., pour les personnes engagées, les années passant, c’est souvent un grand désarroi qui s’installe face à la difficulté d’être entendu, compris et suivi, car au final rien ne semble bouger !

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Alors, comment sortir de la frustration de ne pas obtenir gain de cause ? Comment se débarrasser de la culpabilité ? Que faire face à la violence de l’autre ? Comment rester engagé·é sans désespérer ?

Dans La communication non violente à l’usage de ceux qui veulent changer le monde, l’auteure nous donne des clés et des outils pour apprendre à entendre l’Autre et ses besoins et faire passer son message sans alimenter la violence ambiante. « Car ce n’est qu’ensemble que nous pourrons coopérer et expérimenter de nouvelles approches » et « c’est par sa capacité à coopérer que l’Homme pourra perdurer » #NoPeaceNoGain.

Un livre qu’on recommande à tout prix à celles et ceux qui comme vous, chers lecteurs de consoGlobe, veulent agir pour un monde différent dans « une volonté inconditionnelle et bienveillante de convergence et d’inclusion de l’autre, de tous les autres, sans exception » !

Illustration bannière : « C’est par sa capacité à coopérer que l’homme pourra perdurer » – © Jacob Lund

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