Elles sont de retour : attention aux chenilles processionnaires

Avec le printemps, elles sont de retour un peu partout dans l’Hexagone : les chenilles processionnaires sont toujours aussi dangereuses et urticantes.

Rédigé par , le 13 Mar 2026, à 10 h 51 min
Elles sont de retour : attention aux chenilles processionnaires
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Certaines scènes de nature peuvent sembler presque fascinantes en ce moment. Parmi elles, ces longues files de chenilles qui avancent l’une derrière l’autre au pied des pins ou des chênes. Mais derrière ce spectacle impressionnant se cache un danger bien réel. Les chenilles processionnaires comptent parmi les insectes les plus problématiques pour la santé humaine et animale.

Enfants curieux, chiens qui explorent le sol ou simples promeneurs peuvent être exposés à leurs poils extrêmement urticants. Mieux vaut donc connaître les risques et les bons réflexes pour éviter les accidents.

Des poils microscopiques mais extrêmement urticants

Les chenilles processionnaires sont les larves d’un papillon de nuit. Durant l’hiver, elles vivent en colonie dans des nids soyeux installés dans les pins ou les chênes. Lorsque les températures remontent, généralement à la fin de l’hiver ou au début du printemps, elles quittent l’arbre en procession pour rejoindre le sol où elles vont s’enfouir et poursuivre leur cycle de transformation.

Le problème vient des milliers de poils urticants qui recouvrent leur corps. Ces minuscules aiguillons contiennent une substance irritante appelée thaumétopoéïne. Lorsqu’elles se sentent menacées, les chenilles libèrent ces poils dans l’air.

Transportés par le vent, ils peuvent se déposer sur la peau, les vêtements, les cheveux ou les surfaces extérieures comme le mobilier de jardin. Le contact provoque alors de fortes réactions inflammatoires.

Il est d’ailleurs recommandé d’éviter de faire sécher son linge à proximité d’arbres infestés, car les poils peuvent s’accrocher aux fibres textiles et provoquer des irritations au moment de porter les vêtements.

chenilles processionnaires chien chat

Quels symptômes en cas de contact ?

Chez l’être humain, l’exposition aux poils de chenilles processionnaires peut provoquer plusieurs types de réactions :

  • démangeaisons intenses
  • plaques rouges ou brûlures cutanées
  • irritations oculaires
  • toux ou gêne respiratoire
  • éternuements ou irritation de la gorge

Dans certains cas plus graves, notamment chez les personnes allergiques, un oedème ou un choc anaphylactique peut survenir. Une consultation médicale devient alors indispensable.

chenilles processionnaires chien chat

On peut régulièrement voir des chenilles processionnaires se déplacer sur le sol

Chiens et chats : des victimes fréquentes

Les animaux domestiques figurent parmi les principales victimes des chenilles processionnaires. Les chiens en particulier sont très exposés, car ils explorent le sol avec leur museau et peuvent facilement entrer en contact avec les chenilles ou leurs poils.

Lorsque l’animal lèche ou mord une chenille, les poils urticants provoquent une réaction très violente au niveau de la bouche.

Les symptômes les plus fréquents sont :

  • salivation excessive
  • gonflement de la langue
  • difficultés à avaler
  • vomissements
  • douleur intense

Dans les cas les plus graves, la langue peut subir une nécrose partielle. Une intervention vétérinaire rapide est alors essentielle pour limiter les dégâts.

Que faire en cas de contact avec des chenilles processionnaires ?

Si une personne ou un animal entre en contact avec ces chenilles, il est important d’agir rapidement.

Pour les humains :

  • ne pas frotter la zone touchée
  • rincer abondamment à l’eau claire
  • retirer les vêtements exposés
  • consulter un médecin en cas de réaction importante

Chez les animaux, il faut consulter un vétérinaire le plus rapidement possible. En attendant, on peut rincer délicatement la bouche avec de l’eau pour limiter la propagation des poils urticants.

Infestation de chenilles processionnnaires

Comment éviter leur présence dans le jardin ?

Plusieurs solutions existent pour limiter la présence des chenilles processionnaires autour de la maison.

Les écopièges installés autour des troncs permettent de capturer les chenilles lorsqu’elles descendent de l’arbre pour rejoindre le sol.

Les pièges à phéromones capturent quant à eux les papillons mâles pendant la période de reproduction, ce qui permet de réduire la ponte des femelles.

Enfin, favoriser la biodiversité peut aussi aider. Certaines espèces d’oiseaux, comme les mésanges, consomment les chenilles et participent naturellement à la régulation de leur population. Installer des nichoirs dans le jardin peut donc être une solution simple et écologique.

Un insecte en expansion avec le réchauffement climatique

Autrefois limitées aux régions du sud de la France, les chenilles processionnaires progressent désormais vers le nord du pays. L’augmentation des températures favorise leur survie en hiver et facilite leur expansion géographique.

Résultat : de nombreuses régions jusque-là épargnées doivent désormais composer avec leur présence dans les parcs, les jardins et les espaces naturels.

Face à ce phénomène, la vigilance reste la meilleure protection. Surveiller les arbres proches de son habitation, éviter le contact avec les chenilles et sensibiliser les enfants permettent déjà de réduire considérablement les risques.

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