Réforme du dépistage du cancer du sein

Le dépistage du cancer du sein souffre de nombreuses critiques. Un récent rapport préconise la réforme profonde du système actuel.

Rédigé par Sybille de la Rocque, le 12 Oct 2016, à 12 h 00 min

Le ministère de la Santé vient d’annoncer une réforme profonde du dépistage du cancer du sein. Proposé chaque année à 5 millions de femmes, ce dépistage pourrait être revu et corrigé sous l’impulsion d’un rapport, récemment paru, qui a mis à jour les failles du système actuel.

Le cancer du sein fait 12.000 morts par an

En France, le cancer du sein est un véritable enjeu de santé publique. Cancer le plus répandu, avec plus de 50.000 nouveaux cas par an, il est également le plus meurtrier chez les femmes. En 2015, l’Institut national du cancer (INCa) a recensé 11.913 décès. Pour prévenir ce type de cancer, les Françaises sont encouragées à se prêter à une mammographie tous les deux ans, voire tous les ans pour celles qui sont porteuses d’un risque particulier, entre 50 et 74 ans.

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Mammographie pour dépister le cancer du sein © Rhoda Baer (Photographer) [Public domain] via Wikimedia Commons

La communauté médicale critique le surdiagnostic

Lors d’une mammographie, toutes les tumeurs sont décelées. Même les plus petites, même celles qui n’auraient jamais évolué en cancer. Ce surdiagnostic est largement critiqué par une partie du corps médical, en ce qu’il incite à engager des femmes sur le chemin de la chimiothérapie, des rayons, voire même de l’ablation du sein, parfois inutilement. Certaines études affirment que 10 % à 20 % des tumeurs détectées entrent aujourd’hui dans la catégorie du surdiagnostic.

Faut-il alors arrêter d’encourager les femmes à se faire dépister ? En s’appuyant sur le rapport qui lui a été présenté, la ministre de la Santé Marisol Touraine a annoncé que le programme de dépistage ne serait pas forcément interrompu, mais rénové. Pour certaines femmes, qui ne présentent pas de risque particulier, un dépistage régulier, sans recours systématique à la mammographie, pourrait être envisagé, par exemple.

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3 commentaires Donnez votre avis
  1. La prévention fonctionne aussi. Il y a de mauvaises habitudes (boire trop d’alcool, fumer, se droguer, manger n’importe quoi…), qu’il faut éliminer, et il existe des aliments et compléments qui renforcent l’immunité. Je suis contre la mammographie indiscriminée, elle ne doit être indiquée qu’en cas de prédisposition génétique, doute à cause des mauvaises habitudes citées plus haut. Le dépistage systématique n’est pas vraiment utile, tres coûteux à l’état, et débouche sur des chirurgies et chimios inutiles et dangereuses pour la santé. Et ne parlons pas de la vache à lait qu’est la sécurité sociale pour le secteur médical! Il faudrait surtout se prendre en main et être responsable, on verrait alors baisser notablement le nombre de cancers du sein.

  2. visiblement, le test génétique serait bien plus fiable et moins invasif. Si en plus il est plus économique, autant privilégier cette approche plutôt que d’effrayer et charcuter toutes les femmes suspectées de…

  3. Je ne suis pas d’accord je pense que c’est uniquement une question d’économie.
    J’ai une fille qui a passé sa première mammographie à 40 ans car c’était le protocole de son gynécologue. Bien lui en a pris car on lui a découvert un cancer assez agressif. Ses soeurs ont aussi été dépistées et à la deuxième mammographie on a aussi découvert un cancer chez l’une d’elles. Ce qui a entrainé une étude génétique et a montré qu’elles étaient bien porteuses d’une modification du gène BCRA2 ainsi que leur cousine . Il n’y avait jamais eu de cas dans la famille, donc sans ce dépistage par mammo je me demande ce qui se serait passé vu qu’il n’y avait pas de grosseur.Je pense qu’au vu des examens les médecins doivent être capable d’engager ou non les traitements mais sans dépistage ?????

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