L’Ademe s’interroge sur à quoi sert l’auto-partage !

Rédigé par Nolwen, le 21 Mar 2013, à 12 h 51 min

L’autopartage a de plus en plus d’adeptes et c’est naturel car chacun y voit bien les avantages qu’il peut en retirer. Pourtant, l’Ademe a ressenti le besoin de mener une étude pour vérifier quels sont vraiment ses avantages…. ou “l’autopartage pour les nuls”, façon Ademe.

A quoi sert l’autopartage  ?

Si vous n’aviez pas compris l’intérêt, pourtant évident, de partager une voiture, l’Ademe (qui a trop de budget à dépenser ? *) a mené une très sérieuse enquête sur le sujet.

Le contexte de l’étude sur l’autopartage

“Les Français utilisent de moins en moins leur voiture. En milieu urbain, en posséder une devient de moins en moins rentable. L’autopartage est le système qui permet d’utiliser ponctuellement une voiture sans subir les inconvénients liés à sa possession.

L’autopartage est encore marginal, mais il a connu dans les dernières années une croissance exponentielle et dispose d’un potentiel de développement très important. Si le service Autolib‘ à Paris lui a permis de gagner en visibilité, la plupart des grandes agglomérations françaises disposent également d’un service d’autopartage, géré par un opérateur privé ou directement par la collectivité locale”.

Après ce résumé succint de la situation, on entre dans le vif de l’étude.

Les avantages de l’autopartage

La principale raison pour passer à l’autopartage est le coût de revient moins élevé qu’une voiture individuelle. L’autopartage permet à ses usagers de ne pas supporter tous les coûts liés à la possession d’une voiture, notamment les coûts fixes (amortissement et assurance) et ceux liés au stationnement.”  En voilà une grande découverte, merci l’Ademe !

L’étude nous apprend pourtant quelques chiffres intéressants :

  1. Après le passage à l’autopartage, les autopartageurs parcourent 41 % de
    km en moins en voiture.
  2. Chaque voiture d’autopartage remplace 9 voitures personnelles et libère 8 places de stationnement.
  3. Suite à leur passage à l’autopartage, les autopartageurs utilisent davantage la marche à pied (pour 30 % d’entre eux), le vélo (29 %), les transports collectifs (25 %) le train (24 %), et le covoiturage (12 %).

L’autopartage permet de développer l’adhésion des Français aux politiques d’écomobilité telles que les péages urbains, les Zones Prioritaires d’Action pour l’Air ou encore les mesures de limitation du stationnement.

bestEn résumé, l’autopartage permet donc …de faire des économies
…de se séparer de sa voiture
…d’utiliser tous les modes de transport
…de réduire l’utilisation de la voiture …

Ouf, je n’y avais pas pensé !

La conclusion des stratèges de l’Ademe est limpide : “Pour développer l’autopartage, il est nécessaire de le faire connaître en améliorant sa visibilité dans les villes.” C’est génial non ?

“Pour développer l’autopartage, faites-le connaître” en somme ; ça a coûté combien pour en arriver à cette révélation ?

*

Je veux témoigner

Autopartage – chiffres clés

  • 1 trajet sur 2 effectué en voiture fait moins de 3 km
  • 84 % des trajets font moins de 5 km.
  • 79,9 % des ménages possèdent au moins une voiture.
  • 60 % des déplacements en ville se font en voiture particulière.

* Le budget de l’Ademe (argent public) se compose de 590 M€ , en autorisation d’engagements (Energie Climat : 303 M€, Déchets : 193 M€,Sols pollués et friches : 32 M€, etc. ) et de dépenses de fonctionnement (98 M€)

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5 commentaires Donnez votre avis
  1. L’autopartage,, c’est très bien si le site de stationnement (souvent réparti, pas un site unique) n’est pas trop loin (à part de prendre le bus pour prendre l’auto-partagée)…
    A quand des auto-partagées en Zoé ?
    Dans le coin, une initiative a installé ce genre de service, ça sert à des collègues sans véhicule et ne désirant pas en acheter (besoin trop ponctuel, les bus suffisent généralement en zone relativement “dense”).

  2. C’est comme leur pseudo étude sur les couches lavables basée sur une étude anglaise datant de 2005, actualisée en 2008, et basée sur des observations faites entre 2001 et 2003 en Angleterre (par Procter & Gamble) et dans des conditions impossibles pour les couches lavables (repassage, sèche-linge, lavage seules à 90 avec de l’électricité produite au charbon, vieilles machines à laver, utilisées pour un seul enfant,) et un poids des couches jetables égale avant et après usage etc etc etc

  3. Il y a trois ans j’ ai contacté l’ Ademe pour avoir des renseignement sur les énergies renouvelables. Il m’ a été répondu que ce n’ était pas leur role de donner des adresses d’ entreprise qui fabriquaient des éoliennes et des panneaux solaires.J’ ai vite compris que c’ était encore une histoire de subvention sur le dos des contribuables puisqu’ ils n’ étaient pas là pour donner des renseignements.Encore des postes fictifs.tout est bidon en france sauf quant il faut passer à la caisse.

  4. on a aussi vu une étude ADEME, puis diverses réunions et ouvrages sur l’impact carbone des courriels…..
    très utile pour sauver la planète

  5. On se demande si on ne donne vraiment pas trop d’argent à ces organismes et si les boites privées ne seraient pas plus efficaces pour le dépenser ?? car il y a sans doute une question à poser sur le rôle de l’Ademe, censé promouvoir “les économies d’énergie” ; or on la voit publier des bouquins, des études sur divers sujets, … ça ne remet bien sûr pas en cause l’intérêt du covoiturage 🙂

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