Accord de Paris : les USA claquent la porte mercredi 4 novembre 2020

La sortie des États-Unis de l’Accord de Paris de 2015, annoncée en 2017 par Donald Trump, prend effet mercredi 4 novembre 2020.

Rédigé par Paolo Garoscio, le 4 Nov 2020, à 10 h 42 min

Tandis que les yeux du monde entier sont rivés sur les résultats de l’élection présidentielle aux États-Unis, dont l’issue est incertaine, un fait pourrait passer inaperçu : la sortie des États-Unis de l’accord de Paris. Une décision de Donald Trump et dont la pérennité va sans aucun doute dépendre de qui sera le prochain président américain.

En 2017, Trump faisait sortir les USA de l’accord de Paris

Ratifié à Paris le 12 décembre 2015 lors de la COP 21 qui s’est tenue dans la Capitale française, l’Accord de Paris est un texte fondamental pour la survie de la planète : il fixe un objectif d’augmentation de la température sur Terre de moins de deux degrés, ce qui passe par une réduction des émissions de gaz à effet de serre, notamment de CO2.

La ratification de cet accord avait été faite par le président démocrate de l’époque, Barack Obama, que Donald Trump, son successeur dès 2016, a décidé de nommer ennemi de la patrie. Durant tout son mandat, le milliardaire à la tête de la Maison Blanche s’est évertué à déconstruire toutes les avancées sociales, économiques et écologiques de Barack Obama, sans vraiment se soucier de l’impact réel de ces retours en arrière. Parmi celles-ci, bien évidemment, l’Accord de Paris(1).

Un seul espoir : Joe Biden

Si Trump est réélu, cette décision décale de plusieurs années le retour des États-Unis dans l’Accord de Paris – © DarwelShots

Annoncée en 2017, la sortie officielle des États-Unis de l’Accord de Paris, entraînant l’abandon de tous les objectifs écologiques prévus par l’accord, se fait officiellement ce mercredi 4 novembre 2020. Pile le jour de l’élection présidentielle. Or, si Donald Trump est réélu, il faudra attendre au moins quatre ans de plus, et un candidat démocrate, pour que les États-Unis reviennent sur cette décision.

Inversement, un espoir pour la planète existe : Joe Biden. Le candidat démocrate a promis que les États-Unis atteindraient la neutralité carbone en 2050(2), ce dernier croyant au réchauffement climatique et à la menace qu’il représente, à l’inverse de Trump qui estime qu’il s’agit dune « fake news ». Il a même annoncé que les États-Unis entreront à nouveau et dès que possible dans l’Accord de Paris. Délais administratifs et légaux obligent, ce ne sera toutefois pas avant fin février 2021 au plus tôt.

Illustration bannière : Accords climat USA – © AevanStock
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Après son Master de Philosophie, Paolo Garoscio s'est tourné vers la communication et le journalisme. Il rejoint l'équipe d'EconomieMatin en 2013.

2 commentaires Donnez votre avis
  1. Cette haine du Président Donald Trump montre le niveau de QI français actuel!
    L’honnêteté intellectuelle voudrait qu’on évite de continuer à mentir sur son bilan, excellent pour les américains, y compris pour le revenu moyen et la progression des salaires des blacks…
    Mentez, il en restera toujours quelque chose, surtout chez les faibles d’esprits, aussi manipulables que les « terroristes »!
    C’est lamentable

  2. Si seulement ce président se faisait claquer aux élection ce serait un bon débarras!!

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