Sécheresse : 71 % des nappes phréatiques ont un niveau inférieur à la normale

Les trois quarts des nappes phréatiques françaises ont un niveau bas voire très bas, une situation qui accroît le risque d’assèchement.

Rédigé par Anton Kunin, le 18 Aug 2017, à 10 h 30 min

Dans son dernier rapport mensuel, le Bureau de recherches géologiques et minières fait état d’une réalité inquiétante : 71 % des nappes phréatiques françaises ne sont pas à l’équilibre, elles sont trop basses par rapport à la normale.

Le niveau de 83 % des nappes phréatiques françaises est orienté à la baisse

L’équilibre d’une nappe phréatique est atteint lorsque les sorties d’eau (écoulement de rivières et de ruisseaux) sont au même niveau que les rentrées d’eau (alimentation de la nappe phréatique par infiltration des eaux de pluie). Lorsqu’il sort plus d’eau qu’il n’en rentre, le niveau de la nappe baisse. Conséquence en surface : les cours d’eau s’assèchent.

secheresse

La Garonne à sec © Marc31

Au 1er août 2017, 83 % des nappes phréatiques françaises étaient en baisse. C’est notablement plus que deux mois auparavant : au 1er juin 2017, 66 % des nappes phréatiques présentaient un niveau inférieur à l’état d’équilibre. Seules 5 % des nappes phréatiques sont actuellement en hausse, contre 10 % au 1er juin 2017. Cette situation est due à une faible pluviométrie pendant la saison hivernale 2016-2017.

Les prélèvements clandestins sont une menace importante pour l’équilibre des nappes phréatiques

Les faibles pluies dans certaines régions cet été 2017 n’a pas non plus aidé à alimenter les nappes phréatiques. Les précipitations ont été déficitaires sur les régions méditerranéennes, le nord de la Nouvelle-Aquitaine, le Massif Central, le Haut-Rhin, le Nord-Ouest et dans le couloir rhodanien. Le déficit a “souvent dépassé 90 %, avec moins d’1 mm de pluie” dans bon nombre de départements méridionaux.

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Le faible niveau des nappes phréatiques est également dû aux prélèvements qu’effectuent les particuliers dans leurs jardins. Le nombre réel de puits et forages de ce type n’est pas connu, de nombreux particuliers faisant l’impasse sur la déclaration obligatoire en mairie de tout forage de plus de 10 mètres. Dans certaines régions, la situation est particulièrement préoccupante. Autour de Lille, par exemple, la nappe baisse en moyenne d’un mètre par an et aurait perdu 60 mètres depuis le début des mesures en 1950.

Illustration bannière : la sècheresse met à mal les nappes phréatiques- © Goodluz
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Journaliste de formation, Anton écrit des articles sur le changement climatique, la pollution, les énergies, les transports, ainsi que sur les animaux et la...

1 commentaire Donnez votre avis
  1. En fait, il s’ait de l’été le plus chaud depuis très, très longemps! Alors les arbres de nos régions, qui son des plantes des climats holarctiques pompe plus d’eau que si ils était méditéranéens. Au fur et à mesure nous véront disparaitre certains arbres, egarder par èxemple le bouleau, tous vont mourrir des cet année.

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