666.000 litres de pétrole dans la nature après une fuite à Standing Rock

Standing Rock, dans l’État américain du Dakota, est devenu un lieu de lutte des défenseurs de l’environnement. Mais si le projet d’un nouvel oléoduc n’a été autorisé , un pipeline existant aurait déversé dans la nature des centaines de milliers de litres de pétrole brut non loin de là.

Rédigé par Paolo Garoscio, le 14 Dec 2016, à 11 h 10 min

Standing Rock, situé dans l’État américain du Dakota, est devenu un haut-lieu de lutte pour les défenseurs de l’environnement : après des mois de protestations, l’entreprise de gestion de pipelines qui voulait y construire une nouvelle part de son réseau de transport de pétrole s’est vu refuser l’autorisation de traverser cette partie du territoire Sioux. Mais pendant ce temps, un autre réseau existant non loin de Standing Rock, censé être sûr, aurait déversé dans la nature des centaines de milliers de litres de pétrole brut à cause d’une fuite.

Une gigantesque fuite de pétrole brut

Les deux affaires sont distinctes et pourtant elles se déroulent à peu de distance l’une de l’autre. D’un côté il y a la protestation contre la construction d’un nouveau pipeline par l’entreprise Dakota Access Pipeline, et de l’autre, une fuite sur un pipeline  de Belle Fourche Pipeline Company déjà existant. : un incident découvert le 5 décembre 2016, à 240 kilomètres de la réserve indienne de Standing Rock.

La fuite n’a pas été repérée par les capteurs de la société Belle Fourche qui soutenait pourtant que son réseau était sûr. Selon les premières estimations, pas moins de 666.000 litres de pétrole ont été déversés dans la nature. Lundi 12 décembre 2016, alors que le nettoyage et la récupération sont encore en cours, 140.000 litres de pétrole avaient été récupérés.

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Pollution © Signature Message Shutterstock

Standing Rock, la manifestation, les fuites de pétrole

À Standing Rock, les manifestants ont, en partie, obtenu gain de cause la veille de cette découverte, le 4 décembre 2016 et Dakota Access Pipeline s’est vu refuser le permis de construire nécessaire pour finir son projet de pipeline. Si la fuite de pétrole n’a pas influencé cette décision de justice, cela pourrait bien être le cas pour les prochaines.

Car malgré les annonces de Belle Fourche clamant que ses pipeline sont sûrs, 21 fuites, qui auraient déversé dans la nature plus d’un million de litres de pétrole, ont été répertoriées. Ce genre de problème fuites n’est d’ailleurs pas l’apanage de Belle Fourche uniquement :  en 2016 selon EcoWatch, il y a eu 220 fuites sur les pipelines américains. Des incidents qui coûtent cher : près de 4,7 milliards de dollars entre 2006 et 2016.

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Après son Master de Philosophie, Paolo Garoscio s'est tourné vers la communication et le journalisme. Il rejoint l'équipe d'EconomieMatin en 2013.

2 commentaires Donnez votre avis
  1. Une telle négligence vouée à l’entretien d’un pipeline – c’est bien d’une question de maintenance dont il s’agit – doit-elle nous laisser envisager les pires craintes quant à d’autres réseaux, comme celui du nucléaire par exemple ?…

  2. tiens!!!je croyais que cela ne se produisait quand russie ou dans ces pauvres pays d’afrique ou les pipelines sont a l’abandons!!!!!!!!!!!

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