L’Unesco ajoute 22
réserves de Biosphère à liste mondiale des espaces à préserver : il y a
maintenant, en juin 09, 553 réserves de Biosphère dans le monde, réparties dans
107 pays.
22 nouvelles réserves de Biosphère
Parmi les nouvelles Biosphère listées par l’Unesco, le delta
de l’Orénoque au Vénézuela, la forêt de Nokrek en Inde, l’île de Flores dans
les Açores, le mont Myohyang en Corée du Nord … mais aucune en France, pourtant
un pays ouest européen qui compte parmi le plus d’espaces naturels à préserver.
(La galerie photos de ces réserves est visible ici).
Les réserves de biosphère de l’Unesco
Les réserves de biosphère sont des sites retenus par l’UNESCO, dans le cadre de son Programme sur l’Homme et la
biosphère, qui innovent et appliquent de nouvelles approches de gestion
intégrée de la biodiversité et des ressources terrestres, côtières et marines.Les réserves de biosphère sont des sites d’expérimentation et d’étude pour le
développement durable et le réchauffement climatique.
Les nouvelles réserves de biosphère sont :
Réserve de biosphère de Vhembe, Afrique du Sud.
Réputée pour sa diversité biologique et culturelle, la réserve comprend la
partie nord du Kruger National Park, le site Ramsar des Makuleke Wetlands, les
Soutpansberg et le Blouberg qui sont des éléments clés de la biodiversité, le
paysage culturel du Mapungube et le plateau du Makgabeng, riche en art
rupestre. Les activités humaines sur le site sont surtout agricoles, avec
notamment la production de fruits et légumes tropicaux, l’élevage et des
réserves de chasse. Les principaux groupes de la région – Venda, Shangaan et
Sepedi – disposent d’un savoir autochtone particulièrement riche, qui va de la
sculpture sur bois et de la confection de tambours à la médecine
traditionnelle.
Réserve de biosphère de Bliesgau, Allemagne.
Cette réserve applique le concept d’« entre-ville » pour relier deux paysages
très contrastés : l’un, densément peuplé et urbanisé au nord avec la ville de
St-Ingbert et l’autre, faiblement peuplé et rural au sud. Le site soutient
actuellement des recherches approfondies sur les évolutions écologiques de ses
zones urbaines, suburbaines et rurales dans le cadre du changement climatique.
Les diverses activités menées en faveur du développement durable, notamment des
initiatives pédagogiques et de sensibilisation à l’environnement, constituent
une source d’inspiration pour la région. Une association pour la biosphère a
été spécialement créée pour le site.

Réserve de biosphère deSwabian Alb (Jura souabe), Allemagne.
Située dans le Jura européen, cette réserve est couverte de forêts de hêtres,
de pins et d’épicéas, de vastes vergers, pâturages et prairies. Proche de
Stuttgart, le site couvre une surface de
000 habitants. Les programmes de développement durable pour la biosphère sont
liés à l’agriculture et à la sylviculture, aux entreprises vertes et à
l’écotourisme, ainsi qu’à la promotion des produits locaux et des industries
artisanales. Des plans ont également été mis en place pour renforcer l’utilisation
des énergies renouvelables, notamment pour les transports. La réserve intègre
le camp d’entraînement militaire de Münsingen, situé dans le Jura vallonné.
Cette zone, interdite au public pendant 110 ans (jusqu’en 2005), est restée
intacte et a conservé les caractéristiques des paysages culturels des XVIIIe et
XIXe siècles. C’est l’une des plus grandes zones non morcelée et préservée des
nuisances sonores du Bade-Wurtemberg.
Réserve de biosphère de Great Sandy, Australie.
Couvrant des territoires terrestres, côtiers et marins, la réserve abrite les
plus grandes forêts pluviales poussant sur le sable. Elle comprend le site
naturel de l’île Fraser et ses lacs dunaires d’eau douce, inscrit sur
de l’UNESCO en 1992. La communauté locale Burnett Mary Regional Group for
Natural Resources Management a promu la désignation de la zone comme réserve de
biosphère encourageant l’écotourisme et l’agriculture biologique de niche.
Réserve de biosphère deFuerteventura, Espagne.
Deuxième plus grande île de l’archipel des Canaries, elle est la plus proche de
la côte d’Afrique occidentale. Le site est constitué d’un vaste ensemble
d’écosystèmes comprenant aussi bien des zones désertiques ou semi-désertiques
que des habitats côtiers et marins. L’île est caractérisée par une riche diversité
d’espèces marines (dauphins, cachalots, tortues marines qui se reproduisent sur
ses plages, etc.). La réserve de biosphère constitue également l’un des
principaux observatoires géo-paléontologiques du monde. La population du site
met l’accent sur le développement de pratiques d’écotourisme durable. L’île
investit aussi afin d’augmenter sa capacité énergétique renouvelable,
principalement grâce à l’éolien et au solaire. Elle se veut un modèle de la
mise en place de la directive de l’Union européenne sur l’énergie renouvelable.

Réserve de biosphère d’Altaisky, Fédération de Russie.
Cette réserve s’étend sur les parties
nord-est et est de l’Altaï, le long d’immenses chaînes de montagne. Remarquable
par sa biodiversité et son patrimoine culturel, elle couvre
15 000 habitants. L’aire centrale fait partie des Montagnes dorées de l’Altaï,
site naturel inscrit au patrimoine mondial de l’UNESCO.
La réserve, qui coopère avec celle d’Ubsunurskaya Kotlovina
et celle de Khakassky, joue un rôle clé pour le tourisme, notamment le
développement de l’écotourisme. La zone, qui a le statut de réserve depuis
1932, compte parmi les espaces du monde les moins affectés par l’intervention
humaine et recèle une faune et flore très riche. Plusieurs peuples autochtones
vivent dans l’aire de transition de la réserve : Toubalars, Tchelkanes,
Télenguites, Koumandines, Téléoutes…
Réserve de biosphère de Nokrek, Inde.
Situé dans l’Etat de Meghalaya, ce point clé pour la
biodiversité présente des écosystèmes et des paysages naturels préservés.
Peuplée d’éléphants, de tigres, de léopards et de gibbons houlocks, la zone est
également réputée pour ses variétés sauvages d’agrumes qui serviront peut-être
de pool génétique pour la production commerciale d’agrumes.
Réserve de biosphère dePachmarhi, Inde.
Situé au coeur de l’Inde, dans l’état du Madhya Pradesh, ce site abrite des
réserves de tigres et d’autres réserves de faune. Sa situation, à l’interface
entre des forêts tropicales, humides et sèches, et des forêts de basses
montagnes subtropicales, en fait un paradis pour les botanistes. Grâce à leurs
traditions sociales et culturelles, les tribus locales contribuent à la
préservation de la forêt tout en tirant profit des diverses ressources
alimentaires, agricoles et économiques de la zone.
Réserve de biosphère deSimilipal, Inde.
Cette réserve de tigres située dans
l’est de l’Inde, dans l’Etat d’Orissa, était autrefois le terrain de chasse du
maharadjah du Mayurbhanj. Cet environnement tropical abonde en tigres,
éléphants, panthères, cervidés et héberge de nombreuses espèces de plantes, ce
qui en fait un laboratoire vivant pour les spécialistes de l’environnement. Les
populations tribales de la zone vivent de l’agriculture, de la chasse et de la
cueillette des produits de la forêt, mais ils ont désespérément besoin de
sources de revenus complémentaires pour sortir de la pauvreté.
Réserve de biosphère deGiam Siak Kecil – Bukit Batu, Indonésie.
Ces tourbières de Sumatra se distinguent par l’exploitation durable du bois et
deux réserves de faune qui hébergent des tigres de Sumatra, des éléphants, des
tapirs et des ours à collier. Le suivi des espèces phares et l’étude
approfondie de l’écologie des tourbières figurent parmi les activités de recherche
menées sur place. Les résultats des premières études montrent que la faune et
la flore pourraient contribuer au développement économique durable de la zone
et à l’amélioration de la situation économique des habitants. Le site offre aussi une expérience intéressante en matière
de dioxyde de carbone (CO2) dans le cadre des mécanismes de commerce du
carbone.

Réserve de biosphère de Jabal Moussa, Liban.
Ce site, qui fait face à la mer Méditerranée à l’ouest, s’étend sur les
hauteurs du versant occidental de la chaîne du Mont Liban située au nord du
pays. Cette zone relativement étendue (
par des arrêtés municipaux visant à sauvegarder son intégrité écologique, ses
systèmes naturels et ses espèces. Jabal Moussa est réputée pour la vallée
d’Adonis, espace historique préservé qui inclut d’anciennes terrasses agricoles
et des sentiers datant de la période romaine. Son paysage est parsemé de cours
d’eau, de pacages, de forêts mixtes composées de chênaies, de pinèdes,
d’oliveraies et de nombreuses espèces de plantes importantes pour l’économie.
La vallée sert également d’habitat préservé à une faune variée : loups, hyènes,
damans, oiseaux et reptiles.
Réserve de biosphère deTasik Chini, Malaisie,
C’est la première réserve de biosphère UNESCO dans ce pays. Situé au sud de la
péninsule, le site est le bassin versant du lac Tasik Chini, sanctuaire de
nombreuses espèces endémiques d’eau douce. Des recherches intensives et un
suivi sont menés par de nombreuses institutions. Autour du lac et des rivières
qui l’alimentent, l’artisanat (textiles par exemple) devrait représenter un
important potentiel pour le développement de toute la région.
Réserve de biosphère de Lagunes de Montebello, Mexique.
La réserve s’étend sur une zone hydrologique d’une riche diversité biologique.
Sa situation, dans le massif central mexicain, à la frontière de la région
montagneuse du Chiapas et de la plaine côtière du Golfe du Mexique, lui confère
une importance particulière. Son paysage karstique et sa cinquantaine de lagons
de tailles diverses en font une région d’une incroyable beauté.
Lagunas de Montebello, Mexico

Le site est d’une importance cruciale pour la collecte d’eau
douce et la régulation climatique. Les communautés locales sont associées à la
gestion des ressources écologiques du site. Elles pratiquent diverses activités
agricoles en mettant de plus en plus l’accent sur les pratiques compatibles
avec la protection du site. Ainsi, la production traditionnelle de café est
passée à une production de café bio, alors que la reforestation et les
activités touristiques sont des alternatives qui contribuent au développement
durable de la zone.
Réserve de biosphère deIle Flores, Portugal.
Cette île, qui fait partie du groupe occidental de
l’archipel des Açores, constitue la partie émergée d’un mont sous-marin situé
près du rift médio-atlantique. Elle est née d’une activité volcanique qui a
commencé il y a moins de dix millions d’années. La réserve de biosphère
comprend toute la partie émergée de l’île Flores et certaines zones marines adjacentes
qui bénéficient de paysages magnifiques et d’atouts géologiques,
environnementaux et culturels incontestables. De hautes falaises surplombent
une grande partie de la côte parsemée d’îlots. Territoire de pêche
traditionnelle, le site attire également les touristes, en particulier les
adeptes de la plongée sous-marine, de la marche et de l’observation des
baleines et des dauphins.
Réserve de biosphère de Geres / Xures en Espagne et Portugal
C’est une réserve établie sur la base de la continuité biogéographique des
chaînes Galaico-Miñotas et des vallées associées que se partagent les deux
pays. L’importance du site d’un point de vue écologique tient à sa richesse en
écosystèmes de forêts et de tourbières, ainsi qu’au grand nombre d’espèces
endémiques qui se sont développées sous les influences croisées des climats
océanique et méditerranéen. Avec des communautés locales qui font partie
intégrante du paysage régional, des centres de développement durable ont été
installés dans la réserve de biosphère. Un plan conjoint de gestion permettra
aux deux pays de profiter mutuellement de leurs expériences et de coopérer à la
gestion durable des écosystèmes.
Réserve de biosphère du Mont Myohyang, République populaire démocratique de Corée.
Selon la légende, ce site sacré aurait vu naître le roi Tangun, ancêtre du
peuple coréen. Cette splendide zone montagneuse s’élève à près de
d’altitude. Ses rochers et falaises spectaculaires offrent un habitat à 30
espèces de plantes endémiques, 16 espèces de plantes en danger dans le monde et
12 espèces animales également menacées. Le site recèle par ailleurs une grande
variété de plantes médicinales.
Réserve de biosphère du Shinan Dadohae, République de Corée.
Le site couvre un archipel du sud-ouest
du pays. Il est constitué de zones terrestres et marines ainsi que de grandes
zones intertidales qui hébergent une extraordinaire variété d’espèces et
servent de lieux de repos à des oiseaux migrateurs rares. Des formes
traditionnelles de pêche (la pêche à la main, par exemple) et la production de
sel continuent d’y être pratiquées.
Réserve de biosphère de Lajat, Syrie.
Situé à l’extrême sud de
Syrie
célèbre pour sa richesse biologique, offre quelques-uns des paysages les plus
impressionnants de la région. Les dispositifs existants de pâturage en
rotation, la restauration des paysages, les fouilles et la mise en valeur des
ruines archéologiques de Lajat constituent autant de possibilités de
développement de l’activité humaine dans le respect de la durabilité écologique.
Lajat peut également servir d’outil pédagogique illustrant l’importance de la
faune et la flore dans la vie et l’économie locales ainsi que l’interdépendance
de la diversité culturelle et biologique.
Réserve de biosphère de Desnianskyi, Ukraine.
Situé en Polésie orientale, le long de
la rivière Desna, le site de
d’écosystèmes : forêts, rivières, lacs, plaines d’inondation, marécages. Il est
très important pour la recherche environnementale, notamment le suivi d’espèces
rares, comme les ours et les lynxs. Les principales activités humaines sont
l’agriculture, la sylviculture, la pêche et la chasse sportive. Parmi les
activités relevant du développement durable, on trouve de l’agriculture
biologique et de l’écotourisme le long de
développées dans le cadre du camp pour écoliers Desnianski Zori. Le
développement d’un tourisme transfrontalier durable se fait en collaboration
avec
de Russie, à travers un projet de création d’une réserve de biosphère à cheval
sur les deux pays.
Réserve de biosphère du Delta de l’Orénoque, Venezuela.
Ce site se caractérise par la remarquable biodiversité de ses écosystèmes
terrestres et aquatiques, qui hébergent plus de 2 000 espèces de plantes et une
faune terrestre et aquatique très variée. La diversité biologique de la réserve
de biosphère est complétée par la richesse culturelle du peuple Warao. La
promotion des activités de production au sein du site contribue au renforcement
de la communauté Warao, à la protection de leur territoire et à l’amélioration
de leurs conditions de vie.
Réserve de biosphère de Mui Ca Mau, Viet Nam.
Située à la pointe sud du pays, cette
réserve montre des systèmes de succession écologique sur des terres alluviales
récentes. Elle joue également un rôle important en termes de conservation de la
nature car elle se trouve à la frontière de la mangrove et des forêts de
niaoulis. Elle constitue en outre une zone de reproduction et de nidification
d’espèces aquatiques. Les programmes de développement durable de ce site concernent
principalement l’écotourisme et le tourisme culturel qui ont pour mission de
mettre en valeur le riche patrimoine de ses habitants. Des formations sont
également prévues pour améliorer l’agriculture et la pêche.
Réserve de biosphère de Cu Lao Cham – Hoi An
C’est un site à la fois côtier, ilien et marin de la
partie centrale du Vietnam qui est célèbre pour ses espèces marines : coraux,
mollusques, crustacés et algues. La réserve de biosphère inclut également Hoi
An, un site culturel du patrimoine mondial qui est un ancien port illustrant la
fusion des cultures européenne et vietnamienne. En mariant des atouts culturels
et des avantages naturels en termes de biodiversité, Cu Lao Cham -Hoi An est
bien placé pour l’écotourisme durable.
De plus, le Conseil international de coordination a également approuvé
l’extension de 4 réserves déjà existantes : Mata Atlantica (Brésil),
(Chili), Carélie du nord (Finlande), et Dyfi (Royaume-Uni), désormais rebaptisé
Biosffer Dyfi Biosphere.





