Sports d’hiver et écologie paraissent antinomiques. Pourtant, il y a quantité d’écogestes à adopter pour limiter son empreinte écologique à la montagne !
Ça y est, l’hiver pointe le bout de son nez et vous commencez déjà à rêver de pistes enneigées, de feux de cheminées et de sapins blancs. Au ski également, il est possible d’agir de manière responsable et ainsi de limiter notre impact sur la planète dans une activité qui n’a pas la réputation d’être écologique.
Limiter son empreinte écologique : au ski aussi !
Dans les Alpes de Suisse occidentale, les activités sportives générées par les installations de ski affectent 44% de la surface de l’habitat du tétras lyre, cet oiseau emblématique du massif montagneux, entraînant au sein des domaines skiables des réductions pouvant aller jusqu’à 49% de ses effectifs.
Il a été constaté que les infrastructures et la pratique des sports d’hiver qui en découlent sont le principal facteur affectant la densité des populations de tétras. L’impact sur les populations est perceptible jusqu’à une distance d’au moins 1500 m des installations.
Ainsi, les chercheurs préconisent la création de zones de refuge hivernal. Les modèles quantitatifs développés par les biologistes permettront de localiser précisément ces zones de refuge dans le paysage.
L’essor des sports d’hiver de plein air a profondément changé nos paysages alpins. Des stations touristiques, de plus en plus nombreuses et importantes ont été implantées dans des zones traditionnellement réservées aux prairies et aux pâturages. De plus, les réseaux de remontées mécaniques ont entraîné de profondes modifications du paysage (pylônes et câbles aériens, défrichements, aménagement de pistes, etc.).
Cette recherche livre des solutions expérimentales pour améliorer la situation. Des réserves ou refuges permettant la tranquillité hivernale de la faune sauvage sont à créer à proximité des domaines skiables.
A vous d’agir!
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