Retards dans les aéroports : quel impact écologique ?

L’aviation est un secteur en plein essor qui représenterait 2 % des rejets mondiaux de C02.  Mais s’il n’est pas réaliste de stopper la croissance d’un secteur essentiel à l’économie mondiale et au tourisme, en revanche, il est fort possible d’en diminuer l’impact. Comment ? Tout simplement en gérant mieux.

Les retards, sources de gaspillage et de pollution

Parmi les raisons qui incitent à ne PAS prendre l’avion, il n’y a pas que la conscience écologique. Les retards sont de plus en plus souvent ressentis comme une plaie du voyage par avion.
aviation

En Europe, la situation n’est pas rose : selon, l’IATA*, les 34 fournisseurs de services de navigation aérienne ont généré pas moins 18 millions de minutes de retard pour les voyageurs européens en 2006.

Outre un coût estimé à 3,3 milliards d’euros pour les compagnies aériennes, des millions de passagers frustrés, cela représente quelque 12 millions de tonnes de CO2 répandues dans l’atmosphère. Des émissions qui auraient pu être évitées en ne faisant pas tourner en rond les avions en attente d’atterrissage par exemple.

L’inefficacité générale du transport aérien est source de gaspillage

Selon l’IPCC*, “il y aurait 12 % dinefficacité dans la gestion globale du trafic aérien, soit 73 millions de tonnes d’émissions en trop de CO2 gaspillé et presque 13,5 milliards de dollars de dépenses inutiles » rapporte IATA.

« Chaque minute de vol que nous pouvons économiser réduit la consommation de kérosène d’environ 62 litres et les émissions de CO2 de 160 kilos», indique(IATA). Un meilleure gestion du trafic aérien limiterait donc l’empreinte carbone de l’aviation.

kerosene aviationUne meilleure gestion du trafic et des routes aériennes sont une des actions privilégiées pour améliorer les performances de l’avion.

  • L’une des missions de l’IATA est d’optimiser les routes aériennes a permis par exemple d’économiser 6 millions de t.de CO2 en 2006 sur 395 trajets.
  • Des nouvelles routes internationales imposées aux pilotes ont permis d’économiser 14,8 millions de tonnes de CO2.

L’impact écologique du transport aérien

  • Le  nombre de passagers par avion devrait doubler entre 2008 et 2018 et doubler voire tripler d’ici 2025. L’année 2004 a été une année record avec 14 % de croissance du trafic aérien.
  • Airbus prévoit que le nombre d’avions commerciaux en activité va doubler d’ici 2025 et passer de 12 676 fin 2005 à 27 307.
  • Selon, l’autorité de régulation américaine, les émissions de gaz à effet de serre vont augmenter aux Etats-Unis de 60 % sur la même période.
  • L’avion émet entre 134 et 148 grammes de CO2 par voyageur.kilomètre (contre 2,6 grammes pour le train)
  • 1mn de vol = 160 kg de CO2
  • Pour 1 kilo de kérosène utilisé, ce sont 3 kilos de C02 qui sont émis. Quand, par exemple, on fait en avion un aller retour Paris / New York en première classe, on émet plus de 2,5 tonnes de CO2

Étonnant non ? Discutez-en avec nous sur le forum sur le débat de l’impact de l’aérien sur le bilan écologique des produits importés.
Je réagis

avions dans le ciel

Planetoscope  : On comptabilise 80 000 vols d’avions par jour.
En 2000, le transport aérien a émis 664 millions de tonnes de CO2, soit 11,5 % des émissions du secteur des transports.
Voir les chiffres du transport défiler sous vos yeux.

* Panel intergouvernemental sur le changement climatique. ** l’Association du transport aérien international

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