Une recherche Google, c’est combien de C02 ?

Dès qu’il s’agit de trouver une information, c’est devenu un réflexe : on se connecte à l’internet et on lance une recherche Google ! Pourtant ce geste, répété par des milliards d’utilisateurs a un impact écologique non négligeable.

Une recherche Google, c'est combien de C02 ?

Les moteurs de recherche sont devenus incontournables. Selon les Officiels américains, les data centers (centres de données) consomment maintenant 3 % de l’énergie mondiale et devrait être à 6 % en 2020. D’où la question, une requête sur Google, ça dégage combien de C02 ?

L’empreinte carbone de Google

Un chercheur de Harvard, M. Wissner-Gross, a calculé que chaque requête sur le moteur de recherche Google produit 7 g de C02 du fait de l’immense quantité d’énergie consommée par les quelque 500.000 serveurs du moteur de recherche américain.

Ces 7 grammes sont à multiplier par 200 millions de requêtes par jour (au minimum !) tout au long de l’année. Selon lui, cela représente autant d’énergie que la consommation d’un pays comme le Laos.

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Selon les propres calculs de Google, le fait d’effectuer une recherche sur son moteur de recherche émet 0,2 g de C02 tandis qu’il faut consommer 0.0003 kWh d’énergie pour faire une requête soit 1 kilojoule.

Ce qui représente à peu près autant d’énergie que ce qu’un corps humain adulte brûle en 10 min.

Les data centers en cause

Selon Google, l’utilisation moyenne d’un internaute du moteur de recherche Google pendant une année entière dégage autant de C02 que le fait de mettre une machine de linge à laver.

Le gros de cette dépense énergétique provient de l’immense réseau de serveurs et de centres de traitement de données qu’une société comme Google doit utiliser pour avoir la puissance informatique requise.

En ce sens, les grands opérateurs de téléphonie leur ressemblent dans la mesure où se sont aussi des sociétés qui transportent d’immenses quantités d’informations.

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Les data centers © Scanrail1 Shutterstock

Le poids du high tech sur l’environnement

Ces petits calculs sur l’impact d’un sms ou d’une recherche sur internet mettent en lumière le poids toujours croissant de l’industrie informatique en termes d’émission de gaz à effet de serre.

Regardez les chiffres évoluer chaque seconde sur le Planetoscope, c’est très parlant !

La croissance de cette consommation est nette : en 2000, la part mondiale de l’électricité par l’informatique n’était que 0,6 % et de 1 % en 2005, soit environ 150 milliards de kW sur l’année.

La consommation des ces installations à la base du réseau internet ne cesse de croître, au point que Google, par exemple, s’est lancé avec Intel dans la mise au point d’un nouveau standard d’alimentation permettant de réduire ce chiffre.

Émissions de CO2, les consoles aussi

Les ordinateurs ne sont d’ailleurs pas seuls en cause : en 2000, quand Sony a lancé sa PlayStation, elle consommait 45W. En 2005, la PlayStation 3 avait besoin de 380W.

En novembre 2008, le Ministre du développement durable et de l’innovation énergétique britannique a appelé l’industrie informatique a adopter le Code de bonne conduite pour data centre de l’Union européenne, qui exige que des économies d’énergie soient réalisées, notamment grâce à des techniques de refroidissement naturel et à des serveurs plus économes en énergie.