Pollution électromagnétique : les bons gestes !

Pollution électromagnétique : les bons gestes !

A partir d’une dizaine d’études scientifiques incontestables, l’AFSSET (1) confirme l’existence d’effets négatifs de la pollution électromagnétique sur les cellules humaines. Mais elle reste prudente quant aux conclusions à tirer. Cependant, la plus forte source d’exposition moyenne provient du wifi et du four à micro-ondes confondus. Viennent ensuite le téléphone sans fil et le mobile. Autrement dit, c’est à la maison que l’exposition est la plus importante…

Pollution électromagnétique, limitez les risques !

Quels appareils sont émetteurs d’ondes électromagnétiques ?

Au salon, le téléphone sans fil fonctionne avec une base branchée sur le courant, source permanente de fréquences. Il y a également les casques sans fil que l’on branche sur le poste de télévision ou encore les manettes de jeu. Utilisant la technologie Bluetooth, l’intensité de leur champ électromagnétique reste cependant très faible (0,1 volt par mètre à 50cm).

Micro-ondes pollution

A la cuisine, on trouve bien entendu le four à micro-ondes qui devrait être étanche, mais aussi les plaques à induction, qui émettent 6V/m à 40cm de l’utilisateur, sans aucune protection. Au bureau, l’ordinateur (4V/m à 50cm) et la borne wifi ne sont pas en reste.

Dans la chambre des enfants, un écoute bébé peut être aussi puissant qu’un téléphone portable, surtout s’il est posé directement dans le berceau. Et si vous disposez dans votre chambre d’un radio-réveil, sachez que c’est un émetteur permanent, mais faible, d’ondes électromagnétiques.

Toutes ces technologies sans fil sont en hyperfréquences : de 900 à 1800 MHz pour les téléphones portables, environ 2400 MHz pour le wifi ou les fours à micro-ondes. Or ces ondes traversent le corps humain. Et on sait qu’à proximité de la source émettrice, elles produisent un échauffement dû à l’agitation des molécules d’eau.

Peau et liquide céphalorachidien sont les premières zones concernées. Incontestable, cet effet thermique sert d’ailleurs à établir les normes maximales d’émission des téléphones mobiles, définies par le DAS (débit d’absorption spécifique).

En revanche, rien n’est indiqué pour les bornes wifi.

  • L’intensité mesurée à 10cm d’un appareil est divisée par 20 environ lorsqu’on se place à 2m. Plus on s’expose longtemps, plus l’effet thermique se fait sentir. Par exemple, même si le radio-réveil émet peu, il est à côté de votre tête toute la nuit.

Des données encore “floues”

Cependant, les données sont plus floues sur les effets biologiques d’une exposition de faible intensité mais prolongée dans le temps. Selon certaines études, ces ondes finiraient par “stresser” l’organisme. Cela entraînerait une production d’adrénaline, et à terme des troubles du comportement (agressivité…).

Pollution électromagnétique

Pire encore, elles abîmeraient nos cellules. Voilà 2 ans, l’étude européenne Reflex montrait une altération des molécules d’ADN dans des cellules humaines soumises pendant plusieurs heures aux hyperfréquences.

Toutefois, les sceptiques font remarquer que toutes ces expériences sont menées sur la cellule in vitro ou sur l’animal. Rien ne certifie de retrouver les mêmes mécanismes chez l’homme. D’où l’intérêt des enquêtes épidémiologiques, menées sur des milliers de personnes.

L’une d’elles, appelée Cosmos, a débuté en avril 2008, dans 5 pays d’Europe du nord. Elle porte sur 200 000 personnes pendant 20 à 30 ans. Cette vaste étude vise à évaluer le lien entre usage du téléphone portable et tumeurs du cerveau et des glandes salivaires.

Chez les utilisateurs depuis plus de 10 ans, les chiffres semblent déjà indiquer une augmentation du risque de tumeurs du côté de la tête où le téléphone est utilisé. Les appels à la prudence se multiplient donc. Selon Martin Guepereau, directeur général de l’AFSSET, il faut réduire les expositions du public aux radiofréquences.

 

Les conseils pour limiter les risques

Tout d’abord, mieux vaut prévenir que guérir. Ainsi, si vous construisez votre maison ou prévoyez de le faire, utilisez des gaines et des fils blindés pour le câblage électrique d’autant plus avec des murs à ossature bois ou en Placoplâtre, car ils ne portent pas atteinte à la diffusion des rayonnements.

En revanche, si les fils ne sont pas blindés, ne les placez pas derrière les têtes de lit.

Pas de panique ; personne n’en est mort depuis le temps que nous baignons dans les ondes.

Pour un logement déjà existant, les appareils électriques qui ont une structure métallique doivent être connectés à la terre. Par ailleurs, l’éloignement des appareils émetteurs de champs électromagnétiques est un très bon moyen de réduire les expositions.