Plasticbank.org : mouvement citoyen anti-plastique et anti-pauvreté

Plasticbank.org : mouvement citoyen anti-plastique et anti-pauvreté

Notre planète est submergée par les débris plastiques. La pollution plastique, sujet souvent traité à consoGlobe, atteint des proportions alarmantes. On a fabriqué plus de 300 millions de tonnes de plastique, dont la moitié a été utilisée une seule fois avant d’être jetée. On imagine facilement l’effet de ces millions de tonnes de plastique sur nos plages et nos routes, sans parler des fonds des océans. Aucun gouvernement ne semble avoir ni la volonté, ni suffisamment d’argent pour financer le ramassage et le retraitement de ces débris.

Alors, qu’est-ce qu’on fait, on attend gentiment de disparaître sous un océan de plastique ? « Plastic Bank » apporte une solution positive et originale.

La mission de « Plastic Bank » : le recyclage du plastique, en pratique

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Heureusement il y a des gens qui ont des idées et de l’énergie pour les mettre en pratique ! Ainsi un jeune entrepreneur américain, David Katz, a eu la bonne idée de payer des gens dans des pays en développement à ramasser et trier les débris, et de financer l’opération par la fabrication de billes en plastique utilisables par l’industrie, notamment pour les imprimantes 3D qui peuvent, bénéfice supplémentaire, fabriquer des outils nécessaires dans la vie des ramasseurs eux-mêmes.

Les déchets de plastique deviennent ainsi une « monnaie d’échange » qui permet aux ouvriers de sortir de la pauvreté, tout en contribuant à la dépollution. Pour transformer les pratiques, il fallait changer la valeur et image du plastique : de déchet il devient valeur ajoutée !

Changer la société en changeant les pratiques

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C’est suite à un passage au Singularity University [1] que David Katz a eu cette idée simple mais puissante : si l’on veut que les populations du tiers monde atteignent un niveau de vie suffisant pour développer leurs pays, ils doivent pouvoir prendre leur destin en main et gagner suffisamment d’argent pour sortir d’une économie de survie.

Chaque ramasseur devient donc un entrepreneur et peut embaucher des membres de sa famille pour démultiplier l’effet. Mais la Plastic Bank va plus loin, comme l’explique leur vidéo (en anglais).

Le mouvement « Social Plastic »

En 2013, David Katz est rejoint par Shaun Frankson, qui invente la notion de « Plastique sociale », à l’image de l’« économie sociale ». L’idée est non seulement de ramasser le plastique qui s’accumule sur la terre et dans les mers, mais de travailler à la source du problème, en sensibilisant les fabricants d’emballages à la nécessité de réduire la proportion de plastique.

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L’espoir de David Katz est de créer un mouvement citoyen planétaire, à l’instar de celui du Commerce Equitable ou d’Ecocert, de façon à influencer les choix stratégiques des entreprises.

L’idée de créer un réseau mondial d’entrepreneurs du « micro-recyclage » attire des citoyens de plus de 140 pays, qui ont signé la pétition sur le site : http://plasticbank.org/. Des centaines de milliers de personnes ont déjà soutenu leur page sur Facebook ou commenté le mouvement sur Twitter.

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Vous pouvez les soutenir et oeuvrer, dès aujourd’hui, pour faire avancer l’idée que nous n’avons qu’une planète et que devons en prendre soin. Comme on dit chez consoGlobe : « On n’a pas de planète de rechange » !

[1] La Singularity University est un organisme à but non-lucratif, situé dans la Silicon Valley, au sud de San Francisco, qui ambitionne d’éduquer et d’inspirer les responsables de notre monde de sorte qu’ils trouvent le moyen d’utiliser des technologies nouvelles pour résoudre les grands problèmes de l’humanité : http://singularityu.org/.