J’investis dans un troupeau de vaches

J'investis dans un troupeau de vaches
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Voici un écogeste financier qui peut rapporter de l’argent et soutenir l’agriculture française. Un investissement écolo qui sort des sentiers battus, et qui peut vraiment rapporter : le troupeau de vaches.

Cheptel – Le saviez-vous ?

Les vaches ont beau dégager du méthane et la consommation de viande ne pas être politiquement correcte, la vache est un investissement très prisé. La société Elevage et Patrimoine propose de placer vos économies dans de belles vaches laitières, à raison de 1250 € par vache.

Vaches laitières

L’idée est plutôt séduisante dans une perspective de long terme et son risque relativement limité. En effet, à long terme le déficit de production de matières agricoles et alimentaires va s’accentuer au fur et à mesure que le boom démographique va faire sentir ses effets.

Selon un des scénarios de prospective élaboré par le GIEC, l’humanité devrait atteindre, en 2050, une consommation moyenne de 500 g de viande et de 1 litre de lait par semaine et par personne. (voir Viande, agriculture : les livres qui accusent)

Or celle-ci est actuellement de 730 g et 1,5 litre rapportée à l’ensemble de la population de la planète. En 2050, il y aura +34% de bouches à nourrir par rapport à 2009.

Planetoscope : la production de lait en France en direct

 

La résolution

j'agisLe troupeau dans lequel vous investissez est confié à des éleveurs professionnels. Le coût moyen d’une vache est de 1300 €.
En France, la production laitière mobilise 103 000 exploitations et sa transformation industrielle 58 109 personnes. (en 2010)

Les produits à connaître

On recommande ce placement pour le moyen terme et pas pour votre trésorerie ; en effet la vache est peu « liquide ».

Si vous avez besoin de revendre vos vaches en urgence, à la boucherie donc, vous n’en retireriez actuellement que 850 € par bête.

Vous pouvez choisir d’investir dans une association comme l’AFIC, Association française d’investissement en cheptel : vous achetez une vache (ou plusieurs) qui est confiée et exploiter à un éleveur. Chaque année vous devrez décider si vous souhaitez toucher les revenus issus de votre investissement ou tout réinvestir en capitalisant, c’est à dire faire grandir votre troupeau.

Investir dans une vache : quel avantage fiscal ?

Il faut déclarer tous les ans les revenus de l’investissement dans un troupeau de vaches comme des  « bénéfices agricoles imposés au régime réel normal ». Cela signifie que vous pouvez amortir le prix d’achat des vaches afin de créer un déficit, ce qui est positif pour le montant net de vos impôts.

Vous pouvez déduire le déficit  avec la règle suivante :

  • soit sur les autres revenus nets de votre foyer (salaires, bénéfices commerciaux..), à condition que le total de ces autres sources de revenus soit inférieur ou égal à 106 225 € .
  • soit sur les bénéfices agricoles des six années suivantes quelle que soit l’évolution future des revenus nets de votre foyer, quand le total des autres sources de revenus dépasse 106 225 €

Combien rapporte une vache ?

La rentabilité garantie est de 5% que vous pouvez concrétiser sous forme de revenus annuels représentant 5% du prix de marché d’une vache laitière (62,50 €).

Le simulateur de l’Apic, lui, fait l’hypothèse d’un rendement annuel d’un troupeau ou d’une vache, de 4.2 % (un taux qui peut varier de + ou – 1%).

Si vous capitaliser, cela correspond à acheter pendant 10 ans et tous les ans 2 vaches : à la fin de la période vous êtes propriétaire de 24 vaches, soit 4 vaches « gratuites ».

Si vous achetez 20 vaches dès la première année, vous aurez 28 têtes de bétail au bout de 10 ans : soit 8 vaches « gratuites ».

Autre exemple : si vous achetez 6 vaches par an pendant 8 ans, au prix de 1 167 € la vache. Au bout de 8 ans, vous possédez un 55 têtes de bétail. La revente de ce cheptel rapporterait alors 64 185 €.

 

l’AFIC, Association française d’investissement en cheptel est le seul organisme de ce type en France à date. L’AFIC, basée à Meyzieu (Rhône,  gère 30 000 vaches sur 770 fermes pour le compte de 1200 investisseurs.

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Je veux témoigner

Oui Bonne idée,
je vais le faire
Non Cela me parait
trop compliqué
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11 commentaires Donnez votre avis
  1. Peut-on en faire bénéficier ses petits-enfants mineurs pour qu’ils aient trois sous au moment de payer leurs études? Et mettre cette formule en leur nom propre?

  2. quelle est la protection en cas de maladie de la vache ou en cas de mortalité.Une épidemie peut detruire un cheptel dans ce cas on perd tout

  3. masson route de lorcivaud 23320 saint vaury

    je veux une doccumentation

  4. Effectivement, augmenter encore la production bovine parait pour le moins
    surprenant et contradictoire avec les GES en effet les bovins rejettent du CH4
    et du NO2. De plus, peu d’éleveurs laitiers sont en bio ( 3 % des producteurs).
    Investir chez des non-bios , je ne vois rien d’écolos. Pour les éleveurs bio
    je pense que globalement, nous n’avons pas besoin d’investisseurs qui s’engraissent sur notre dos ( nous avons des vaches à lait, nous ne sommes pas des vaches à lait ) et nous ne sommes généralement pas à la fnsea.

    Produire pour consommer local OUI
    Produire plus pour exporter aux 4 coins de la planète NON ( anti-écologique)
    Ce que nous produisons ( lait, viande) perissables donc doivent être consommer localement.

  5. Allez plutôt voir la vie d’un éleveur de bovins avant d’investir,il vous donnera tous les « détails » des risques de perte de capital; dans l’article il n’est mentionné nulle part qu’une vache peut aussi être malade et mourir,donc perte sèche sans indemnité

  6. Et une campagne d’investissement dans la contraception humaine !

  7. Je me désabonne de ce site, marre de ce genre d’info de merde.

  8. Très contradictoire avec d’autres articles sur le thème de la viande dans lesquels on nous suggère de moins en manger !
    Je trouve que ConsoGlobe a parfois une ligne éditoriale un peu brouillon, pour ne pas dire peu crédible.

  9. est ce vraiment écologique ?, il me semble que nous devons diminuer notre consommation de viande je trouve cela contradictoire

  10. Bonjour
    Avec les frais de l’organisme de gestion de votre patrimoine vache le prélèvement est globalement de 10%. Ca veut dire que le revenu de l’éleveur qui fait le boulot est réduit à la portion congrue, d’autant plus qu’il prend en charge l’investissement en bâtiments et machines et les frais de pathologie / prévention. Bref on ramène l’éleveur laitier au statut du producteur de poulets Doux ou autres, qui ne sont que des sous-traitants déguisés sans aucune sécurité. C’est à chacun de savoir par quel moyen il veut faire de l’argent, avec son boulot ou autre chose. Je sais bien que si ce n’est pas un particulier qui spécule c’est les banques ..est-ce une raison pour leur emboîter les pas ?
    Allez donc voir Terre de liens, consacré à faciliter l’installation des paysans
    terredeliens.org/spip.php?page=accueil

  11. Quelle adresse/site pour le faire ???

    Merci

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