Smart City : Grenoble teste le tricycle électrique i-Road en autopartage

Rédigé par Alan, le 3 Sep 2014, à 16 h 48 min
Smart City : Grenoble teste le tricycle électrique i-Road en autopartage

Toyota va tester son nouveau tricycle électrique, l’i-Road, en France, et plus exactement à Grenoble. Le véhicule sera ainsi proposé en autopartage avant même une commercialisation éventuelle.

Autopartage : Toyota teste ses nouveaux véhicules électriques en France

Application pratique, situations variées, divers usagers : quoi de mieux que l’autopartage pour roder un nouveau modèle ? C’est l’opinion de Toyota Motor Corporation, qui se lance dans un projet à Grenoble après un premier essai à Nagoya, au Japon.

L’entreprise japonaise entame un partenariat avec Grenoble-Alpes Métropole, Citélib’, et EDF – ou plus exactement Sodetrel – afin d’évaluer la praticité de petits véhicules motorisés électriques dans la ville.

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Le tout par le biais de l’autopartage, intégré au coeur de Grenoble pour compléter l’offre de transports en commun. Ainsi 35 i-Roads vont être testées de cette manière pendant trois ans. 30 stations de recharge sont installées dans la ville.

Un véhicule électrique, entre la moto et la voiture

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L’i-Road est un tricycle électrique doté d’une batterie lithium-ion, les moteurs étant situés dans les grandes roues à l’avant du véhicule. Il peut accueillir deux passagers : un adulte et un enfant, à la manière du side-car.

Le véhicule est complètement fermé, possède une roue arrière directionnelle et est à peine plus large qu’une moto.

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Selon le constructeur, le véhicule peut rouler environ 50 kilomètres avant une recharge de trois heures (ou moins) sur une prise de courant. Un usage bien citadin, donc.

Tester le véhicule dans l’Isère n’est cependant pas anodin car la ville cumule les terrains différents : trafic intense citadin mais aussi routes montagneuses.

i-Road et Coms sur les routes d’Isère

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Pour cet autopartage expérimental pour Citélib’ à Grenoble à partir d’octobre, Toyota fournit les véhicules gracieusement à la ville de Grenoble et prend en charge la maintenance, tout en testant de la même manière 10 autres i-Roads à Toyota City au Japon.

Sachez que l’i-Road ne sera pas le seul véhicule ainsi disponible. La Toyota Coms, monoplace de forme plus classique, sur quatre roues, sera également proposée (35 véhicules également).

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Pendant ce temps, Toyota marche plutôt bien en France, et a même augmenté la production de la Lexus en attendant l’éventuelle commercialisation de l’i-Road.

La fabrication du véhicule est encore trop chère au goût de la firme nippone, mais c’est encore un prototype. Si vous voulez acheter une i-Road, ce n’est donc pas pour tout de suite et il faudra plus vous orienter vers ses concurrentes comme le Renault Twizy.

Grenoble se veut smart city

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Comme d’autres villes françaises (Lyon, pour ne citer qu’elle), Grenoble cherche à être le plus possible une smart city. Qui dit “ville intelligente” suppose système de transports performants.

Si le réseau Transisère, TER, tramway et bus est déjà plutôt bien développé, un des freins reste les petits trajets plus compliqués à faire autrement qu’en voiture.

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D’où ce nouveau système 100 % électrique, Citélib by HA:mo, connecté au réseau informatique des transports de l’agglomération grenobloise. Les bornes de recharge, en cours d’installation, serviront également à localiser les véhicules que les Grenoblois pourront réserver par ordinateur ou smartphone.

Plus d’informations sur le site de Citélib : http://citelib.com/

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Smart City : Grenoble teste le tricycle électrique i-Road en autopartage

Lisez également sur l’autopartage :

illustrations : © Toyota, photos promo officielles

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Ayant parmi ses passions la musique, la photographie, et les différentes cultures du monde, Alan est journaliste, webmestre et photographe, principalement...

5 commentaires Donnez votre avis
  1. Tout à fait d’accord avec Cohen, le vélo est LA solution pour les petits trajets quotidiens à Grenoble. C’est d’ailleurs l’un des axes de travail de la nouvelle municipalité qui vise à tripler la pratique du vélo à Grenoble, son maire donnant l’exemple en se déplaçant à bicyclette.
    Delphine, les inconvénients du vélo que vous citez sont ceux de quelqu’un qui ne pratique pas beaucoup: un bon équipement vous garantit de rouler au sec même sous forte pluie ( les hollandais n’habitent pas un climat spécialement ensoleillé), quant à l’effort physique supposé, il faut savoir que sur le plat (Grenoble est la ville la plus plate de France),à 18 km hrs, il est équivalent à l’effort de la marche à pied.
    Malgré cela, tapez : vélo couché caréné électrique, dans Google, vous verrez que la solution simple, abordable et pratique existe déjà, et ce n’est pas l’Iroad…

  2. Les courses faut pas y penser il y a juste la place pour 1kg de poireaux et une livre de patates…
    Et faut pas être gros si non INTERDIT …

    C’est du grand n’importe quoi…Entièrement d’accord avec Grille Ode

  3. Prend trop de place pour ne rien transporter. Mal équilibré.
    On dirait un modèle construit exprès pour l’échec.
    C’est moins bien qu’un vélo, ça prend plus de place et ça ne remplace pas les bagnoles polluantes de plus grand format.
    La voiture électrique a délibérément été détruite. Cette affreuse boîte à trois pattes est malheureussement encore moins convaincante.
    OG

  4. Bonjour,
    Je ne comprends pas cette phrase : “Si le réseau Transisère, TER, tramway et bus est déjà plutôt bien développé, un des freins reste les petits trajets plus compliqués à faire autrement qu’en voiture”. Pour les petits trajets, il existe une solution qui devrait donner satisfaction, c’est le vélo, électrique ou pas. Pourquoi faudrait-il obligatoirement des véhicules électriques aussi importants que ceux que vous présentez ? À moins qu’on ne se comprenne pas sur la notion de petits trajets ?
    Cordialement,

    • Alan

      Bonjour,
      il faut entendre un usage large derrière cette notion de petits trajets, aller faire des courses par exemple, se déplacer sous la pluie (si je ne doute pas que certains adorent se déplacer en vélo sous la pluie, je doute qu’une majorité sacrifie le confort d’un toit dans ce genre de situations). Il faut en outre penser aux freins du vélo, rare mais existants (impossibilité physique de faire du vélo, notamment). Ces offres se complètent.

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