Habitat. Le radon, hôte naturel mais néfaste !

>>>Suite de Habitat. Le radon, gaz naturel…et radioactif

Présent partout sur la surface de la Terre mais surtout dans les sous-sols granitiques et volcaniques, le radon peut s’immiscer dans nos habitations en quantités variables. Gaz radioactif naturel, le radon constitue la première cause de cancer du poumon pour les non fumeurs

Les concentrations de radon, très hétérogènes

La teneur en radon de l’air intérieur dépend de plusieurs facteurs :

  • la quantité de radium dans le sol,
  • la facilité avec laquelle le radon peut se propager dans le sol et dans les murs des bâtiments,
  • les variations de pression atmosphérique influent aussi sur son taux d’émission à partir du sol et sur son taux d’accumulation dans l’air des bâtiments,
  • les fissures dans le plancher, les jonctions dalle/mur et la tuyauterie d’évacuation permettent au radon de s’infiltrer dans un bâtiment. Toutefois, le plancher et les murs en béton des sous-sols freinent l’infiltration du radon.

Le radon dans l'habitat

Lorsqu’il pénètre dans un bâtiment, le radon ne peut pas s’échapper facilement. Et les bâtiments étanches qui sont construits afin de conserver l’énergie laissent moins entrer l’air extérieur, ce qui aggrave la situation.

Toutefois, il faut savoir qu’à l’air libre, la quantité de radon gazeux est minime et inoffensive.

Le radon en France

En France, la concentration de ce gaz radioactif est surtout élevée en Bretagne, dans le Massif Central, les Vosges et en Corse, où il a été estimé que 20 % environ des décès par cancer du poumon sont causés par le radon.

Lutter contre le radon ?

Reconnu comme cancérigène par les instances internationales compétentes, le radon fait aujourd’hui l’objet de mesures réglementaires visant à en limiter l’exposition auprès des populations.

D’autre part, depuis quelques années, le CSTB (Centre scientifique et Technique du Bâtiment) s’investit pleinement dans la recherche de moyens pour lutter contre le radon dans les bâtiments.

CSTB logoC’est pourquoi, le CSTB apporte tout son savoir scientifique et technique aux actions ministérielles (Santé et Logement) et collabore avec l’Institut de Recherche et de Sûreté Nucléaire (IRSN) . 

Le radon chez vous ?

Pour vous prémunir, il est important de faire appel à un entrepreneur qualifié pour réaliser un diagnostic. Le professionnel vous proposera alors des techniques d’atténuation (ou pas si il n’y a pas lieu de le faire) comme :

  • dépressuriser les gaz sous la dalle de béton (aspirer les gaz) en installant de petites pompes qui aspireront et rejetteront le radon vers l’extérieur,
  • poser un système de ventilation équilibré,
  • sceller toutes les fissures et les ouvertures dans les murs et les planchers de fondation et autour des tuyaux et des drains,
  • veiller à ce qu’il y ait toujours de l’eau dans le drain du sol.

Radon diagnostic

 Quand y a-t-il danger ?

  • moins de 60 Bq/m3 : situation normale, aucune action ne s’impose,
  • de 60 à 150 Bq/m3 : la concentration est un peu plus élevée que la normale, mais n’est pas inquiétante. Ventilez suffisamment les caves et vides sanitaires et colmatez les voies de passage possibles du radon,
  • de 150 à 400 Bq/m3 : une action peut être envisagée, surtout si un enfant ou un fumeur est exposé au radon,
  • de 400 à 1000 Bq/m3 : Faites exécuter une étude détaillée du problème et un dépistage dans l’ensemble des pièces,
  • plus de 1000 Bq/m3  : Des mesures doivent être prises rapidement. En attendant les travaux nécessaires, aérez en permanence les pièces occupées.

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