Eau virtuelle, la viande plaide non coupable

Eau virtuelle, la viande plaide non coupable

La viande est souvent mise sur la sellette. Pas à cause du plaisir qu’on a à la manger. Mais à cause de son impact écologique élevé ou des effets négatifs des régimes trop carnés. Bref, c’est l’excès de viande qui est pointé du doigt avec un argument fréquent : l’empreinte écologique du kilo de viande pèse trop lourd, notamment en eau virtuelle.

Impact de la viande, les professionnels se défendent

On estime généralement que pour 1 kilo de viande de boeuf, il faut utiliser 15 000 litres d’eau “virtuelle” (voir l’eau virtuelle, on en mange plus qu’on en boit !). Ce qui agace l’interprofession.

En réponse aux communications récentes concluant à une consommation d’eau disproportionnée pour la production de viande, INTERBEV, l’Interprofession du Bétail et des Viandes, entend rétablir la réalité des chiffres dans les systèmes d’élevage bovin français et réfute l’assimilation abusive entre « eau potable » et « eau de pluie »

 

L’eau virtuelle et la viande :

Si le boeuf est l’un des produits contenant le plus d’eau virtuelle (15.487 l/kg), d’autres viandes sont moins consommatrices : un kilo de porc par exemple contient 4.856 litres d’eau virtuelle, et le poulet 3918. Le fromage, quant à lui « pèse » 4.914 litres d’eau au kilo.

  • 1 kg de bœuf 15 500 litres d’eau virtuelle
  • 1 kg de fromage 5 000 litres d’eau virtuelle
  • 1 kg de coton 5 260 litres d’eau virtuelle
  • Pour 1 simple « wonton » chinois 5 804 litres
  • 1 kg de poulet 3 900 l d’eau virtuelle
  • hamburger 2 400 l d’eau vir

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