Entre des couches lavables nouvelle génération et des couches jetables toujours plus pratiques, la bataille sera sans merci…
Couches Jetables

La couche lavable condamne-t-elle la couche jetable ? La couche est une invention du XXe siècle qui a facilité la vie de nombreuses mamans : rapides et simples d’utilisation, sans besoin de lavage ou autre séchage… Mais les couches industrielles coûtent cher à l’environnement et au portefeuille. Comparons couche lavable et couche jetable classique
La couche lavable va-t-elle éliminer la couche jetable ?
La composition d’une couche est rarement détaillée sur le produit. Une couche jetable est le plus souvent composée d’une feuille qui sera au contact de la peau. S’ajoute un noyau de cellulose, plein de gel absorbant (polyacrylate de sodium). Sa couche externe est imperméable et faite de polyéthylène ou polypropylène.
Ces nombreux produits chimiques confèrent à la couche jetable un impact environnemental des plus importants du fait de s fabrication, de son utilisation ainsi que de son traitement en tant que déchet :
- 120 m3 d’eau sont nécessaires à la fabrication d’une couche jetable, notamment en raison de la cellulose, non recyclable, dont la fabrication consomme énormément d’eau et de bois.
- Jusqu’à ses 2 ½ ans un enfant utilise en moyenne plus de 6000 couches jetables, soit l »équivalent de 67 kg de pétrole brut.
- Les couches jetables représentent ainsi en moyenne 40% des déchets ménagers d’un foyer ayant un enfant entre 0 et 2 ans.
- L’utilisation de couches jetables génère, par enfant, 1 tonne de déchets dégradables en 200 à 500 ans, sans parler des odeurs et bactéries dues au stockage des couches sales avec les selles.
Au total, les couches jetables que vous allez acheter pour 1 enfant représentent à près de 1500 euros.
Au niveau du confort, même si les couches jetables préservent la peau de l’humidité et sont testées dermatologiquement, il est possible que votre enfant ait des réactions allergiques (érythème fessier) dues aux lotions incorporées.
Des études ont également montré que le blanchiment au chlore des couches jetables générait des produits toxiques comme la dioxine. D’autres mettent en avant la présence de TBT ou de composés organiques volatils nocifs.
Des constats alarmants qui n’ont pas empêché les fabricants de couches jetables à mettre sur le marché des couches certes toujours plus « performantes » mais utilisant toujours plus de produits chimiques…
Couches Lavables

En effet les couches lavables nouvelles génération sont formées comme les jetables et fermées grâce à des pressions ou des velcros.
Les principales matières utilisées pour la fabrication des couches lavables sont naturelles : coton, bambou, chanvre. Elles préservent la peau de réaction allergique, les vapeurs d’ammoniaque contenues dans l’urine pouvant s’échapper plus facilement à travers les fibres de coton.
Il existe 3 systèmes de couches lavables classiques (Tout en un avec poche, Tout en un intégrale, Tout en deux) , ainsi que des choix de taille différents (unitaille ou multitaille) (en savoir plus).
Les avantages ds couches se situent tant au niveau écologique qu’économique :
- Les couches lavables ne contiennent pas les produits chimiques habituellement présents dans les couches jetables (polyacrylate de sodium, polypropylène)
- Seules 20 à 40 couches lavables seront nécessaires jusqu’à ce que l’enfant soit propre
- Les couches lavables consomment 2 fois moins d’eau (83 m3 pour le lavage) qu’une couche jetable
- L’utilisation de couches lavables génère « seulement » 150 kg de déchets biodégradables en quelques mois
- L’achat de couches lavables est vite amorti et une durée de vie comprise entre deux et trois ans (réutilisables pour un 2è enfant).
Pour une meilleure garantie sanitaire et écologique, vous pouvez
également opter pour des couches lavables bio (ex. coton bio) ou
certifiées Oko-Test.
Bien entendu, elles ont aussi leurs inconvénients tels que leur volume (qui diffère selon les modèles et matières utilisées), la nécessité de choisir une lessive adaptée, ou encore le stockage des couches souillées…
Certaines lessives considérées comme écolo ne conviennent pas à leur lavage : les noix de lavage, ou encore le savon de Marseille sont déconseillés par certains fabricants.
Le verdict consoGlobe
Les couches lavables, selon le modèle…
Notre préférence va donc aux couches lavables, à condition de choisir une lessive respectueuse de l’environnement.
Si
l’ investissement est plus important au début, les couches lavables
sont bien plus économiques que les couches jetables. Comptez de 300 à1500 € d’économies pour 1 enfant sur 2 ans et demi (achat + entretien), et entre 550 à 2200 € d’économies pour la naissance d’un 2ème enfant, qui réutilise le stock de couches lavables e son aîné (en savoir plus)
Selon la matière, les couches lavables vont différer par leur volume, leur tenue, leur entretien, leur capacité d’absorption mais surtout par leur impact environnemental.
- Préférez le coton biologique ou le chanvre : sa culture est sans pesticide et utilise très peu d’eau ; ses fibres de base sont les plus résistantes d’où une durée de vie incomparable et un excellent pouvoir d’absorption de l’humidité.
- Quant aux culottes de protection classiques, elles sont malheureusement composées de nylon ou de polyester, enduit le plus souvent avec du polyuréthane. Il existe cependant des culottes de protection en laine vierge, plus naturelles et qui laissent la peau totalement respirer.
Il faut également reconnaître que les couches lavables nécessitent un peu plus de temps libre et d’organisation que les jetables pour leur stockage, leur lavage puis leur séchage.
De plus, il convient de trouver la bonne taille, le bon modèle, parmi les nombreuses couches lavables actuellement sur le marché.
Ces contraintes ont cependant leurs solutions avec par exemple des modèles qui s’adaptent à la taille du bébé, ainsi que des accessoires qui les rendent plus performantes (doublure, papier de protection biodégradable, tissu en polaire) et maintiennent la peau de l’enfant au sec.
Mais elles peuvent aussi en rebuter certains qui préfèreront toujours la facilité des couches jetables malgré leur impact environnemental et économique. Dans ce cas, il peuvent adopter des couches dîtes biologiques : elles sont fabriquées avec plus de 50 % de matières premières renouvelables d’origine contrôlée et sont meilleures pour l’environnement que les couches classiques.
Au sujet des couches lavables






Vous avez inversé les titres entre couche lavable et jetable !!! Grrr
Nous utilisons depuis la naissance de notre enfant les couches lavables, et effectivement, la perte de temps liée au choix de la couche lavable et à l’apprentissage de son utilisation est vite oubliée ! On jette beaucoup moins de poubelles que les familles voisines, on respecte la planète sur laquelle vont grandir nos enfants et sur laquelle grandissent ceux des autres, on fait des économies de matière première, d’argent et aussi à l’état (le coût de la gestion des déchets étant de pire en pire). On travaille pourtant tous les deux. On veut le meilleur pour nos enfants : quoi de mieux que faire attention à leur planète ? Je ne comprends même pas que les couches jetables soient autorisées. Quand on voit que même des maternités et des crèches s’y mettent, c’est qu’il y a une raison et que c’est au final plus hygiénique de pas avoir des tonnes de selles qui restent dans les poubelles de ces locaux. Bref…
Moi j’utilise des couches jetables et pour rien au monde je prendrais des lavables vive pampers !
Vous souciez-vous de la santé de votre enfant ?
Bonjour à tous,
Je voudrais simplement vous signaler que dans certaines communes françaises (qui seront certainement suivies dans les mois et les années à venir), il existe ou va exister ce qu’ils appellent une « redevance incitative » concernant le ramassage des ordures ménagères : plus les poubelles seront remplies (elle seront pesées grâce à un système de « puces » collées sur chacune d’entre elles), plus la redevance sera importante pour l’utilisateur de la poubelle.
Le problème des couches jetables est très important car celles-ci représentent quelques centaines de kilos par an pour certains foyers, selon l’âge et le nombre des enfants, sans oublier le cas des adultes incontinents. Le cas des assistantes maternelles est particulièrement sérieux car pour le moment rien n’a été prévu aux fins de les dédommager : je connais une assistante maternelle qui garde à son domicile quatre enfants de moins de trois ans, dont deux nourrissons qu’il faut changer quatre, voire cinq fois par jour (en cas de « gastro », cela devient une véritable catastrophe). Dans son cas, le poids des couches jetables (et jetées) oscille entre cinq et dix kilos par semaine, selon les cas. La solution des couches lavables n’est guère envisageable dans son cas. C’est donc un problème qui ne peut être traité à la légère, tant au plan écologique qu’économique, et qui mérite qu’on s’y attarde pour échanger des solutions.
C. Renard
C. Renard :
Pourquoi ne pas intégrer le surcout du ramassage des ordures dans le prix de la prestation de garde d’enfant ?
Bonjour,
Je suis maman de jumeaux en lavables. Mon mari et moi travaillons tous les 2 et c’est tout à fait gérable! Pour la nounou, nous nous sommes équipés de couches tout en un et d’un sac en toile cirée. Pour la nounou cela ne change rien, nous récupérons le sac sale le soir et lui livrons les couches propres le lendemain!
De plus en plus de nounous sont sensibilisées aux lavables via les parents…
Bien sur il faut que les parents soient parties prenantes mais ca pourrait être couches lavables ou surcout à la prestation pour gérer l’impact du poids des poublelles comme le dit Ano@ny.me…
Au final vive les lavables!
Cette mesure incitative aurait pour but de faire réfléchir les foyers sur le volume de déchets qu’ils produisent, ce qui est plutôt positif.
Cependant, ces communes ne prennent-elles pas le risque d’une augmentation des incivilités (jeter ses déchets dans la poubelle du voisin, ou pire: abandon dans les fossés du bord de la route, ou dans des zones naturelles comme les forêts)?
Quel serait alors le surcoût lié à la collecte de ces ordures abandonnées ?
Bien sûr, on pourrait tjs imaginer ouvrir ces sac abandonnés dans l’espoir de trouver un document (type facture ou courrier publicitaire) où l’adresse du propriétaire serait inscrite pour lui répercuter les frais de collecte, avec une petite amende à la clé.
Là encore, du temps gaspillé pour les services de ramassage des ordures et une efficacité toute relative: le vandale qui souhaite se débarrasser de son surplus de poubelle ne se fera pas avoir 2 fois, passée la première semonce, il ne jettera plus son courrier dans les poubelles à « éliminer discrètement »…
CONTRE.solution alternative pour les mères et pères qui travaillent couches recyclables…..
Je suis nouvelle maman qui a tout misé sur le BIO-Ecolo.
Biberons en verre achetés (avant même la polémique du Bisphémol A), les couches lavables ultra simples à utiliser (le Papa adore et le pédiatre nous complimente), et à laver, bébé en parfaite santé,
je suis contre le gaspillage surtout pour la future planète de nos enfants..jamais de pétrole ni de composants pétrochimique (gel absorbant, polyocryate de sodiume j’en passe) dans les couches lavables et réutilisables de mon bébé !
je vous propose un site qui vous montre tous les procedures de fabrication des couches bébé jetable ainsi les matières premieres utilisé meme les test qui ‘ils font dans leur usine pour avoir une qualité optimal du produit
http://production-couches-bebe.blogspot.com/
Bonjour,
Je suis maman de deux enfants mais cela ne fait qu’un mois que j’utilise des couches lavables. Avec le premier, on en parlait pas beaucoup à l’époque. Maintenant, pour ma puce qui a fait une grosse réaction aux pampers, j’ai pris le temps de me renseigner sur ce qui existe et j’ai commencer. Il faut un temps d’adaptation, trouver ses marques et cela en vaut vraiment la peine. Malgrès ce que certains pensent, même en attente de lavage, les couches rincées sentent nettement moins mauvais que les jetables placée dans la poubelle à langes.
C’est un geste pour la nature mais surtout un confort pour nos enfants. J’aurais dut le faire plus tôt, je pense que la socièté conditionne trop nos comportements.
Bonjour
Je suis papa et utilisateur des couches lavables, mais mon épouse et moi meme sommes ravis de notre choix.
Ce n’est pas plus contraignant que des couches jetables (qui trainent dans la poubelle familiale avec le caca dedans), il suffit d’un petit peu plus d’organisation et surtout d’un nombre suffisant de couches, et quel bonheur d’avoir un bébé écolo !