Passer aux biocarburants de deuxième génération
Puisque les biocarburants de première génération, et surtout celui produit à partir du maïs, présentent de graves inconvénients, certains suggèrent qu’il faut passer immédiatement aux carburants de seconde génération.
On appelle biocarburants de seconde génération ceux qui sont produits à partir de déchets végétaux et à base de cellulose. Leur rendement promet d’être bien meilleur que ceux de première génération.
L’éthanol produit à partir de cellulose (déchets de bois, herbes, autres végétaux), émet un ratio énergétique de 5 à 6 et diffuse de 82 à 85% de gaz à effet de serre de moins que l’essence.
Plus rentable, plus écologique, la production de biocarburant à base de cellulose n’est pourtant pas tout à fait au point et ne devrait pas l’être avant une petite dizaine d’années. C’est pourquoi certains écologistes suggèrent de faire une pause dans l’implantation d’unités de production d’éthanol de maïs ou de colza.
Ils expliquent qu’il sera difficile de ne pas exploiter des usines toutes neuves de première génération, même quand le biocarburant de cellulose sera au point. Rester « coincés » avec les filières de production de biocarburants pourrait être un piège, l’enfer des bonnes
intentions initiales.
Comme le dit l’hebdomadaire Courrier International l’éthanol pourrait bien être » la plus belle arnaque écologique de l’histoire ». …
Les carburants de 1ère, 2ème, 3ème et 4ème générations
Les biocarburants de 1ère génération :
Fabriqués à partir de colza, tournesol ou de palme. Le bioéthanol extrait de betterave ou de canne à sucre, de blé ou de maïs.
Bilan environnemental peu flatteur et contesté car les plantations détournent les sols arables de la production agricole et donc contribueraient au déficit alimentaire mondial.
Les biocarburants de 2eme génération :
Fabriqués à partir de déchets végétaux agricoles ou forestiers ou de toute matière végétale : bois, feuilles, paille, etc.
L’intérêt des biocarburants de 2ème génération est d’utiliser la plante entière en valorisant les différents constituants du végétal. A surface cultivée équivalente, la disponibilité en biocarburants augmente et les bilans seront améliorés y compris sur le plan environnemental.
A l’échelle mondiale, la molécule la plus produite et uniformément répartie est la cellulose, constituant n°1 des parois végétales. Pour la production des biocarburants de 2ème génération, le défi consiste à rendre la cellulose accessible à l’action d’enzymes qui dégrade la cellulose et la transforme en sucres simples. Sur le plan économique, la réduction du coût des enzymes constitue le 2ème défi. Ainsi la filière Éthanol 2G utilise de nouvelles matières premières très diversifiées (plantes, bois, coproduits et résidus) par exemple:
- des plantes ligno-cellulosiques dřintérêt (sorgho, luzerne, miscanthus…) ;
- du bois et des résidus forestiers (plaquettes, rémanents, taillis à courte rotation (TCR),…) ;
-des coproduits de cultures agricoles et dřagro-industrie (paille de céréales, pulpes de betteraves…) ;
- des résidus verts urbainsLes biocarburants de 3ème génération :
Ces biocarburants exploitent la capacité de certaines micro-algues à se reproduire à grande vitesse tout en produisant et accumulant des sucres et des huiles.
Les biocarburants de 4ème génération
Pas du tout au point, ces biocarburants seraient produits à partir de micro-organismes génétiquement modifiés.
*
Au sujet des biocarburants :
- Le dossier Energies renouvelables
- Le dossier Biocarburants et transports
- Tous les articles sur les biocarburants






Les biocarburants à base d’algues devraient représenter 1,3 milliards de dollars en 2020.
Selon l’Agence internationale de l’énergie (AIE), la demande de pétrole va croitre de + 14 % entre 2010 et 2035, de 87 à 99 millions de barils par jour, et, pour compenser la production déclinante dans les champs de pétrole existants, une capacité de production de 47 millions de barils par jour doit être découverte et commercialisée d’ici 2035. elon l’Alliance mondiale pour les carburants renouvelables, « cela signifie que l’équivalent de 2 fois la production totale actuelle de tous les pays de l’OPEP au Moyen-Orient devra être découvert, juste pour répondre à la demande. Ceci rappelle au monde entier que nous avons besoin de promouvoir davantage les biocarburants pour satisfaire cette demande d’énergie toujours croissante »,
Je suis d’accord avec JD, il faut partager les richesses.
Je propose qu’il fasse plus d’heures supplémentaires, et qu’il me donne la moitié de sa paye à la fin du mois.
A part ça, les évolutions en cours vont supprimer le débat. Une usine test développe un bio carburant à base d’algues, ça a l’air de fonctionner, et on pourra manger tout le mais, le colza, et les betteraves cultivées
je ne comprends pas pourquoi on se polarise sur les biocarburants alors que pour économiser des combustibles fossiles ce serait beaucoup plus simple et direct de privilégier le chauffage en brûlant de la biomasse; la quantité de fuel ou de gaz brûlée pour se chauffer est importante et même pour ceux qui ne sont pas des routiers professionnels supérieure à ce qui est consommé à faire rouler des véhicules. Les économies de CO2 les plus faciles sont à chercher de ce côté-là.
Bjr. Les Biocarburants existent parceque le consomateur veut payer moins cher sont carburant et pouvoir faire des économies car la vie devient de plus en plus difficile (bcp trop de taxes). L’écologie vient apres le coût ! Le Biocarburant n’est pas la bonne solution, car il va apauvire les sols, et la courses à cette nouvelle agriculture va accentuer les écarts entre les pays pauvres et riches, nous ne sommes meme pas capable aujourdhui de donner à manger à tous les etres huamins de ctte belle et « pauvre » planette ! Pourquoi les riches veulent ils tjrs avoir plus plus, le profit le profit, il est grand temps de partager les richesses et tout ira mieux ! Facile à dire, mais au moins essayer ! Alors qui va commencer ???
Il faut un peu plus d’un litre d’équivalent pét
il faut un ^peu plus d’un litre d’équivalent pétrole pour produire un litre d’alcool (bioéthanol c’est plus chic)
Il faut 1,600 litres d’alcool pour produire l’énergie d’un litre d’équivalent pétrole.
Où est la bonne affaire?
Ave-vous « comprendu »?
où en sont les biocarburants début 2011 ? les agrocarburants de 2ème génération sont-ils disponibles pour le conducteur de voiture français qui voudrait consommer moins d’essence ?
Les carburants à la pompe restent très majoritairement de 1ere génrération (bioéthanol) et très peu de 2ème génération. Voyez les stats sur le Planetoscope : http://www.planetoscope.com/biocarburants/217-production-mondiale-de-biocarburants.html
En 2008, la production mondiale de biocarburants a représenté environ 43 Mtep, soit un peu plus de 2% des carburants utilisés dans les transports routiers, principalement sous forme d’éthanol
aux Etats-Unis et au Brésil et sous forme de biodiesel dans l’UE. Cette production a nécessité environ 100 Mt de céréales (5% de la production mondiale), 320 Mt de plantes sucrières (17%) et
presque 11Mt d’huiles végétales (9%) et a mobilisé 28 Mha soit 3% des surfaces mondiales en grandes cultures (céréales, oléagineux et plantes sucrières) (estimations INRA, 2010). Même si la
part des matières premières agricoles utilisées pour les biocarburants reste encore modeste, elle connait depuis presque dix ans un développement très rapide.
Le succès des biocarburants de deuxième génération passera par:
-la culture intensive de biomasse génétiquement sélectionné localisée sur des centaines de km2,
-la collecte de proximité et le stockage local de grands volumes de cette biomasse,
-la mise au point de procédés agricoles peu encombrants utilisant le moins possible d’enzymes onéreux,
-la réduction des prix continue de ces enzymes de la part des fournisseurs,
-l’obtention de bières les plus concentrées possibles,
-l’utilisation des procédés de concentration en alcool pur les moins énergivores possibles,
-et l’utilisation des déchets ligneux comme ressource énergétique locale.
Voici une info que j’ai trouvée sur le blog énergie : Le succès des biocarburants de deuxième génération passera donc par:
-la culture intensive de biomasse génétiquement sélectionné localisée sur une centaine de km2,
-la collecte de proximité et le stockage local de grands volumes de cette biomasse,
-la mise au point de procédés agricoles peu encombrants utilisant le moins possible d’enzymes onéreux,
-la réduction des prix continue de ces enzymes de la part des fournisseurs,
-l’obtention de bières les plus concentrées possibles,
-l’utilisation des procédés de concentration en alcool pur les moins énergivores possibles,
-et l’utilisation des déchets ligneux comme ressource énergétique locale.
je suis étonné que personne n’ait fait remarquer que l’éthanol est le produit d’une distillation et que cette distillation ne peut être faite qu’avec de l’énergie.
L’éthanol ne peut donc être considéré comme relativement propre que s’il a été distillé au moyen d’une énergie qui ne produit pas, ou peu, de gaz à effet de serre ni de particules polluantes (NOx, SOx) ou pathogènes.
Salut les cop1, je voudrais installer un moteur avec du bioethanol Comment faire SVP
PS : Dédicasse a Dede et sam du 54330
Les biocarburants : Voilà une alternative de plus liée à la politique mondiale actuelle, politique utra-libérale dont le credo est : plus de mobilité, plus de flexibilité !
C’est un choix soudain, totalement irréfléchi en réponse à la crainte de ne plus disposer d’énergie fossile !
La fin de cette ressource est annoncée pour bientôt par de nombreuses études et estimations toutes contradictoires les unes avec les autres excepté pour une chose : les énergies fossiles viendront bien un jour à disparaître, oui mais nul ne peut prédire quand !
Et pourquoi pas plutôt penser à changer les habitudes de déplacements? Que ce soit le transport de marchandises par les voies naviguables beaucoup moins énergivores,(et moins polluantes donc) et moins couteuses que les camions ? Les infrastructures maritimes existent et nécessitent très peu d’entretiens par rapport aux autoroutes et routes sur lesquelles ils circulent.
Et aussi par les chemins de fer, de plus en plus rapides ( une moyenne de 30 Km/H actuellement mais en hausse en réduisant le nombre de manipulation des wagons)
Sans compter le nombre de vies humaines épargnées quand on pense à toutes celles perdues dans les accidents dans lesquels ils sont impliqués et qui coutent chers aussi à la société !
Les transports en communs doivent devenir attractifs tant du coté financier que de son coté rapide, convivial pour vivre en société !
Les voitures ne devraient être utilisées qu’en cas d’impossibilité d’utiliser un autre moyen.
Non : les biocarburants sont le résultat d’une réflexion réduite à une vue à court terme, je pense, dont les facteurs santés de la planète et de ses habitants ont été considérés comme négligeables en regard des profits immédiats qui pouvaient en être retirés !
Bioéthanol – ce qu’il coûte et ce qu’il donne
Il faut un peu plus d’un litre d’équivalent pétrole pour produire un litre de bioéthanol.
Ces chiffres s’entendent depuis les labours jusqu’à la dernière distillation.
Il faut un 1,600 litre d’éthanol pour fournir la même quantité d’énergie qu’un litre d’équivalent pétrole.
Où est la bonne affaire ?
Ce n’est pas parce que le monde entier déraisonne qu’on doit refuser tout effort de réflexion, quelle que soit la position sociale ou politique.
Il est évident que c’est une arnaque:
Bioéthanol – ce qu’il coûte et ce qu’il donne
Il faut un peu plus d’un litre d’équivalent pétrole pour produire un litre de bioéthanol.
Ces chiffres s’entendent depuis les labours jusqu’à la dernière distillation.
Il faut un 1,600 litre d’éthanol pour fournir la même quantité d’énergie qu’un litre d’équivalent pétrole.
Où est la bonne affaire ?
Ce n’est pas parce que le monde entier déraisonne qu’on doit refuser tout effort de réflexion, quelle que soit la position sociale ou politique.
Il est vrai qu’en matière de connaissances objectives quant à l’impact de chaque action nous manquons encore tous d’expériences. Il faut beaucoup de temps pour apprécier les conséquences réelles du changement de notre mode de consommation. Chacun essaye avec le plus de précisions possible d’anticiper les changements que peuvent provoquer les décisions d’une telle envergure.
De plus, si de tels débats existent, c’est parce qu’énormément de paramètres entrent en jeu. Chaque chose est liée, c’est pourquoi il est très difficile de se considérer objectif et de connaître la réalité des choses.
Une des solutions envisageable serait de faire un recensement exhaustif du coût et de l’impact de chaque action de production et de consommation et de mettre en relation ces chiffres avec le taux de régénération des matières premières de notre planète. Seulement, pour y parvenir, des moyens humains et financiers titanesques sont nécessaires.
Au moins, l’avantage de ces débats est qu’ils permettent de mettre en commun les divergences d’opinions afin d’avancer plus vite et ensemble.
les biocarburants deuxième génération ne font que repousser le problème car si en 2050, nous sommes 9 milliards. Nous aurons besoin encore davantage de biocarburant et donc moins de terre à cultiver pour nourrir les pays les moins riches. Nous serons dans la même situation. Ce n’est pas uen vraie solution. Il faut revoir notre façon de fonctionner, nos priorités d’investissements, nos systèmes d’échange… mais c’est sûr c’est plus compliqué que de trouver des produits plus productifs et plus rémunérateurs.
vous ne parlez pas de ricin ? c’est avec ça que les Brésiliens fabriquent le bio-diesel depuis plus de 30 ans, ce ricin pousse dans des région très sèches ou les maïs les tomates ne peuvent pas pousser ou si en y mettant beaucoup de finances donc pas possible,pour des pays pauvres.Mais utiliser ces terres presque incultes pour le ricin donnerait du travail et aiderait à repousser le désert au lieu qu’il avance de 7 km par an je sais de quoi je parle vivant dans ces pays depuis 30 ans
L’E85 : énergétiquement incorrect ?
Le gouvernement fut le premier supporter du Bioéthanol, en promettant l’ouverture de 500 pompes pour la fin de l’année dernière. Cet objectif, partiellement réalisé, n’est pas le seul frein au développement de ce carburant, composé à 85% d’alcool d’origine végétal. Si l’on résume les dires de certaines déclarations très médiatisées, en appuyant sur la gâchette d’un pistolet d’E85 pour faire le plein, on serait en train de cribler les réserves alimentaires mondiales ! Il est en effet possible de faire dire beaucoup de choses à des chiffres, mais les torturer à ce point relève d’un grand art. Le Brésil est le plus gros producteur mondial d’Ethanol, issu de la canne à sucre, et non du maïs. Ce pays est engagé depuis plusieurs décennies dans une course au rendement qui est en train de se modérer avec l’emploi de nouveaux procédés d’exploitations ( mécanisation, bio-diversification… ). Mais l’exemple européen n’a rien de comparable avec le développement du Bioéthanol sur le continent américain. Nos cultures de base , utilisées pour la fabrication de l’E85 sont le blé et la betterave, dont la culture nécessite 2 fois moins d’eau que la canne à sucre. Quant à l’impact phytosanitaire lié au blé, la consommation de produits permettant des rendements record ont baissé de 50% en 10 ans, avec un arrosage réduit de 20 à 30% sur le même temps. Et prétendre que les céréales ( en Europe ) servant à fabriquer un plein d’éthanol pourrait nourrir une famille du tiers monde pendant un an relève d’une étonnante simplicité primaire. S’il faut en effet environ 170 kg de blé pour fabriquer un plein d’E85. Il en résulte aussi à peu près 60 kg de matières solides, riche en protéines, qui peuvent servir à élever une vingtaine de poulets sans avoir recours à l’achat de tourteaux de soja… importés, et souvent produits eux-mêmes par des procédés aux bilans écologiques défavorables.
Christian DEWAET
Journaliste
extrait d’un article paru dans le supplément Auto Contact de Nice-Matin.
si on considère tous les avantages et les inconvénients, c’est sur que l’éthanol n’est pas un bon choix car elle pollue plus que que le pétrole (légèrement) de plus elle est est nuisible au système respiratoire. Alors pourquoi a-t-on un débat sur ce sujet?
Je ne sais pas vraiment si l’éthanol est bon pour la notre société mais une chose est sur.. Il faut toujours considerer les deux côtes.
Les « agro » carburants (je préfère ce terme à bio-carburant) sont un exemple magnifique de propagande consumériste: n’ayez pas de scrupules à rouler en voiture, grâce aux biocarburants c’est écologique!!!
Si on veut vraiment améliorer la situation, il n’y a pas à discuter, c’est l’utilisation de véhicules qu’il faut remettre en question. Y compris chacun de nous à son niveau: prendre le vélo pour faire les courses, co-voiturer pour emmener les enfants à l’école, être créatif quoi!
Pour une fois, l’écologie et l’économie vont dans le même sens, les carburants sont chers, à nous de repenser nos déplacements.
Et puis tant qu’à faire dans l’agro-carburant… l’ingénieur Diesel a inventé son moteur du même nom qui tournait à … l’huile de lin. Mettre de l’huile dans son moteur, ce n’est pas nouveau, tant qu’à faire, autant privilégier l’huile brute produite localement.
Et pour la petite histoire:
http://www.oliomobile.org/french/
c’est un vrai casse tête!! Et c’est déprimant de voir comment les pouvoirs publics se lancent tête baissée dans des filières qui une fois encore servent les mêmes intêrets! je travaille avec un groupe d’agriculteurs qui souhaitent produire leur huile végétale pures (pour mettre dans les réservoir de tracteurs) et leur tourteaux pour être plus indépendants énergétiquements. Mais quand je lis tout ça, je me dis que si ce n’est pas produit de façon biologique, ça ne sert pas plus la cause écologique !! Toute cette réflexion est très complexe!
Pas de secret, l’éthanol cellulosique bat tout le monde à plat de couture.
Concernant la pollution, moi j’avais lu que c’était kif kif car l’éthanol avait des composés polleur en plus mais aussi en moins et qu’au final, c’était à peu près aussi mauvais.
Eric, http://ethanol-e85.fr
A propos de l’éthanol cellulosique, j’ai lu quelque part que son industrialisation allait commencer très bientôt. En tout cas au canada d’où tout à commencé (Iogen Corp.), ou aux USA.
Où en est-on réellement ?
c’est sur que le bio carburant c’est changer le mal pour un pire encore!!!
Les biocarburants ont quand même des avantages car ils réduisent tout de même considérablement les émissions de gaz à effet de serre et ils sont moin coûteux que les carburants normaux mais c’est sûr que ce n’est pas la solution miracle que nous attendions tous pour réduire le réchauffement climatique.