Des autoroutes intelligentes et dépolluantes

Des autoroutes intelligentes et dépolluantes

Si de nombreuses avancées concernant la pollution et la sécurité routière se concentrent sur les véhicules, les recherches sur des routes intelligentes se développent aussi en parallèle. Demain, les autoroutes pourront diagnostiquer elle-même les anomalies et seront capables de communiquer. Les routes du futur joueront également un rôle phare dans la diminution de la pollution atmosphérique.

La route de 5ème génération

Depuis les voies romaines, les techniques n’ont cessé d’évoluer pour rendre les routes de plus en plus sûres, résistantes et propres. La technologie les a rendues moins glissantes et moins sonores.

autoroute

En France, c’est l’Ifsttar l’Institut français des sciences et technologies des transports, de l’aménagement et des réseaux qui prépare les autoroutes du futur.

L’institut parle aujourd’hui de route de 5ème génération, ou route intelligente. Elle succède à :

  • la 1ère génération qui correspond aux premières routes pavées bâties par les Romains ;
  • la 2ème génération inventée par John MacAdam, ingénieur écossais qui donna son nom au fameux revêtement que l’on connaît tous ;
  • la 3ème génération qui a vu naître des routes réalisées à partir matériaux les rendant plus résistantes au trafic
  • la 4ème génération qui correspond à l’arrivée des autoroutes

etoile, autoroute intelligenteCette 5ème génération propose des autoroutes intelligentes, capables de communiquer.

Des routes qui résistent au réchauffement climatique

L’un des 1ers enjeux de la route 5ème génération, c’est de proposer aux usagers une route plus résistante aux effets du réchauffement climatique. Mais comment refroidir une route ?
Les ingénieurs de l’Ifsttar envisagent 2 solutions :

macadam

  • faire circuler sous la chaussée un fluide caloporteur ; le fluide aurait en fait une double utilisation qui serait de dégivrer la route en hiver et de la rafraîchir l’été
  • rendre la route poreuse afin qu’elle stocke l’eau de pluie ; de cette manière, l’écoulement des eaux est régulé, le réseau moins saturé ce qui écarte les risques d’inondations

Le matériau de la route du future est lui aussi amélioré : l’Ifsttar travaille sur des matériaux comprenant des liants recyclables à base de micro-algues, ou comportant du dioxyde de titane qui absorbe le CO2.

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Pour savoir comment le groupe Colas, leader mondial de la construction de routes comptabilise son empreinte carbone : http://www.colas.com/fichiers/fckeditor/File/pdf/Les_incertitudes_des_bilans_carbone.pdf

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