70 % de la vie sauvage se répartit dans seulement cinq pays sur Terre !

70% de la vie sauvage restant sur la planète ne se trouverait plus que dans seulement cinq pays… et pas de ceux qui mettent la protection de l’environnement au premier plan : la Russie, le Canada, l’Australie, les États-Unis et le Brésil.

Rédigé par Paul Malo, le 2 Nov 2018, à 11 h 40 min

Triste constat sur ce qui reste de la faune de notre planète bleue : 70 % des espaces sauvages restants sont répartis dans seulement cinq pays.

Les dernières traces de vie sauvage

Que reste-t-il de la vie sauvage sur Terre, hors des océans ? Plus grand chose. En effet 70 % de la vie sauvage restant sur la planète ne se trouverait en fait plus que dans seulement cinq pays… On ne trouve plus de traces de vie sauvage qu’en Russie, au Canada, en Australie, aux États-Unis et au Brésil.

Le lac Baïkal et les montagnes de Sibérie en Russie © Julia Kuzenkova

C’est un constat dramatique dressé par l’Université de Queensland et la Wildlife Conservation Society (WCS), publié dans les colonnes du journal Nature(1).

Cette étude rappelle qu’il y a un siècle, 15 % de la surface de la Terre étaient utilisés par les humains pour vivre et se nourrir. Aujourd’hui, nous en sommes à 77 %, hors Antarctique. De même, 87 % des océans auraient subi des modifications du fait des effets directs de l’activité humaine…

La forêt amazonienne de plus en plus en danger © streetflash

L’équivalent de l’Inde perdu en 16 ans

Selon le professeur James Watson, de l’université de Queensland, « cela peut sembler difficile à croire, mais entre 1993 et 2009, c’est l’équivalent de l’Inde en terres sauvages – 3,3 millions de kilomètres carrés – qui a été perdu entre habitations, élevage, activités minières… ».

Si certaines zones sauvages sont protégées par les lois locales, dans la plupart des pays, ces zones ne sont pas protégées, voire pas même définies ou cartographiées. Pourtant toujours selon le rapport, il s’agit des « seules zones supportant les processus écologique soutenant la biodiversité sur des échelles de temps évolutives. En tant que tels, elles constituent d’importants réservoirs d’informations génétiques, et peuvent servir de référent pour les efforts de conservation et de réhabilitation des paysages terrestres et marins dégradés » !

Dans la forêt boréale au Canada © Dan Kosmayer

Aussi, les chercheurs à l’origine de cette étude appellent à fixer au plus vite des objectifs globaux prioritaires afin de préserver la vie sauvage. « Nous avons déjà tant perdu, nous devons saisir cette opportunité de protéger les dernières traces de vie sauvage avant qu’elle ne disparaisse pour toujours », alerte le professeur Watson.

Illustration bannière :De moins en moins de place pour la vie sauvage – © Filipe Frazao
Références :
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