L’exil des Rohingyas entraîne un désastre écologique

Les Rohingyas du Myanmar fuient leur pays et les persécutions dont ils sont victimes. Ils s’installent massivement le long de la frontière du Bangladesh. Conséquences, les forêts à proximité des camps de réfugiés sont ravagées.

Rédigé par Maylis Choné, le 18 Jan 2018, à 11 h 20 min

Issus de cette communauté musulmane persécutée par les bouddhistes birmans, les réfugiés Rohingyas n’ont pas trouvé d’autres solutions que de fuir vers le Bangladesh. D’immenses camps de fortune sortent de terre, mais la forêt alentour paye le prix fort.

Les conséquences écologiques de l’installation des Rohingyas

Les premières victimes de cette situation sont les Rohingyas eux-mêmes. Ces derniers mois, ils ont fui leur pays d’origine, le Myanmar (la Birmanie), pour sauver leur vie et celle de leur famille. À l’abri des persécutions, un million d’exilés dressent des tentes de fortune le long de la frontière Sud du Bangladesh. Aujourd’hui, ce camp de réfugiés est l’un des plus grands du monde.

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Camps de réfugiés Rohingyas © Djohan Shahrin / Shutterstock

Les conséquences de cette situation qui perdure touchent l’environnement de plein fouet. Installés près de la forêt, les habitants du camp de Kutupalong ont déboisé pour faire de la place et agrandir le camp. Ils ont aussi besoin de bois pour se chauffer et pour cuisiner. Alors chaque jour, ils parcourent de grandes distances à pied pour trouver cet or vert : huit cent tonnes de bois de chauffe sont nécessaires pour leur quotidien.

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L’eau devient rare

Résultat, 1.618,74 hectares de terres forestières ont disparu, selon les chiffres d’un rapport interne du département forestier du Bangladesh. « Ils coupent les collines, ils coupent tous les arbres, les herbes, les arbustes et érigent leurs abris. En conséquence, la topographie de cette région a été grandement endommagée », a déclaré Ali Kabir, officier du district du camp de Kutupalong-Balukhali.

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À l’intérieur du camp de Kutupalong © Hafiz Johari / Shutterstock

Après les désastres engendrés sur la forêt, ce conflit a aussi des conséquences sur l’eau. Un quart des puits du camp est asséché, selon le groupe d’aide Médecins sans frontières. Les sources d’eau souterraine sont épuisées et contaminées. Il faut creuser toujours plus profondément pour trouver de l’eau. Les latrines ont été installées à l’air libre, à la hâte, trop près de certains points d’eau, et les ont polluées. Il est grand temps et de plus en plus urgent de trouver des solutions durables pour leur venir en aide.

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Illustration bannière : Réfugiés Ronhingyas fuyant le Myanmar – © Sk Hasan Ali / Shutterstock
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2 commentaires Donnez votre avis
  1. Les faits annoncés ici démontre bien que les Rohyngyas détruisent tout sur leur passage d’où leur rejet de la par des birmans. Le fait qui démontre que ces gents ne sont pas respectueux est qu’ils placent leurs latrines près des point d’eau alors qu’ils en dépendent cela démontre aussi leur bêtise pas étonnant que les Birmans n’en veulent pas. Comme tous les immigrés ils se foutent pas mal du pays qui les accueilles d’où le rejet de ces derniers partout dans le monde.

  2. Je regrette que vous vous trompiez. Le pays d’origine des Rohyngyas est le Bengladesh. Ce n’est pas neutre car les Birmans ont beaucoup de griefs contre les fameux Rohyngyas.

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