La silencieuse révolution des consommateurs du monde

Rédigé par Jean-Marie, le 7 Jul 2014, à 16 h 10 min

La révolution des consommateurs passe par les jeunes

La Génération Y pousse les marques responsables

La Génération Y (21 à 34 ans) est clairement la plus sensible au développement durable : la moitié des consommateurs  qui réagissent positivement aux actions durables des marques est issue de cette tranche d’âge ! Les jeunes de cette tranche d’âge représentent :

  • 51 % de ceux qui vont payer un supplément pour des produits durables
  • 51 % de ceux qui vérifient sur l’emballage des mentions ‘durables’.

On constate des écarts importants entre les plus jeunes et les plus âgés en Asie-Pacifique, au Moyen-Orient et en Afrique. Dans ces pays en développement, les 21-  34 ans sont 3 fois plus intéressés, en moyenne, par des actions de développement durable que la génération X (35-49 ans) et 12 fois plus, en moyenne, que les baby-boomers (50 -64 ans).  

Ecorésistants, ces consommateurs qui refusent de consommer durable

Eco-résistants, ces consommateurs qui refusent de consommer durable

Ce constat qui recoupe l’étude de consoGlobe sur les éco-résistants et les motifs de rejet de la consommation responsable, confirme bien que les jeunes sont les moteurs de la nouvelle consommation. Et plus largement, ils sont souvent à la base des expériences d‘innovation sociale qui bouillonnent un peu partout :

Le rôle des valeurs dans la composition de l’image des marques prend de l’importance et le marketing éthique devient une préoccupation nouvelle des marques les plus avancées.  Nous reviendrons régulièrement sur ces marques qui font levier de l’éthique pour se forger une identité et … une part de marché.

Je veux témoigner

Sur la consommation positive


 

(1) L’attitude des Français par rapport aux marques
L’enquête en ligne sur la responsabilité sociale des entreprises a été menée du 17 février au 7 mars 2014, sur 30 000 internautes dans 60* pays en Asie Pacifique, Europe, Amérique Latine, Europe de l’Est, Afrique et Amérique du Nord. L’enquête sur le moral des consommateurs lancée en 2005 par Nielsen, mesure la confiance, les préoccupations majeures et les habitudes de consommation.
(2) la 5ème étude Edelman Goodpurpose relative aux comportements des consommateurs face aux engagements sociétaux des marques. Menée dans 16 pays (dont des pays émergents) et auprès de 8000 personnes.

*

 

 

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Jean-Marie Boucher est le fondateur de consoGlobe en 2005 avec le service de troc entre particuliers digitroc. Rapidement, il convertit ses proches et sa...

7 commentaires Donnez votre avis
  1. C’est ce qu’on appelle du greenwashing.
    Les marques veulent se donner une image écolo pour continuer à se remplir les poches mais méfiance… Bio sous serre avec travailleurs esclaves, déforestation pour l’huile de palme etc.
    Beaucoup de gens privilégient ces marques-là pour se donner bonne conscience à la va-vite sur la base d’un logo ou d’un slogan sur la boîte, sans se renseigner vraiment sur ce qu’il sont en train d’acheter, le mode de production et ses implications.
    Au final le système industriel capitaliste fait ici encore ce qu’il fait de mieux : transformer une prise de conscience en source de profit tout en noyant et ligotant son potentiel subversif, cela en comptant sur la crédulité, la paresse et le refus de la vérité de l’humain domestiqué.

  2. Aussi tout à fait d’accord avec les commentaires plus haut!

  3. La société de consommation se fout de tout sauf du profit qu’elle engendre donc la seule solution pour qu’elle évolue est de taper là où ça fait mal: au portefeuille! Ne plus acheter leurs merdes, sachets individuels, colorants, viandes » élevées » en batterie, fruits et légumes hyper-super-méga traités etc et peut-être qu’un jour on finira par améliorer les choses…Tout le monde peut faire un petit geste en faisant ses courses de manière plus réfléchie.

  4. « Quand le plaisir induit par un acte d’achat se pare de la satisfaction d’y associer une action généreuse, le consommateur est aux anges et se rêve en « consommacteur ». Qu’importe que son geste ait un effet infime ou substantiel sur le mode de vie des petits producteurs du Sud : le bénéfice symbolique suffit pour qu’il paie un peu plus cher un kilo de bananes, un paquet de café ou une plaque de chocolat. Mais quelles garanties offrent vraiment des labels à succès comme Max Havelaar ou Rainforest Alliance, supposés promouvoir l’équité, l’éthique et le développement durable ? Dans quelle mesure l’intérêt ­commercial de ces certifications prend-il aujourd’hui le pas sur leur vocation première ? »

    Donatien Lemaître a étudié toute la filière et affirme que pour des raisons biens plus économiques que de justice sociale, des as du marketing ou des multinationales se sont appropriés le commerce équitable et l’ont détourné de sa vocation originelle et que le commerce équitable renforce surtout le système dominant des grands propriétaires terriens, des multinationales et des grands réseaux de distribution ». C’est demain (15 juillet) sur ARTE.

    • Hélas c’est vrai il faut aussi faire du tri partout même dans le bio même dans les produits dit équitables, il faut toujours se renseigner avant d’acheter, c’est difficile mais ça va devenir nécessaire si on veut espérer vivre en bonne santé dans un monde un p’tit peu meilleur… La société de consommation se fout de tout sauf du profit qu’elle engendre donc la seule solution pour qu’elle évolue est de taper là où ça fait mal: au portefeuille! Ne plus acheter leur merde, sachets individuels, colorants, viandes » élevées » en batterie, fruits et légumes hyper-super-méga traités etc et peut-être qu’un jour on finira par améliorer les choses…Tous le monde peut faire un petit geste en faisant c’est course de manière réfléchie

  5. Enfin une lueur d’espoir ! … Mais il reste un sacré chemin à parcourir, en France notamment. Il est grand temps que nous comprenions/intégrions le fait que notre mode de consommation est notre seul pouvoir de citoyen depuis bien longtemps, beaucoup plus important que notre droit de vote, car c’est bien là que tout se joue malheureusement, dans notre choix de consommation, car c’est bien à la demande d’influer sur l’offre et non l’inverse comme cela se fait depuis bien trop longtemps et avec les dérives que nous connaissons et qui conduira l’humanité à sa perte si nous continuons dans ce modèle (illusoire) de croissance à tous crins ! Nous vivons sur une sphère, il serait temps de le comprendre, nous ne pourrons croitre et exploiter notre terre indéfiniment !!!

    • Entièrement d’accord avec vous…!

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