Restart project, des soirées pour apprendre à réparer

Rédigé par Annabelle Kiéma, le 16 Apr 2013, à 16 h 29 min
Restart project, des soirées pour apprendre à réparer
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Londres a toujours su se distinguer des autres villes européennes : mode, musique, courants de toutes sortes… La capitale britannique marque souvent un temps d’avance. Cela vaut aussi pour les actions en faveur de l’environnement : après les poubelles qui chantent, Londres vous convie à ses soirées « restart » ou comment combattre l’obsolescence programmée dans une ambiance conviviale !

L’obsolescence programmée n’est pas une fatalité

Nous vous en parlions plus tôt ce mois-ci : l’obsolescence programmée – cette stratégie bien connue des entreprises qui consiste à planifier la mort prématurée des produits qu’elles vendent pour forcer le consommateur à en acheter de nouveaux – si elle est un fléau, peut tout de même se combattre.

En attendant qu’une nouvelle loi visant à lutter contre elle en facilitant la « réparabilité » des produits voit le jour, on peut chacun à son niveau faire en sorte de ne plus jeter à tout va :

  • en apprenant à consommer moins, mais à consommer mieux
  • et/ou en acquérant le réflexe de réparer soi-même ou de faire réparer.

C’est justement à partir de ce dernier point que sont nées les nouvelles soirées londoniennes en vogue, les soirées « restart »

Restart project, réparer plutôt que remplacer

Le nord de la ville de Londres devient le lieu privilégié de soirées privées un peu spéciales.
Chaque convive vient accompagné… d’un objet qu’il croyait bon à jeter ! Ordinateur portable, cafetière, smartphone, imprimante, etc.

A cette soirée, les hôtes sont des bénévoles qui se proposent d’aider les invités à réparer leurs biens qu’ils croyaient devenus inutilisables. Ils ont également un rôle pédagogique, dans la mesure où ils donnent volontiers des conseils pour l’entretien de leurs biens.

A l’origine du « restart project », deux jeunes gens, Janet et Ugo motivés par une vision basée sur la collaboration et la créativité. Il est tant à notre portée que nécessaire d’évoluer vers une autre économie, celle de l’entretien et de la réparation des biens, plutôt que de continuer à s’embourber dans la culture du jetable qui est absurde. L’idée leur est donc venue de réfléchir à un moyen « fun » d’y arriver : organiser des soirées dédiées à la réparation !

*

> suite : soirées restart, un phénomène grandissant ?

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Je fais partie de ce qu’on appelle désormais les « slasheurs » : je suis rédactrice / sophrologue / et j’enseigne le français comme langue...

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