Pour l’AIE, il n’y a plus de place pour les énergies fossiles

La demande énergétique mondiale continue de croître et pourtant, si l’on veut répondre aux restrictions de la COP21 en ne dépassant pas les 2°C de réchauffement climatique dans les années à venir, il n’y a plus de place pour les énergies fossiles et le charbon en particulier.

Rédigé par Maylis Choné, le 17 Nov 2018, à 10 h 34 min

L’Agence internationale de l’énergie (IAE) est formelle : on ne peut se permettre de produire de l’énergie à partir de centrales polluantes sans dépasser les quotas d’émissions de CO2 prévus par la COP21.

Il n’y a plus de place pour les centrales polluantes

L’Agence internationale de l’énergie (IAE) qui a rendu son rapport annuel le 13 novembre 2018, est formelle : le monde ne pourra répondre aux actuels et futurs besoins énergétiques par la production d’électricité dans des centrales polluantes, fonctionnant notamment au charbon.

Vers la fin des centrales polluantes ? © TTstudio

Pourquoi ? Tout simplement car le monde n’a plus les capacités pour absorber les émissions de CO2 de nouvelles centrales à combustibles fossiles. Le quota d’émissions de gaz à effets de serre est déjà atteint et il n’y a plus de place pour de nouvelles infrastructures, du moins si l’on souhaite respecter les engagements pris en matière de changements climatiques.

Contrôler le réchauffement climatique

Fatih Birol est directeur exécutif de l’IAE et, grâce aux travaux de son groupe, il est en capacité de déclarer que si de nouvelles sources d’émissions de CO2 sont construites, l’augmentation de la température dans les décennies qui viennent dépassera les 2°C prévus par les scientifiques. Mais ce n’est pas tout : les besoins électriques mondiaux augmenteraient de 60 à 90 %, ce qui réduirait la pollution locale mais « requerrait des mesures supplémentaires pour décarboner la production d’électricité afin d’atteindre les objectifs climatiques », prévient le rapport.

Une centrale à énergie solaire © Gencho Petkov

Comment faire pour répondre aux besoins des pays en développement dont les demandes énergétiques et la population ne cessent de grandir ? L’IAE recommande de construire en priorité soit des infrastructures fonctionnant grâce aux énergies renouvelables, soit nettoyer des centrales à charbon récentes pour les rendre moins polluantes. Dans les deux cas, cela représente des coûts.

Stopper les émissions de CO2

« Sans rien faire de plus, sans même construire de nouvelles centrales électriques ni mettre de nouveaux camions sur la route, nous consommons 95 % du budget [carbone] », a déclaré Fatih Birol, « ce qui est impossible ». Les chiffres fournis par l’IAE sont très clairs : en 2040, les émissions de CO2 passeront de 32,53 gigatonnes (chiffres de 2017) à 36 gigatonnes.

Stopper les émissions de CO2 grâce aux énergies renouvelables © geniusksy

L’espoir est toutefois permis quand on voit l’augmentation progressive de l’utilisation des voitures électriques dans le monde et la croissance du recours aux énergies renouvelables, qui nous éloigne  peu à peu des énergies fossiles : en 2040, le solaire pourrait atteindre 10 % de la production mondiale d’électricité (2 % aujourd’hui) ; l’éolien, 12 % (contre 4 % aujourd’hui) et l’hydroélectricité, 15 %. Tout dépend de la volonté des gouvernements de mettre en place les mesures clés pour entrer dans la transition énergétique.

Illustration bannière : Il n’y a plus de place pour les énergies fossiles – © Uwe Aranas
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1 commentaire Donnez votre avis
  1. bonjour,en allemagne l’exloitation du charbon continue les centrales tournent a plein régime et nous achetons cette énergie car la centrale de carling appartiens a un patron allemand?nous fermons les centrales un non sens mais la politique ????

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