Prix du lait : entente cordiale entre supermarchés et éleveurs

L’été 2016 a été marqué par la colère des producteurs laitiers. En cause, le prix au litre jugé dérisoire par les éleveurs. Où en sommes nous aujourd’hui ?

Rédigé par Maylis Choné, le 1 Feb 2017, à 11 h 05 min

Pas facile de sortir la tête de l’eau pour les éleveurs français. Pourtant, la crise de l’été 2016 semble apaisée et sur le terrain, les initiatives pour rehausser le prix du litre de lait se multiplient.

Les éleveurs ont gagné quelques centimes par litre de lait

Avant la crise lors de l’été 2016, Lactalis payait 25,69 centimes d’euros le litre de lait. Aujourd’hui le géant verse 27,7 centimes par litre. Un effort non négligeable, mais les éleveurs s’y retrouvent mieux en vendant directement aux supermarchés leur produit. Et les initiatives dans ce sens se multiplient.

Découvrez les chiffres de la production de lait en France grâce au Planetoscope

On les appelle les « laits solidaires » car les emballages et le marketing affichent une collaboration étroite et directe entre éleveurs et grands supermarchés. L’idée est bonne et les éleveurs vendent jusqu’à 39 centimes d’euros le litre par ce biais. Pour conserver ses marges généreuses, la grande distribution fait payer plus cher le litre au consommateur.

Le lait local envahit les rayons des supermarchés

C’est la nouvelle mode dans les grandes enseignes alimentaires : favoriser le made in France et travailler avec les laiteries et les producteurs locaux. « Auchan a signé un contrat tripartite dès février 2016 avec la laiterie Saint-Denis-de-l’Hôtel et l’association de producteurs de lait du bassin Centre pour 10 millions de litres de lait « responsable » », explique l’enquête parue dans le Parisien. En échange, les éleveurs s’engagent pour le respect des animaux et de l’environnement.

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Les enseignes Systèmes U, Leclerc, Intermarché, Lidl, Casino ont suivi le mouvement. Pour la petite histoire, ce dernier a racheté en 2015 une fromagerie AOP dans le Massif Central et se lance dans la production de lait de montagne. « Le surplus de lait est vendu dans nos magasins. C’est une belle histoire, on a l’impression d’être utile. La survie d’une vingtaine d’éleveurs en dépend », termine Casino.

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