Les prix du bio passés au crible de Leclerc

Rédigé par Nolwen, le 20 Mar 2012, à 14 h 38 min

Vous l’avez sans doute remarqué, en ce moment Leclerc fait sa pub sur consoGlobe. En mettant en avant des comparaisons de prix entre les enseignes de la distribution. Nous avons regardé ce que dit Leclerc des prix du bio.

Produits bio : qui est le plus cher ?

Leclerc a effectué 70 266 relevés de prix de 74 produits bio dans 617 magasins (1) dans le but de montrer que ses produits bio sont … moins chers que ceux des autres distributeurs. Surprise !

La grands distributeurs ont tous développé des gammes de produits bio, notamment alimentaires et ont largement contribué à démocratiser des marques de produits bio comme Ethiquable ou Alter Eco pour ne parler que de celles-ci.

Des produits bio moins chers pour en avoir plus

<  Leclerc met en scène la famille bio qui grâce aux prix moins élevés des produits bio peut se permettre d’en consommer plus.

Rappel : Les produits BIO doivent comporter de 95 à 100 % d’ingrédients naturels, c’est-à-dire de végétaux biologiques.

La consommation de produits bio en France

produits bio abLe marché alimentaire bio qui atteignait à peine 1 milliard d’euros en 2001, s’approche des 4 milliards d’euros en 2011( 3,5 mds en 2010). En moins de 10 ans, la proportion de Français déclarant ne jamais consommer bio s’est abaissée de 53 % en 2001 à 39 % en 2011.

Dans le même temps, la part des Français déclarant consommer au moins un produit bio au moins 1 fois par mois est passée de 37 % en 2003 à 40 % en 2011 (20 % au moins une fois par semaine, 6 % tous les jours). Au fil des années, les consommateurs ont largement diversifié leur panier. En moyenne, les consommateurs bio quotidiens ont consommé des produits issus de 8,9 familles différentes en 2011. Plus d’infos sur le bio

Le bio est-il une affaire de prix ?

debatLeclerc a bien compris que le premier frein à l’achat de produits bio est leur prix jugé bien trop élevé par la grande majorité des consommateurs ; enfin pour ce qui concerne les produits alimentaires.

Néanmoins, n’y il a-t-il pas un risque ou une contradiction à faire entrer les produits bio, synonymes de qualité, dans la logique “du toujours plus – toujours moins cher” des produits industriels ou de la production agricole de masse ?

Faut-il acheter des produits à n’importe quel prix  ? Cette question souligne l’éventuelle ambiguïté du rôle de la grande distribution dans les filières bio.

*

(1) Prix relevés entre le 30 janvier et le 20 février 2012 sur 304 produits bio de marques nationales et 74 produits bio de marques de distributeurs

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19 commentaires Donnez votre avis
  1. Les produits BIO à la base sont consommés par des personnes qui connaissent les méfaits et toutes les saloperies que nous pouvont acheter en grande surface.Certes c’est plus cher et malheureusement toutes les personnes n’y ont pas accés.Cela s’explique du fait que souvent ce sont des petits producteurs qui bossent 12 heures par jour qui font les marchés bref il faut eux aussi qu’ils puissent gagner des sous.Acheter du BIO en grande surface c’est une connerie ! L’objectif n’est pas la .Allez directement dans la ferme , discutez avec le producteur interressez vous a ce qu’il fait bref aimez participez et faite un geste pour l’environnement . Toutes ces grandes surfaces qui exploitent le personnel ont qu’une chose en tete faire du frique.Je suis a fond dans l’environnement moi meme consulte les AMAP , les producteurs et je bosse avec eux.Je préfere payer 3.5 le kg de tomates au petit et je sais d’ou elles viennent ces tomates que de filer 2.5 au leclerc et ne pas etre sur d’ou elles viennent sous pretesque qu’il y a marqué dessus produit bio !!!!!

  2. Je venais pour protester contre l’usage de l’huile de palme dans les produits bio. C’est se foutre du consommateur!!!
    Les premiers commentaires allant dans ce sens datent de 2012, nous sommes presque à la fin de 2014, rien n’a changé.
    On nous prend pour des cons, c’est évident.

  3. Ne pensez-vous pas que l’on se moque de nous, ainsi, Leclerc qui se veut le pourfendeur des injustices, vend dans la gamme “bio village” du “muesli croustillant 4 céréales et fruits (très) soi-disant bio alors qu’il contient de l’huile de palme(ces pauvres gens qui la produisent sont-ils “bio-rémunérés”, sans compter que certains contenus sont immangeables.
    Le bio devient vraiment un piège à c
    Je suis en colère

    • il n’y a pas que les produits bio leclerc qui contiennent de l’hdp!!!!!!!!!!! la critique est facile là!!!et oui il faut lire les étiquette car meme si l’hdp est néfaste elle peut etre bio soit disant et tant que les gens en consomment y’en aura toujours!!!!!!

  4. Il faut aller sur le site du comparatif pour lire:
    “Toutefois, n’ont pas été considérées dans notre périmètre, les catégories de produits suivantess :

    Produits alimentaires sans marque
    • Pain frais
    • Viandes fraîches
    • Poissons frais
    • Légumes frais
    • Fruits frais…”
    Donc tout le comparatif porte sur des aliments surgelés, en boite ou en conserve et aucun aliment frais !!!
    Désolé, mais depuis qu’on s’est mis au bio avec mon épouse, c’est les produits frais, de saison, et produits au maximum localement qui sont privilégiés.
    Et que l’on ne vienne pas nous dire qu’il faut du temps pour cuisiner, nous préparons nos repas en 20mn maximum en semaine, un peu plus le WE, mais c’est notre coté épicurien !
    Le seul vrai problème est de chercher les bons magasins ou les bonnes AMAP !

    • je partage votre point de vue, Richie 30 ; il faut manger frais, local et de saison ; c’est primordial pour la santé ! et ce n’est pas si long ni si difficile de cuisiner ; c’est ce que préconisait Catherine Kousmine ; lire son livre : “sauvez votre corps”, c’est une vraie bible ; je précise que non seulement j’ai maigri, mais je me suis vue débarrassée de mon arthrite !

  5. il est à remarquer que les produits bio des supermarchés viennent souvent de très loin ; tomates bio d’Israël, pommes de terre d’Egypte, poires du Brésil, très peu pour moi ; c’est 10 litres de kérosène par kilo et la pollution qui va avec ; quand ils vendent du local, ils se sucrent sur le dos des petits producteurs en leur achetant à des prix dérisoires ; mon maraîcher bio a été mis sur la paille par une grand surface et a depuis mis en place un système de paniers ; il y a maintenant un peu partout des biocoops qui en plus distribuent des revues gratuites avec de précieux conseils ; on en trouve aussi sur les marchés et de plus en plus des petis producteurs se groupent pour pratiquer la vente directe ; mais attention bio ne veut pas dire diététique ! il en faut pas acheter n’importe quoi (les céréales bio des supermarchés entre autres sont une horreur : bourrés de graisse et de sucre) ; choisir des produits de base et cuisiner soi-même ; ceci dit, quand on mange bio, au bout d’un moment on mange moins car tout simplement on s’aperçoit qu’on a besoin de moins manger ; j’ai commencé par les légumes un peu avant mon départ en retraite il y a un peu plus de 10 ans et progressivement je me suis mise au presque tout bio ; vous n’êtes pas obligés de me croire mais depuis, j’ai perdu progressivement plus de 20 kg ; je suis passée de 85 kg à 61 kg !

    • kikou…
      quelle horeur!!! Bravo d’encourager qui se prend une sacrée marge sur l’alimentation: ce M MICHEL Edouard LECLERC roule en FERRARI, le saviez-vous? entre 1995 à 1997 plusieurs rassemblements de FERRARI ont eu lieu sur le parcking du E.LECLERC de CHATEAU GONTIER en MAYENNE(53), pendent ce temps sa clientèle avec ou peu de moyen calculait leurs courses alimentaires au centimes de franc près pour faire vivre leur fratrie…
      ENTRE L’AGRICULTEUR ET LUI QUI EN BAVE LE +???
      Je connaîs la réponse… je suis agriculteur en lait: quota 450 000 litres,j’arrête pour des raisons de santé, aucun jeune veut reprendre derrière moi,logique:il faut travailler du 1er janvier au 31 decembre non stop = 320h/mois pour un salaire en-dessous de 9€ de l’heure. QUI SE FAIT DU BEURRE SUR L’AUTRE?Cordialement vôtre.anonyme

  6. kikou

    s’il ressemble à son grand père, si il a la même philosophie, je ne peux dire que bravo,

    suivait son exemple, Edouard Leclerc était un grabd homme, dans la grande distribution c’est rare!! dieu qu’il a du se battre. grand merci à lui,
    prenez le comme exemple il le mérite et de loin

    Amicalement votre
    Annie Héquet

  7. Cris
    Je suis OK avec Michèle ; la plupart des produits bio sont importés malheureusement car comme cela ils sont moins chers. Pour ma part, je n’achète pas de tomates, fraises et autres produits pour l’instant ; j’attends les FRANCAIS. Les gens devraient faire pareil et respecter les saisons.!!!

  8. Attention aux produits bio de Leclerc, certains comme (tous) leurs biscuits contiennent le l’huile de palme… Alors c’est bien d’être le moins cher mais de mon côté je préfère ajouter quelques piécette et avoir du “bon” bio.

  9. J’ai voulu acheté des goûtés bio pour mes enfants en sachant que je veux éviter tous les produits dont on trouve de l’huile de palme /matières végétales non précisées dans la composition ;je peux vous dire que cela relève du parcours du combattant même parmi les produits bio!!!!
    Car détruire des forêts pour permettre la culture de ses arbres et surtout nous dire que cette huile de palme est bio ,il ne faut pas exagérer!!!
    Quand je veux du 100% bio,je le fais moi-même avec des produits de base bio…il faut juste du temps et en étant une femme active ,c’est un luxe.

  10. Vous revendiquez (Consoglobe) votre “indépendance”… le fait de voir sur votre site de la publicité pour un grand groupe de la distribution ne vous pose pas problème ??? J’ai le sentiment que ces grands groupes s’accaparent l’image du BIO pour pouvoir mieux vendre le reste qui n’est absolument pas bio et j’irais plus loin : que font-ils des notions de circuits couts et du commerce équitable ???
    Vous m’avez répondu:
    Consoglobe.com – Consommer mieux, vivre mieux ! Bonjour, et bien non, car ces recettes de pub sont justement ce qui nous permet de survivre et de faire avancer nos idées, de diffuser “la bonne parole”. Comme pour la presse papier, ce n’est pas parce qu’on affiche une pub pour payer les salariés que la rédaction est aveugle et écrit des louanges sur les annonceurs. Nous avons nos convictions et les défendons quels que soient nos annonceurs. Mais sans pub, comment pourrait-on payer les salaires de notre équipe ?? Ceci dit, on a toujours refusé les pubs ou partenaires qui sont hors limites ou contraires à notre éthique (pub pour le diesel, etc)
    Je constate:
    J’entends votre position et vos besoins de financement… mais quand on sait comment agit la grande distribution vis à vis des producteurs Français (nos Agriculteurs, nos Eleveurs, nos Maraîchers qui sont pressés comme des citrons) et là, Leclerc fait comme les autres… je trouve qu’ils se servent de vous comme du Bio pour se faire une image bien “propre” !!! Êtes-vous certain que vous pourrez faire des commentaires objectifs sur leurs produits de marque sans risque ??? où devrez-vous rester silencieux sur ces produits ?
    Êtes-vous certain de la qualité des contrôles Bio dans certains pays ???
    je prends pour exemple les tomates, les fraises, les fruits et légumes qu’ils achètent dans le sud de l’Espagne (vous n’êtes pas sans ignorer dans quelles conditions ils sont cultivés…) et sur lesquels ils “margent” à mort… = mort (suicide…) de nos producteurs ! Qu’ont-ils fait de nos petits commerces de ville : ils les ont tous pratiquement tous tués… cela a pris quelques années et maintenant ils reviennent s’installer avec des petites surfaces…Ils ont fait place net et détiennent le marché, pas de concurrence…
    Allez en Italie : Des choix “politiques” différent font que le moindre petit village a encore ses commerces de proximité. En France, cherchez une petite droguerie, une petite quincaillerie… que sont-elles devenues ??? Vous pensez qu’ils sont dans des limites acceptables ??? Que signifie pour eux “circuits courts” ? Saisons ?

  11. Nous faisons partie mon épouse et moi des 6% (selon la statistique que vous publiez) de Français qui consomment bio tous les jours (et qui utilisent bio en matière ménagère). Cela dit, lorsque vous posez la question “Néanmoins, n’y il a-t-il pas un risque ou une contradiction à faire entrer les produits bio, synonymes de qualité, dans la logique « du toujours plus – toujours moins cher » des produits industriels ou de la production agricole de masse ?”, je m’inscris en faux sur un point, celui de la qualité par principe. La qualité, ce n’est pas seulement “naturel” (avec la réserve que le cuivre de bouillie bordelaise, le soufre, les pyrèthres ne permettent pas l’affirmation du systématiquement naturel), c’est aussi organoleptique (goût notamment), c’est aussi aptitude à se conserver, c’est aussi exempt de mycotoxines… Une pomme très goûteuse cultivée en conventionnel reste très goûteuse aussi bien que cultivée en bio ; une “Golden” en bio reste standard comme en conventionnel.

    Par ailleurs, le bio de mon potager est du bio strict ; mais certaines années (par exemple 2009) : aucune tomate et des pommes-de-terre chétives et de mauvaise qualité… du fait de Phytophtora (mildiou) carabiné !!!…

    • le bio integral n’existe pas….l’air que respire les plantes est helass tout sauf bio et que dire de l’eau qui elle aussi, même issue de la
      pluie ,a lavée toutes les particules et autres toxiques

  12. Les méthodes de “qualification” d’un producteur BIO (en France ou ailleurs) sont les même que celle appliquées au producteurs non BIO pour toutes la grande et “petites” distributions.
    Aujourd’hui il faut s’efforcer d’acheter local pour contrer cela.

    Pourquoi une AMAP devrait elle dialoguer avec une centrale d’achat E Leclerc ? surtout qu’ils sont concurrents.

  13. et ils sont élaborés où tous ces produits BIO ?
    c’est certainement ce qui explique de tels écart de prix + la pression bien connue de la grande distribution auprès de leurs fournisseurs.

    • On sait que la moitié des produits alimentaires bio consommés en France sont importés … mais que les distributeurs font des efforts pour trouver des approvisionnements locaux en produits bio quand ils le peuvent. Mais je me demande s’ils sont capables de gérer équitablement des petits producteurs de bio ? une amap peut-elle dialoguer avec la centrale d’achat de Leclerc ?

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