Pour l’ONU, le dépassement du seuil de réchauffement de 1,5 °C est une réalité à accepter

Vu la trajectoire actuelle des émissions de gaz à effet de serre, le franchissement du seuil de 1,5 °C est pratiquement inévitable à court terme.

Rédigé par , le 3 Sep 2026, à 11 h 22 min
Pour l’ONU, le dépassement du seuil de réchauffement de 1,5 °C est une réalité à accepter
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Dans un rapport inédit publié par le Programme des Nations unies pour l’environnement (PNUE), l’ONU appelle la communauté internationale à se confronter à la « réalité » d’un dépassement temporaire du seuil de réchauffement de 1,5 °C fixé par l’Accord de Paris.

Un inévitable dépassement des 1,5 °C

L’ONU acte le fait que la trajectoire actuelle des émissions de gaz à effet de serre rend le franchissement du seuil de 1,5 °C pratiquement inévitable à court terme. Jusque-là, cette limite servait de référence pour éviter les pires impacts climatiques. Mais l’accumulation des retards dans la transition énergétique oblige les experts à traiter cette situation de dépassement non plus comme une hypothèse lointaine, mais comme une étape concrète à laquelle le monde doit s’adapter.

Ce dépassement temporaire des températures mondiales devrait s’accompagner d’une hausse brutale des événements climatiques extrêmes, entre canicules intenses, sécheresses prolongées et inondations dévastatrices. L’ONU met en garde contre l’atteinte de certains « points de bascule » écologiques et irréversibles (fonte accélérée de glaciers, dégradation de biomes majeurs comme l’Amazonie). Elle souligne que plus la période de dépassement sera longue et élevée, plus les dégâts sur la santé humaine, la biodiversité et l’économie mondiale seront profonds.

Le captage de carbone pour inverser la courbe

Pour ramener les températures sous le seuil de 1,5 °C après ce dépassement, ce rapport insiste sur la nécessité de recourir massivement aux technologies et méthodes d’élimination du dioxyde de carbone (CDR). Piéger le CO2 directement dans l’atmosphère ou accélérer les solutions fondées sur la nature devient en effet un impératif technique pour créer des « émissions négatives ». Pour autant, ces approches ne peuvent en aucun cas remplacer la décarbonation à la source.

Malgré la perspective d’un dépassement, l’ONU rappelle avec fermeté que chaque fraction de degré compte pour limiter la durée et l’ampleur de cette surchauffe planétaire. La réponse internationale doit combiner une réduction drastique et immédiate des énergies fossiles avec un renforcement massif des politiques d’adaptation. Stopper le réchauffement le plus vite possible reste le seul moyen de prévenir des conséquences incontrôlables pour les générations futures


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