Plastiques, pétrole : les océans agonisent sous les déchets

Pendant des décennies, les océans ont servi de réceptacle à nos déchets. Plastiques, hydrocarbures, nitrates, eaux usées ou déchets radioactifs : découvrez les principales sources de pollution marine et leurs conséquences sur la biodiversité

Rédigé par , le 7 Jun 2026, à 13 h 20 min
Plastiques, pétrole : les océans agonisent sous les déchets
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L’un des phénomènes les plus préoccupants concernant la pollution des océans est l’invasion du plastique. Mais le plastique n’est pas seul : la pollution venue de la Terre est souvent plus importante, plus diffuse et plus difficile à traiter.

Pollution invisible des océans : eaux usées, pesticides et nitrates

De nombreux polluants se déversent de la Terre vers les mers et les océans. Ils ne flottent pas toujours à la surface et ne se voient pas forcément à l’oeil nu. C’est le cas des effluents chimiques de l’industrie, des eaux usées, des résidus agricoles ou encore des substances issues des activités domestiques.

L’agriculture intensive est une source majeure de pollution marine. Avec les pluies et l’érosion des sols, les résidus de pesticides et les nitrates épandus dans les champs finissent souvent dans les rivières, puis dans les océans.

Même invisibles, ces nitrates posent problème dès l’embouchure des fleuves. Ils nourrissent une prolifération excessive d’algues, comme les « marées vertes » observées sur certaines plages bretonnes. Ces algues peuvent étouffer la vie sous-marine et déséquilibrer les milieux côtiers.

Les eaux usées domestiques et industrielles sont encore trop souvent rejetées sans traitement suffisant. Dans le monde, une grande partie de ces eaux finit dans les milieux aquatiques, entraînant avec elle bactéries, produits chimiques, résidus médicamenteux, métaux lourds et microdéchets.

L’absence de traitement des déchets dans certains pays constitue aussi une source de pollution majeure. Les pays qui bordent la Méditerranée rejetteraient 50 millions de tonnes de déchets chaque année. Les Chinois rejetaient 60 millions de tonnes de déchets dans la mer Jaune chaque jour en 2008.

Le conseil pratique : à la maison, éviter de jeter lingettes, huiles, médicaments, solvants ou produits chimiques dans l’évier ou les toilettes. Ces gestes simples limitent une partie de la pollution invisible.

Plastique dans les océans : une pollution qui étouffe le vivant

La masse du plastique dans l’océan est estimée à plusieurs centaines de millions de tonnes. D’ici 2050, certaines projections alertent sur un océan qui pourrait contenir, en masse, plus de plastique que de poissons si rien ne change(1).

Le plastique inquiète pour plusieurs raisons. Il n’est pas biodégradable dans la nature et se fragmente en morceaux de plus en plus petits. Ces fragments deviennent des microplastiques, avalés par les poissons, les oiseaux, les tortues, les mammifères marins et, au bout de la chaîne alimentaire, par les humains.

Le mécanisme : sacs, bouteilles, filets, emballages et fibres synthétiques se cassent sous l’effet du soleil, du sel, des vagues et du temps. Ils ne disparaissent pas vraiment : ils se dispersent.

Lire aussi – Océan : quels sont les premiers responsables de la pollution plastique ?

Le continent de plastique dans l’océan © Rich Carey

Le plastique est présent dans une très grande partie de la surface des océans, y compris dans des zones reculées. Les déchets plastiques peuvent s’accumuler sous l’effet des courants marins et former ce qu’on appelle parfois le « 7e continent de plastique ». Dans le Pacifique, cette concentration de déchets forme une immense zone de pollution diffuse.

Mise en garde : le « continent de plastique » n’est pas une île solide sur laquelle on pourrait marcher. Il s’agit plutôt d’une soupe de déchets et de microfragments, ce qui la rend encore plus difficile à nettoyer.

Bonus zéro déchet : comment réduire sa contribution à la pollution plastique ?

Le protocole : commencer par les déchets les plus fréquents et les plus faciles à éviter. Une gourde remplace les bouteilles d’eau, un sac réutilisable évite les sacs jetables, une boîte hermétique limite les emballages alimentaires et les achats en vrac réduisent les plastiques à usage unique.

Autre réflexe utile : privilégier les textiles qui libèrent moins de fibres synthétiques au lavage, remplir correctement la machine, laver moins chaud quand c’est possible et utiliser un sac de lavage anti-microfibres pour certains vêtements techniques.

Enfin, le meilleur déchet reste celui que l’on ne produit pas. Trier est indispensable, mais réduire à la source reste plus efficace que compter uniquement sur le recyclage.

Lire page suivante : les déchets radioactifs dans les océans

Références :


Jean-Marie Boucher est le fondateur de consoGlobe en 2005 avec le service de troc entre particuliers digitroc. Rapidement, il convertit ses proches et sa...

6 commentaires Donnez votre avis
  1. bonjour :réalisons combien notre planéte terre est en grand danger, constatons vivant à la campagne combien d’espéce d’oiseaux sont malades ;les nourrissons par temps froid l’hiver devant notre fênétre
    les voyons avec de gros ventres avec bien du mal à s’envoler; aprés deux jours disparaissent sont morts certainement ;quel gachi: eux qui enchantent nos vies; leurs beautés; l’humain est le grand prédateur de ce monde; détruisant forets pour les cultures élevages de bétail, les animaux sauvages n’ont plus d’habitacle plus de nourriture programmons leurs morts :les océans l’horreur toute cette poubelle humaine plastique rejet en tout genre, cette vie marine détruite par notre progré assassin pour toute cette nature: regardons avec bonheur les reportages à la télé sur la vie des animaux tant de beauté pour les yeux une merveille; qui fait tant de bien au moral: comment pouvons nous rester de glace en sachant fort bien que ce monde disparait !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!: que sera nos vies sans eux !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!:que cesse leurs calvaires qui sommes nous pour agir comme des monstres envers eux !!!!!!!!!!!!!!!: DE QUEL DROIT sacrifions leurs VIES SANS AVOIR AUCUN REGRET NE PAS VOIR PAS SAVOIR c’est ça le monde humain/ comment pourrions vivre sans ces beautés !!!!!!!!! savons que nous sommes seul sommes responsable de cette pollution ne compte que produire à tout pris avec au bout notre perte; comment est là le COVID,!!!!!!!!!!!!:polluer polluer le résultat est là:

  2. Très étrange : l’article est Rédigé par Jean-Marie, le 11 Sep 2018, à 17 h 15 min et le 1er commentaire paraît le 6 juillet 2011 à 09h56…….

  3. Vivement qu’il n’y aie plus une goutte de Pétrole !!!!! c’est pour bientôt dommage que je ne serais plus de ce monde pour y assister……

  4. Afin de limiter la présence des déchets plastiques dans la nature et dans les océans, j’ai crée plastiques.eu dans le but de faire prendre conscience qu’il est possible d’agir en participant à un ramassage de bon sens: ramasser les bouteilles plastiques près des poubelles publiques permettrait de limiter la durée de leur présence et de luter contre l’impact de cette présence dans la nature. Je vous invite à visiter mon site pour en savoir plus et pour y passer votre propre témoignage.

  5. Je séjourne temporairement dans un pays  » touristique  » qui, si on sort des usines à touristes, est un dépotoir à ciel ouvert.
    Ce sont bien les habitants eux même qui jettent tout à leur porte, et sont tellement habitués , que ne leur vient pas à l’esprit de nettoyer.
    Avec un peu de chance, le prochain cyclone enverra un max à l’océan.
    Pour moins polluer le lagon, mort déjà à 80%, les « usines à touristes  » chargent leurs eaux usées dans des bateaux-citernes qui vont tout déverser en vrac au large.
    Il y a encore du boulot

  6. Jean-Marie

    Des chercheurs de l’institut océanographique de San Diego américains, ont annoncé avoir trouvé du plastique dans près d’un poisson sur 10 provenant du Pacifique Nord, (2 juillet 11,in Los Angeles Times ).less poissons de moyenne profondeur mangent environ 24.000 tonnes de plastique par an. La plupart du temps il s’agit de morceaux de la taille de confetti, accumulés grâce aux courants marins.

    Ce résultat est le fruit d’une expédition marine menée en 2009 par des étudiants qui souhaitaient étudier le vortex plastique du Pacifique nord,à environ 1.500 kilomètres de la côte californienne Ils ont étudié 141 poissons, la plupart des poissons lanternes de petite taille et les ont ramenés au laboratoire pour les disséquer.

    Il y avait des déchets plastiques dans 9,2% des poissons, la plupart fragmentés en petits morceaux de couleur de la taille inférieure à un ongle. Ils estiment que la proportion de poissons ayant ingurgité du plastique est bien plus élevé.

    Les poissons lanternes servent de nourriture pour de nombreux poissons plus gros. Le plastique ingéré par ces petits poissons pourrait donc remonter la chaine alimentaire jusqu’aux humains.

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