Paris. Le point sur le projet Autolib’

Rédigé par Aurore, le 11 May 2012, à 16 h 00 min

Le Vélib’ est devenu en quelques années l’un des symboles de la ville de Paris. Le concept de vélos en libre service est un succès, et cela a donné des idées à Bertrand Delanoë, Maire de Paris. Ce dernier avait ainsi souhaité la mise en place d’un service de location de voitures électriques en libre service. Faisons le point.

Autolib’ en 2014

Autolib’ en 2014, c’était 2.900 véhicules, 900 stations, 4.700 bornes de charge dans 66 communes à Paris et en Ile-de-France, et plus de 66.000 abonnés réguliers.

« Ces dispositifs, alliés à l’effort d’investissement sans précédent de la Ville en faveur des transports en commun et des circulations douces, rendent possibles la fin du diesel en 2020, tout en préservant le pouvoir d’achat des ménages et l’attractivité des entreprises », a déclaré la Maire de Paris.

Autolib : l’heure du bilan

Photo : toutparis.org

  • On comptait en 2012, 1 500 Bluecar en location et ce, dans 500 stations.
  • Nous savons qu’au bout de quatre mois, 982 Bluecar se sont vendues, cela représente donc 61,6 % du marché.
  • Cependant, pour qu’un tel projet soit fructueux, le nombre d’abonnés devra être de 80 000 abonnés or, ils ne sont que 15 000. Mais pour l’entrepreneur Bolloré, ce chiffre est très encourageant, car c’est le nombre escompté pour 2017.
  • A noter, que le groupe a élaboré un abonnement mensuel de 30 euros, un forfait famille de 1 à 4 personnes de 165 euros ainsi que la mise en place de différentes formules .
  • Les Echos ont relevé que les BlueCar ont été majoritairement utilisées pour des trajets parisiens, le soir et le week-end, par des conducteurs de moins de 35 ans, depuis janvier.

Pour s’abonner il faut présenter son permis de conduire, sa carte d’identité et bancaire.

Autolib’ : l’écomobilité électrique

Sur le même concept que le Vélib, Autolib’ devrait proposer des voitures à la location courte, disponibles dans des stations réparties sur l’Ile de France.

La ville de Paris est concernée ainsi qu’une cinquantaine de communes qui auraient adhéré au projet.

Plus de 1.000 stations en projet

Au programme, environ 1.000 stations devraient être construites, pour une flotte de véhicule qui s’élèverait à 3.000.

C’est le groupe Bolloré qui a obtenu la délégation de service public.

Une phase de test est prévue pour la rentrée de 2011 tandis que le service devrait pleinement s’ouvrir au printemps 2012.

Projet de station Autolib’

Un point sur le concept Autolib’

Comme pour le Vélib’, les voitures Autolib’ seront en libre -service. Il sera alors possible de les réserver sur Internet, par téléphone ou encore directement sur place jusqu’à 20 minutes avant le départ.

En prenant un véhicule dans une station précise, le client pourra réserver une place de stationnement dans une autre station, à sa convenance.

Autolib’ et la Bluecar

Bluecar

En remportant le projet, Bolloré s’engage alors dans la réalisation des infrastructures, mais permet également le placement de sa Bluecar comme véhicule de référence pour le concept Autolib’.

La Bluecar est donc un petite voiture citadine électrique. Elle dispose de 4 places et dispose d’équipements électriques permettant par exemple de vérifier le niveau de charge de la batterie, d’une aide à la navigation ou au système main-libre.

Les équipements électriques de l’habitacle sont alimentés en partie grâce aux cellules photovoltaïques présentes sur le toit du véhicule, tandis que ce dernier est équipé d’une batterie L.M.P (Lithium Métal Polymère).

Cette batterie dispose d’une durée de vie d’environ 200.000 kilomètres et se recharge rapidement. Elle est composée de matériaux non polluants et permet de parcourir plus de 250 km.

Le choix des stations Autolib’

Récemment, une convention entre la ville de Paris et le syndicat mixte Autolib’ a permis de présélectionner 580 emplacements de stations qui devraient toutes disposer de 5 à 6 places de stationnement, disposant d’un marquage au sol spécifique et d’un code lumineux. Chaque place devrait également disposer de sa propre borne de recharge

Si la périphérie de Paris devrait disposer de nombreuses stations (de 30 à 53), les quatre premiers arrondissements de la Capitale devraient être plus pauvrement approvisionnés (de 10 à 15).

 

La suite > Le choix des stations / Autolib’ : un projet qui ne plait pas à tout le monde

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7 commentaires Donnez votre avis
  1. Bonjour, ou on peut voir les véhicules MDI en région parisienne ?

  2. Comme d’hab il y a toujours des pisse-froid qui ne voient que le négatif de toute inovation, aucune n’est parfaite si non ça se saurait et il n’y aurait pas de concept de progrès. Hors ce concept est fait d’accumulation d’expériences au fil des ans.(l’humanoïde du 21ème sciècle n’est pas beaucoups plus intelligent que l’homme « de cros mignons » (joke) il a simplement accumulé des sciècles de connaissances.
    Bref cette expérience est intéressante et peut faire progresser la technique des véhicules électriques et faire oublier nos cher diésels biens français et bien polluants (même si maintenant ils produisent moins de CO2, mais comme on ne mesure pas dans les stat. les nox et les particulles on dit ce qui intéresse nos industriels)

  3. Consoglobe

    Malgré l’impact supposé positif sur l’environnement, les écologistes dénoncent ce projet exorbitant en terme de dépenses d’installation et d’entretien : pour parvenir à l’équilibre, Autolib’ devra convaincre 200 000 abonnés (par comparaison, le Vélib’ ne comptabilise que 165 000 abonnés en trois ans d’exploitation). Aujourd’hui, le nombre d’adaptes de l’autopartage est de seulement 25 000 en France, par comparaison, il est de 62 000 au Canada, 93 000 en Suisse, 140 000 en Allemagne et 390 000 aux Etats-Unis. On se demande alors comment le maire de Paris va convaincre 200 000 Parisiens d’adopter son système.

    • La voiture électrique n’est pas aussi verte qu’elle l’affiche. le slogan « Zéro pollution » affiché sur ses portières fait peu de cas de la production de l’électricité qu’elle consomme. En France, c’est principalement du nucléaire, ailleurs, c’est du gaz, du fuel, voire du charbon !!!

    • N’ayant pas de voiture (mon camopgnon est aveugle et je vois tre8s mal), nous ne nous de9plae7ons par la force des choses qu’e0 pieds ou en transports en commun. Dans une ville comme Paris, of9 nous habitons, l’e9conomie est plus qu’appre9ciable.Ce concept est excellent et nous espe9rons une limitation des voitures en ville, source de forte mortalite9 parmi nous ! Cependant, ces voitures sont trop silencieuses pour les entendre arriver. Un be9mol e0 re9viser avant une comple8te mise en place du dispositif.

  4. N’ayant pas de voiture (mon compagnon est aveugle et je vois très mal), nous ne nous déplaçons par la force des choses qu’à pieds ou en transports en commun. Dans une ville comme Paris, où nous habitons, l’économie est plus qu’appréciable.
    Ce concept est excellent et nous espérons une limitation des voitures en ville, source de forte mortalité parmi « nous »! Cependant, ces voitures sont trop silencieuses pour les entendre arriver. Un bémol… à réviser avant une complète mise en place du dispositif.

  5. On ne parcourt pas des km/h, cette unité est une vitesse…

Moi aussi je donne mon avis