Nicolas Sarkozy ratisse chez les climatosceptiques

Allant à l’encontre des scientifiques de la planète, le candidat à la primaire de la droite et du centre affirme que les hommes ne sont pas responsables du réchauffement climatique…

Rédigé par Joseph Vebret, le 15 Sep 2016, à 10 h 45 min

Des propos en contradiction avec les travaux des chercheurs

Selon Marianne, le candidat à la primaire de la droite et du centre aurait affirmé devant l’Institut de l’entreprise : « Cela fait 4 milliards d’années que le climat change. Le Sahara est devenu un désert, ce n’est pas à cause de l’industrie. Il faut être arrogant comme l’homme pour penser que c’est nous qui avons changé le climat… ». Et d’ajouter : « Je préférerais qu’on parle d’un sujet plus important : le choc démographique. La France doit porter une conférence sur la démographie. Jamais la terre n’a connu un choc démographique tel qu’elle va le connaître, puisque nous serons onze milliards dans quelques années. Là, l’homme en est directement responsable. Et personne n’en parle. »

Ces mêmes propos, rapportés par l’AFP, sont un peu plus nuancés. De même que l’entourage du candidat cherche à minimiser la portée de cette déclaration, qui ne manque pas de faire polémique et qui va à l’encontre des travaux des plus éminents spécialistes. Une étude de l’Organisation fédérale pour la recherche scientifique et industrielle (CSIRO), publiée en septembre 2014 dans la revue Climate Risk Management, en arrive à la conclusion que le lien entre réchauffement climatique et activité humaine est de l’ordre de 99,999 %.

Tout savoir sur le climat, enjeu majeur de la décennie

Du Grenelle de l’environnement au climatoscepticisme

Il n’en demeure pas moins que Nicolas Sarkozy semble avoir beaucoup évolué sur la question de l’écologie et du climat. Alors qu’il était candidat à la présidence en 2007, il avait signé le pacte de Nicolas Hulot et organisé dans la foulée de son élection le Grenelle de l’environnement. À cette occasion, il avait déclaré : « Il faut avoir le courage de reconnaître que nous ne pouvons plus définir des politiques en ignorant le défi climatique, en ignorant que nous détruisons les conditions de notre survie. »

Puis vient la fameuse petite phrase, lors du Salon de l’agriculture en 2011 : « Toutes ces questions d’environnement […], ça commence à bien faire. » Depuis, il s’est déclaré en faveur de l’exploitation du gaz de schiste, contre le principe de précaution et pour le maintien de l’activité nucléaire à Fessenheim.

Nicolas Sarkozy arrives at the European Summit in Brussels © Stefan de Vries Flickr

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