Si les humains vivaient comme des Orques…

Bien des rumeurs courent sur les orques, ces animaux impressionnants, qui fascinent autant qu’il font peur ! Car ces cétacés ont développé des comportements plutôt étonnants… Mettons-nous dans leur peau et imaginons ce que serait notre vie à leur place…

Rédigé par Julien Hoffmann, le 7 May 2020, à 13 h 00 min

Le monde des orques est un univers particulier qui génère ses propres fantasmes comme c’est souvent le cas pour des grands prédateurs. Leur population mondiale est encore sujette à discussion tant il est complexe de les répertorier, d’autant qu’ils sont présents dans quasiment toutes les eaux de la planète. Un facteur qui les a amenés à développer bien des comportements. Posons-nous la question ici de savoir si nous serions capables de faire ce qu’ils font…

Si nous vivions comme elles :

Notre culture influencerait notre évolution

Tous les orques de la planète ont un ancêtre commun qui remonte environ à 200.000 ans mais il s’en est passé des choses depuis ce jour-là.

Groupe d’orques particulièrement étudié évoluant près de Vancouver © Jeroen Mikkers

Les orques se sont dispersés sur le globe, allant dans des endroits où la nourriture, le climat ou encore la concurrence n’était pas la même que celle qu’ils connaissaient. Les orques ont alors appris de leur nouveau lieu de vie et ont transmis autant des savoir de chasse que des comportements adéquats au milieu.

De cette longue histoire d’adaptation à un milieu les orques sont allés jusqu’à développer des langages différents d’un endroit de la planète à un autre. Ne se limitant pas à cela, ils ne sont pas considérés comme étant hautement intelligents pour rien, ils arrivent même à s’adapter à notre propre langage d’humain en émettant des sons proches des nôtres !

Force est de reconnaître que chez les orques, la culture influence l’évolution, de nombreux groupes différents évoluant aux quatre coins du globe… Cela pourrait nous rappeler une autre espèce, non ?

Lire aussi : Trois scandales éclatent concernant des orques en captivité

Nos grands-mères s’occuperaient des jeunes

Puisque l’on vient de parler de transmission culturelle, autant aborder tout de suite l’organisation sociale des orques qui peuvent aussi bien vivre seules (pour un temps) que dans des groupes allant jusqu’à 50 individus.

Il a pu être mis en lumière que les matriarches âgées – et en l’occurrence ménopausées, ont un rôle clef dans la survie de leur petits-enfants en leur transmettant les « connaissances » qu’elles seules possèdent… permettant ainsi à leurs filles de se consacrer à la reproduction.
Cette transmission de savoir se traduit par un taux de mortalité des jeunes réduit jusqu’à 4,5 fois(1) !

Lire aussi : Si les Hommes vivaient comme des Baleines…

Nous serions menacés par des pollutions persistantes

Les PCB sont des polluants persistants dans l’environnement (qui se désagrègent extrêmement lentement) et qui peuvent causer cancers, dérèglements hormonaux, troubles de la fertilité, etc.

Bien qu’interdits depuis 2001, les PCB et leur pouvoir persistants ont un impact phénoménal sur la vie et la survie des orques partout dans le monde. Ils pourraient être, d’ici à 30 ou 50 ans, la cause de la disparition de la moitié des orques du monde(2). Autres sujets d’inquiétude pour les orques : les microplastiques et les nuisances sonores.

Nous accepterions l’homosexualité

S’il existe au moins 450 espèces de vertébrés qui pratiquent l’homosexualité d’une manière ou d’une autre, les orques en sont.

Orque évoluant le long des côtes © Nick Grobler

La pratique est encore peu étudiée chez les orques pour des raisons simples de difficulté d’observation, mais des groupes d’Amérique du nord sont cependant clairement identifiés comme pratiquant une sexualité de plaisir entre hommes.

En effet les orques se retrouvent dans des baies particulières afin de se reproduire mais une fois le rituel de reproduction achevé, les mâles partent de leur côté, laissant les femelles à leur sort. Se retrouvant alors tous à un endroit proche du site de reproduction, les mâles se frottent ensemble sur les galets du fonds jusqu’à avoir tous une érection pour se frotter alors les uns aux autres.

Illustration bannière : La tendresse chez les orques © Natalya Zelenova
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1 commentaire Donnez votre avis
  1. Pas les femmes alors ? Vous auriez pu dire « Si on vivait… », « Si nous vivions… », « Si les Humains vivaient… ». Mais non, pour vous, c’est juste les hommes qui ont le droit de vivre comme… Très dommage d’exclure ainsi la moitié de l’humanité, surtout pour un média qui se prétend écolo, d’une série qui était à la base pourtant fort sympathique.

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