Les consommateurs les plus responsables ne sont pas les plus riches

Consommer vert ne serait pas tant une affaire de budget qu’une question de sensibilité environnementale, révèle une étude du ministère de l’Environnement.

Rédigé par Sybille de la Rocque, le 9 Jan 2017, à 10 h 25 min

Une étude du ministère de l’Environnement révèle que les consommateurs les plus responsables ne sont pas forcément ceux qui ont un niveau de vie élevé, mais simplement ceux qui sont les plus concernés par les questions environnementales.

Les éco-consommateurs prêts à payer leurs produits 44 % plus cher

Les consommateurs les plus responsables ne sont pas forcément les plus aisés financièrement. C’est ce que révèle une récente étude du ministère de l’Environnement qui tord le cou à une idée largement répandue, selon laquelle consommer des produits écoresponsables serait avant tout une question de budget. Cette enquête révèle en effet que ce mode de consommation tient davantage à l’idée que se font les consommateurs de l’avenir de leur planète.

La sensibilité environnementale aurait davantage d’impact que le revenu sur les comportements d’achats. C’est ainsi que les éco-engagés, convaincus d’avoir un rôle à jouer pour la planète, sont prêts à payer 44 % de plus pour acheter un produit respectueux de l’environnement tandis que les Français les plus aisés ne consentent à payer que 34 % de plus pour un produit vert.

Le ministère étudie un nouveau mode d’étiquetage des produits verts

Conclusion : les opinions, davantage que le budget, jouent en faveur des réflexes de consommation. « La sensibilité environnementale des consommateurs semble même jouer un rôle plus fort que leur niveau de revenu. En effet, les consommateurs qui ont le niveau de vie le plus bas sont prêts à payer 13 % de plus pour un produit plus vert, tandis que les plus aisés paieraient 34 % de plus. L’impact du niveau de vie est donc significatif, mais moindre que celui de la sensibilité environnementale : le supplément de prix qu’un consommateur éco-engagé déclare être prêt à payer (44 %) est 1,5 fois plus élevé que celui auquel consent un consommateur au niveau de vie élevé », note ainsi l’étude du ministère de l’Environnement.

consommateur-verts

Face à ces résultats, le ministère entend développer un étiquetage spécial, dédié à la reconnaissance de ces produits écoresponsables et qui permettraient aux consommateurs de mieux cibler leurs achats.

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8 commentaires Donnez votre avis
  1. Si on va au Pays-bas, on peut remarquer que depuis 25-30 ans ils utilise des éoliènnes et eux contrairement à nous, qui somme les champions du nucléaire, eux n’ont absolument pas de problèmes. Il faut bien voir qu’ils font tout pousser absolument du cannabis a la vanille, du café à l’avocat, de la tomate à la pastèque. On peut absolument tout faire pousser chez nous. Chez nous et en utilisant le moin de pesticide possible.

  2. Oui, mais ce n’est pas une obligation.
    D’ailleurs, je consomme de l’électricité verte à un tarif inférieur au tarif règlementé.
    L’agriculture bio n’est pas plus couteuse à produire (moins d’intrants, donc moins d’interventions), et l’agriculture raisonnée est aussi respectueuse de l‘environnement.
    Par contre, reconnaitre le travail du producteur et le rémunérer justement induit un coût qui n’est pas l’apanage de l’agriculture biologique, mais du commerce équitable. ET POUR CELA, JE SUIS PRÊT À FAIRE UN EFFORT.
    Concernant les équipements, ce qui est bon marché est bien souvent bon à rien et de piètre durée. Un achat respectueux de l’environnement est un achat durable et économe à l’usage.

  3. Pour ma part j’achète local et de saison avant d’acheter bio. Et je paie plus cher s’il faut, sans problème. Mais ça n’est pas tellement pour la planète, sinon pour ma santé et celle de ma famille et la santé économique de « ma communauté » : je préfère donner mon argent au maraîcher, à l’éleveur, à l’apiculteur etc…. du coin, de mon réseau, de ma commune, de mon département qu’à des centrales de production énormes, situés en Espagne, en Italie, etc… qui ne respectent en rien les valeurs que je défends (respect des hommes, de l’environnement, des animaux, etc…) Je ne suis pas unique dans cette démarche. Ainsi, au lieu de mettre un étiquetage spécial pour ce qui devrait être la norme, obliger l’indication de l’origine des produits sur chacun d’eux semblerait être une sérieuse avancée et nous permettrait de moins se compromettre en achat douteux. Merci en tout cas pour l’article!

  4. Au delà des produits alimentaires, il semble que les personnes aux plus hauts revenus soient ceux qui polluent le plus dans notre système de consommation.
    La limite de budget incite à réparer et à consommer d’occasion là où d’autres changeront ou achèteront des objets neufs. Or la production des objets est polluante. L’exemple le plus criant est la voiture (et ses bonus « écologiques ») ou l’appareil ménager A+++ pour remplacer l’existant à l’étiquette moins flatteuse!

    • Encore un préjuger à combattre.
      Disposer de plus de moyens n’implique pas ce que vous prétendez.

  5. Ma réponse est NON, nous pouvons consommer tout aussi sainement avec une agriculture raisonnée, le bio pour moi n’est que foutaise et arnaque, surtout lorsque voit l’on des produits bio qui viennent de certains pays avec des méthodes bio plus que douteuses.

    • Par rapport au bio, il convient de vérifier le label bio. Ainsi en Suisse la label bio bourgeon garantit un mode de production aux standards de « bio suisse » même pour les produits dont l’origine laisserait douter des exigences relatives au bio local.

    • D’accord avec vous le bio est une foutaise surtout quand on va chercher du bio en ou ailleurs.

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