Interdiction de 3 pesticides : les abeilles sont-elles gagnantes ?

Rédigé par Jean-Marie, le 30 Apr 2013, à 17 h 27 min

A première vue, c’est une victoire pour tous ceux qui se battent depuis des années pour faire reculer les pesticides, premiers désignés dans l’hécatombe des abeilles partout dans le monde. Mais curieusement, l’interdiction de 3 pesticides neurotoxiques par la Commission européenne n’a pas déclenché que des applaudissements. Pourquoi cette retenue face à une nouvelle qui paraît pourtant aller dans le bon sens alors qu’entre 50 et 90 % des abeilles ont disparu depuis quinze ans ?

L’interdiction couronne 15 ans de combat

Depuis le livre de Rachel Carson, Printemps silencieux (1962) on sait que les pesticides consituent un progrès important dans la maîtrise des ressources alimentaires, qui se paie au prix fort.

L’utilisation sans discernement de ces produits neurotoxiques a des effets ravageurs sur la santé de la faune et de la flore : on voit se développer des phénomènes de résistance chez les insectes, des troubles de la reproduction chez les oiseaux et disparaître les abeilles…  Fin des abeilles = fin du monde

Saves the beas !

Plus récemment, la bataille pour sauver les abeilles a été marquée par un avis demandé par la Commission européenne, l’Autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA) avait fait part en janvier dernier de « conclusions inquiétantes » au sujet de plusieurs pesticides contenant du clothianidine, de l’imidaclopride et du thiaméthoxame.

Une interdiction provisoire de 3 pesticides

La Commission va donc suspendre pendant 2 ans l’utilisation de trois néonicotinoïdes (classe d’insecticides neurotoxiques) présents dans des pesticides pour 4 types de cultures : le maïs, le colza, le tournesol et le coton.

Ces pesticides incriminés sont présents dans des pesticides principalement commercialisés par l’Allemand Bayer et le Suisse Syngenta, notamment le Cruiser OSR.  L’interdiction sera proportionnée, car elle ne concernera que certaines cultures et les périodes de l’année durant lesquelles les abeilles sont actives.

Le ministre de l’Agriculture française, Stéphane Le Foll, s’est réjouit de cette interdiction. Il avait interdit, en juin dernier, le Cruiser OSR sur le colza. Le commissaire en charge du dossier, le Maltais Tonio Borg, a déclaré : « Les abeilles sont vitales pour notre écosystème et elles doivent être protégées, d’autant qu’elles apportent une contribution annuelle de 22 milliards d’euros à l’agriculture européenne« .

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13 commentaires Donnez votre avis
  1. Cette catastrophe écologique devraient alerter encore une fois les autorités internationales mais une interdiction de 2 ans sera trop courte et une fois de plus, c’est l’industriel qui gagne face à la nature jusqu’à ce qu’elle reprenne ses droits, alors surviendra la disparition des abeilles et de l’espèce humaine.

  2. Quels sont ces 3 noms de pecticides?

  3. Qu’on soit obligé de se battre pour avoir le droit de respirer un air non empoisonné, de boire une eau non polluée, de manger une nourriture non contaminée, est déjà fabuleux. Pourquoi hésite-on à envoyer ces assassins au pilori alors qu’on n’a aucun scrupule à punir sévèrement les voleurs de pommes ?
    Je sais, Monsanto est devenu une insulte, mais ça ne suffit pas: au-lieu de poser des bombes pour tuer les honnêtes gens, messieurs les terroristes, allez donc en poser chez les empoisonneurs publics. Mais voilà, ceux-là se défendent bien et vous n’avez pas les c. de vous en prendre aux vrais ennemis de l’humanité. La cupidité et la veulerie nous empêchent de réagir, alors ne pleurons pas sur notre sort.

  4. je suis stupéfait par la totale desinformation dont temoignent les « savants » commentaires émis ,,
    pas un mot sur les pertes de cultures non protégées , sur les usages très bien connus des utilisateurs ,
    ni sur les nombreuses causes de mortalité des abeilles ,,,,dont les importations hasardeuses ,
    Il y a de l’ avenir pour des leçons de morale ,,,de bon sens et de veritable information , mais , hélas ,
    il y a une surdité grave envers la Science , la Recherche ,et la realité des productions alimentaires ,!!!!

  5. Trop facile de dire « on ne leur apprend pas que c’est toxique » ! Si les agriculteurs savent lire et s’ils ont une cervelle, ils n’ont qu’à se documenter sur le problème et actuellement, c’est beaucoup plus facile car on trouve des renseignements et des analyses à peu près partout. Il y a 40 ans, j’avais été capable à 17 ans de me documenter sur la pollution alimentaire, sur les pluies acides en Forêt Noire, etc. Alors tant pis pour eux, ils n’ont qu’à faire le bon choix !

  6. seulement 2 ans et 4 cultures ??? et le reste ? les vignes, les arbres fruitiers, les autres céréales je ne suis pas convaincue qu’au bout du compte ce soit suffisant mais c’est peut être un début et je confirme je suis dans le Vaucluse et tres peu de paysans se protègent lorsqu’ils sulfatent ou traitent ^-^

  7. Pourquoi cette retenue pour l’interdiction de ces pesticides ?uniquement parce que c’est une question de gros sous !!tant pis pour les abeilles et pour les humains seul compte le sacro-saint « POGNON »

    • Eh oui, nous vivons dans une société monothéiste dont le seul dieu est l’ARGENT !

  8. les pesticides tuent les abeilles ect…
    mais les gros céréaliers viticulteurs arboriculteurs passent pour certain l’arme a gauche et j’espère qu’ils continueront a engraisser les POMPES FUNèbres qu’ils traitent quèils traitent…puisque pour eux ils n’y a pas d’autres alternatives!

  9. C’est un bon début vers une économie durable !

  10. Etrang article que celui-ci qui, jusqu’au début de la conclusion semble faire l’apologie de la chimie, répétant l’avis d’union qui n’ont que le nom pour prétendre protéger les plantes!

  11. Le chemin du  » tout poisons » ( car rappelons-le, un agriculteur qui répand un produit, protégé comme un astronaute, et qui meurt à 45 ans d’un cancer, utilise du poison ,toutes marques confondues), vers le  » sans poisons, sera long et difficile.
    Mais c’est la seule voie possible.
    Cela laisse un potentiel d’avenir et d’emplois immense.

    • Je ne connais aucun agriculteur qui répande ses produits protégé comme un astronaute, mais peut-être est-ce le cas des vignerons ?
      Ils répandent la plupart du temps leurs produits « à l’abri » dans leur cabine de tracteur (pour peu que les vitres soient fermées…), mais le nombre d’agriculteurs qui prennent des précautions particulières doit être proche de zéro (je n’en ai en tout cas jamais vu).
      On ne leur apprend pas que c’est toxique, ce n’est pas le rôle des lycées ni des publications agricoles, leur but est au contraire de leur faire acheter un maximum de saloperies, afin qu’un maximum de gens soient malades, dépendants.
      Comme l’avait compris un jeune agriculteur qui se mourait du cancer, les produits l’avaient rendu malade, maintenant les mêmes produits (les mêmes labos) prétendaient le guérir, ils étaient gagnants sur toute la ligne et, lui, était victime sur toute la ligne.
      Un autre gros intérêt des pesticides est qu’ils affaiblissent aussi sur le plan intellectuel, les enfants d’agriculteurs souffrent plus que la moyenne de retard mental (études du professeur Sultan), et il est des plus intéressant pour un État d’avoir une population vulnérable et malléable sur tous les plans (physique, intellectuel, moral, spirituel…).

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