La France à la 18e place des pays à risques climatiques dans le monde

L’ONG Germanwatch rappelle que les impacts liés aux intempéries dans le monde en 2017 ont été les plus importants jamais enregistrés durant ces vingt dernières années. D’ailleurs, dans la dernière évaluation mondiale des risques climatiques, la France se place au 18e rang des pays les plus vulnérables aux événements climatiques extrêmes.

Rédigé par MEWJ79, le 5 Dec 2018, à 11 h 40 min

Selon l’indice mondial des risques climatiques, publié mardi 4 décembre 2018, la France se classe 18e pays à risques climatiques dans le monde, avec une moyenne de 1.121 décès par an, entre 1998 et 2017.

Catastrophes naturelles : la France 18e pays le plus vulnérable

L’organisation Germanwatch a publié mardi 4 décembre son indice mondial des risques climatiques(1). Pour parvenir à établir ce rapport annuel, l’ONG calcule les coûts, pour chaque pays, des conditions climatiques dites extrêmes qu’il subit. En outre, elle rappelle aussi que rien qu’en 2017, 11.500 personnes sont mortes des suites de phénomènes météorologiques extrêmes et les dommages économiques se sont élevés à près de 375 milliards de dollars.

Mauvaise nouvelle à l’ouverture de la COP24 pour la France, qui occupe le 18e rang des pays les plus vulnérables aux intempéries extrêmes avec une moyenne de 1.121 décès par an, entre 1998 et 2017. Si l’Hexagone est si mal classé, il le doit notamment au bilan meurtrier de la tempête Xynthia, 43 décès en 2010.

Paris lors des inondations de janvier 2018 © olrat

Huit des dix pays les plus touchés entre 1998 et 2017 sont en voie de développement

Autre grand pays mal classé, les États-Unis, qui se situent au 12e rang. En vingt ans, ils ont ainsi perdu l’équivalent de 48,7 milliards de dollars par année, notamment à cause des terribles ouragans. On peut citer Katrina, l’un des plus puissants ayant frappé les Américains, et qui a entraîné la mort de 1.836 personnes.

Mais ce sont le plus souvent des pays pauvres qui paient les plus lourds tributs. Le rapport montre que huit des dix pays les plus touchés entre 1998 et 2017 sont en voie de développement. Sur cette période, Porto Rico, le Honduras et la Birmanie ont été les plus touchés.

Au final, Stefan Küper, responsable presse de Germanwatch, espère que ce rapport « jouera un rôle important, ici, à Katowice, à la Cop24 ».

Illustration bannière : La Seine sort de son lit à Triel-sur-Seine – © François Boizot
Références :
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Journaliste, je fais le grand écart entre football et littérature jeunesse.

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