Ile de France : 41.000 foyers seront bientôt électrisés… grâce aux déchets !

Rédigé par Eva Souto, le 29 Jul 2014, à 15 h 29 min

La commune du Plessis-Gassot (95) vient d’inaugurer une centrale qui fournira l’équivalent de la consommation de 41 200 foyers à partir du méthane produit par la fermentation de déchets non recyclables. Une première dans le paysage français. Plein phare sur une initiative originale.

Electr’od, une centrale qui produit du biogaz à partir de détritus

Centrale biogaz Electr'odSituée à côté d’un site de stockage de déchets de la commune de Plessis-Gassot, une centrale produisant du biogaz à partir de détritus a été inaugurée en juin 2014.

Son nom ? Electr’od.

Le procédé est simple : il consiste à laisser fermenter les déchets non recyclables en l’absence d’oxygène, pour en extraire le méthane.

Ce dernier, qui entre dans la composition du biogaz, est ensuite transformé en électricité grâce à un processus de méthanisation.

Electr’od : une capacité de 130 000 MWh par an

Electr'odLa centrale Electr’od sera la plus grande centrale du genre en France. Elle aura une capacité de production de 130 000 MWh par an.

A titre de comparaison, cela correspond à la production électrique annuelle de 40 éoliennes.

Mais elle représente également l’équivalent de la consommation de 41 200 foyers. Une production qui sera vendue à ERDF avant d’être injectée dans le réseau électrique national.

Electr’od : chauffer une ville grâce à la valorisation du biogaz

Electr'od 2Electr’od fonctionne en cogénération, et produit simultanément 30 000 MWH/an d’énergie thermique, soit l’équivalent de la consommation de 2 850 foyers environ.

Cette énergie thermique alimente un nouveau réseau de chauffage et eau chaude sanitaire de la commune de Plessis-Gassot : foyers et établissements collectifs (Mairie, salle des fêtes, église, bâtiment communal).

 

Plessis-Gassot : la ville ne compte que… 69 habitants !

Plessis-GassotLa chaleur produite par la centrale permettra d’alimenter le réseau de chauffage et d’eau chaude de la commune.

Veolia souligne que « c’est la première fois en France qu’une ville est chauffée grâce à la valorisation du biogaz ».

Mais l’information est à relativiser puisque la ville de Plessis-Gassot ne compte que 69 habitants.

La facture de chauffage des habitants de Plessis-Gassot raccordés au réseau alimenté par Electr’od diminuera de 92 % pour un chauffage électrique et de 91 % pour un chauffage au fioul.

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Eva est passionnée d’écriture. Elle est sensible aux sujets de société, et en particulier, à ceux qui touchent au développement durable, au commerce...

5 commentaires Donnez votre avis
  1. question bête mais : pourquoi est-ce revendu à ERDF avant d’être ré injecté par edf ???? hum hum encore monopole ? intermédiaires …

    • Bonjour CNOUS,

      ce n’est pas tant une question de monopole : il n’est pas si simple qu’il le parait de transporter de l’énergie électrique, et c’est justement le métier d’ERDF.
      Bien cordialement

  2. Encore 2 lecteurs qui n’nt rien compris : le méthane, de formule chimique CH4, c’est encore ce qu’on appelle le gaz naturel, et un fois de +, on ferait bien mieux de l’injecter directement ds le canalisations qui passent devant chez vous, puisque C’EST LA MEME CHOSE ! Il faut le répéter combien de fois ?

  3. Néanmoins, le méthane est 23 fois plus puissant que le CO2 pour l’ effet de serre et le réchauffement de la planète, mais il reste 16 fois moins longtemps (12 ans contre 200) dans l’atmosphère. Son impact climatique est net est donc 1,5 fois supérieur, mais il est renouvelable. Rien n’est parfait … mais même si cela est renouvelable, ce n’est pas très bon non plus pour la planète.

    • Rien n’est parfait, certes ! Mais entre 2 maux, il faut choisir le moindre, je préfère le méthane à l’énergie nucléaire qui ne génère pas de réchauffement climatique mais a de bien pires effets…

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