ONU : sauver la planète ne peut se faire sans le respect des droits de l’Homme

L’ONU appelle les pays à respecter les droits de l’homme et à intégrer une approche plus humaine de la protection de l’environnement.

Rédigé par Paolo Garoscio, le 23 Aug 2021, à 9 h 35 min
ONU : sauver la planète ne peut se faire sans le respect des droits de l’Homme
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En amont du sommet de la conférence de l’ONU à venir en octobre 2021, qui se tiendra dans la ville chinoise de Kunming, David Boyd, rapporteur spécial de l’Organisation des Nations Unies sur les droits de l’homme et de l’environnement, a appelé les pays à ne pas oublier les droits de l’homme lorsqu’il s’agit d’établir les stratégie de protection de la planète et de la biodiversité.

Protéger la planète ne doit pas aller à l’encontre des droits de l’Homme

Alors que les 190 pays-membres de l’ONU vont, au sommet sur la biodiversité de Kunming, travailler sur le cadre pour lutter en faveur de la planète et de la biodiversité dans le monde post-Covid, dont une première version a été publiée par l’ONU en juillet 2021, David Boyd espère que les travaux prendront en compte les droits de l’homme. Une demande qui s’explique facilement : « la conservation centrée sur les droits de l’homme est le moyen le plus efficace, efficient et équitable de protéger la planète, » écrit-il dans le communiqué publié le 21 août 2021.

Or, il souligne que, jusqu’à présent, ce ne fut pas le cas : la protection de l’environnement, dans de nombreux cas, s’est faite au détriment de la vie humaine, avec des politiques visant tout simplement à supprimer la présence de l’humain de certains territoires (ou à en interdire son retour) afin qu’une nature « sauvage » renaisse. Or, « l’objectif du sommet est d’établir un ‘monde vivant en harmonie avec la nature’ d’ici 2050, » rappelle l’ONU, ce qui ne peut se faire sans inclure la dimension humaine.

Protéger les femmes et les peuples autochtones

droits humains environnement

La protection de l’environnement implique la prise en compte des populations autochtones – © Tetyana Dotsenko

Naturellement, le rapporteur spécial de l’ONU cible des populations bien précises, notamment les femmes, mais aussi les peuples autochtones, les communautés locales, les paysans, les jeunes ruraux… aucun de leurs droits, souligne l’ONU, n’est aujourd’hui considéré comme prioritaire. « Leurs droits humains, fonciers et de propriété, leurs connaissances et leurs contributions à la conservation doivent être reconnus, respectés et soutenus, » déclare David Boyd.

Il demande donc que ces droits soient intégrés à la prochaine version du Cadre qui ressortira du sommet de Kunming. « Les États doivent améliorer le projet de Cadre mondial pour la biodiversité post-2020 en veillant à ce que les approches fondées sur les droits soient obligatoires dans toutes les actions visant à conserver, restaurer et partager les avantages de la biodiversité, y compris le financement de la conservation. »

Dans la version de juillet 2021 du Cadre mondial pour la biodiversité, il a été décidé qu’il faut protéger au moins 30 % de la surface de la planète et en lancer la « restauration » de 20 % à l’hozion de 2030, afin que l’humain puisse prétendre vivre en harmonie avec la nature à l’horizon de 2050.

Illustration bannière : Enfants dans une communauté paysanne, péninsule du Yamal – © evgenii mitroshin
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Après son Master de Philosophie, Paolo Garoscio s'est tourné vers la communication et le journalisme. Il rejoint l'équipe d'EconomieMatin en 2013.

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