Arrêts maladie, chômage, gaz… tout ce qui change en septembre 2026

Prix du gaz, MaPrimeRénov’, arrêts maladie, chômage, retraites ou impôts : voici les principaux changements de septembre 2026.

Rédigé par , le 31 Aug 2026, à 11 h 05 min
Arrêts maladie, chômage, gaz… tout ce qui change en septembre 2026
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Le logement, la santé, l’emploi, la fiscalité ou encore la mobilité sont concernés. Certaines mesures entrent en vigueur dès le 1er septembre 2026, tandis que d’autres accompagnent plus largement la rentrée et touchent aussi les entreprises ou les collégiens.

Prix du gaz et MaPrimeRénov’ : septembre 2026 change la donne pour le logement

Le changement de mois sera loin de passer inaperçu. Dès le mardi 1er septembre 2026, de nouvelles règles s’appliqueront dans plusieurs domaines de la vie courante. Pour les foyers chauffés au gaz, la rentrée commence par une hausse. Le prix repère de vente du gaz augmente de 5,6 % entre août et septembre 2026. Il passe ainsi de 162,89 euros à 172,05 euros TTC par mégawattheure. Cette référence ne constitue pas un tarif réglementé imposé aux fournisseurs, mais elle sert de point de comparaison et entre directement dans la construction de nombreuses offres.

L’impact potentiel est loin d’être marginal. Environ 6 millions de ménages, soit près de 60 % des abonnés résidentiels au gaz, disposent d’une offre indexée sur ce prix repère. Il en coûtera 0,168 euro par kilowattheure pour un profil utilisant le gaz pour la cuisson et l’eau chaude et d’environ 0,135 euro par kilowattheure pour le chauffage.

Au même moment, les règles de MaPrimeRénov’ évoluent pour certaines rénovations importantes. À partir du 1er septembre, une maison individuelle ne pourra plus bénéficier de MaPrimeRénov’ Rénovation d’ampleur si un chauffage au gaz est conservé à l’issue des travaux. L’objectif affiché est de concentrer davantage les aides publiques sur les rénovations permettant de réduire durablement l’utilisation des énergies fossiles. Le plan gouvernemental vise ainsi à « prioriser les projets les plus vertueux pour sortir des énergies fossiles ».

La mobilité bénéficie, à l’inverse, d’un nouveau coup de pouce. L’achat ou la location d’une voiture électrique d’occasion auprès d’un professionnel devient éligible à une aide financée par les certificats d’économie d’énergie. Son montant est de 337 euros par véhicule. Le modèle doit notamment être entièrement électrique et avoir été immatriculé en France entre 2017 et 2023. Aucune condition de revenus n’est mentionnée par le quotidien pour bénéficier de ce dispositif.

Arrêts maladie, médicaments et ruptures conventionnelles : les règles se resserrent

Les salariés devront aussi se familiariser avec un nouveau cadre en matière d’arrêt de travail. À compter du 1er septembre 2026, une première prescription sera en principe limitée à 31 jours. Une prolongation ne pourra, elle, excéder 62 jours. Il ne s’agit toutefois pas d’une interdiction des arrêts plus longs. Lorsqu’une situation médicale l’exige, le professionnel de santé pourra dépasser ces plafonds en motivant sa décision sur la prescription. Les médecins, chirurgiens-dentistes et sages-femmes devront par ailleurs préciser les éléments médicaux justifiant l’interruption du travail. La réforme instaure donc surtout un encadrement plus formalisé des prescriptions de longue durée.

Cette évolution intervient dans un contexte de forte progression des dépenses. 9,1 millions d’arrêts avaient été indemnisés en 2024, soit une hausse de 10 % par rapport à 2019. Les indemnités journalières ont, elles, représenté 17,9 milliards d’euros en 2025. Pour les patients concernés par des pathologies nécessitant une interruption prolongée, davantage de renouvellements pourront donc être nécessaires.

Autre changement à la pharmacie : le refus de certains médicaments de substitution pourra désormais avoir une conséquence immédiate sur l’avance de frais. Lorsqu’un pharmacien propose un médicament biosimilaire ou hybride substituable au médicament de référence, le patient qui refuse cette substitution dans les situations prévues ne bénéficiera plus automatiquement du tiers payant pour le produit concerné. Il devra régler le médicament avant d’être remboursé.

Le durcissement est également notable du côté de l’assurance chômage. Les personnes quittant leur emploi dans le cadre d’une rupture conventionnelle verront leur durée maximale d’indemnisation réduite. Pour les moins de 55 ans, elle passera de 18 à 15 mois. À partir de 55 ans, le plafond sera fixé à 20,5 mois, contre 22,5 mois pour les 55-56 ans et jusqu’à 27 mois pour les personnes âgées d’au moins 57 ans dans le précédent dispositif.

Dans les territoires ultramarins, hors Mayotte, les durées maximales seront différentes : 20 mois pour les moins de 55 ans et 30 mois à partir de 55 ans. Une rupture conventionnelle continuera donc de permettre l’ouverture de droits à l’assurance chômage lorsque les conditions sont réunies, mais la période maximale de couverture sera plus courte pour une partie des salariés.

Septembre 2026 rebat aussi les cartes des retraites et des impôts

Les futurs retraités devront eux aussi regarder attentivement la date du 1er septembre 2026. La suspension de la réforme des retraites adoptée en 2023 produit à cette date ses effets sur le calendrier de relèvement de l’âge légal. L’âge de 64 ans ne s’appliquera plus aux personnes nées en 1968, mais à celles nées à partir de 1969. Pour les générations nées entre 1964 et 1968, l’âge légal de départ s’échelonne désormais entre 62 ans et 9 mois et 63 ans et 9 mois. La modification peut donc permettre à certaines personnes de liquider leur retraite plus tôt que ne le prévoyait initialement la réforme de 2023. Les dispositifs concernant certaines carrières longues sont également affectés par cette suspension.

Un autre changement porte sur le calcul de la pension de certains parents. Le salaire annuel moyen servant au calcul sera déterminé à partir des 24 meilleures années pour les parents ayant eu un enfant et des 23 meilleures années pour ceux qui en ont eu au moins deux. Jusqu’à présent, le calcul reposait sur les 25 meilleures années.

Le mois de septembre correspond par ailleurs à l’actualisation annuelle du prélèvement à la source. Le taux issu de la déclaration de revenus remplie au printemps 2026, sur les revenus perçus en 2025, commence à s’appliquer. Les contribuables dont la situation a sensiblement changé peuvent toujours demander une modulation de ce taux.

Certains foyers auront aussi un reliquat d’impôt à acquitter. Lorsque le montant restant dû dépasse 300 euros, celui-ci n’est pas prélevé en une seule fois : il est réparti sur plusieurs échéances jusqu’en décembre. La rentrée fiscale pourra donc peser pendant plusieurs mois sur le budget des contribuables concernés.

Facturation électronique, PFAS, collège : les autres nouveautés de la rentrée

La réforme de la facturation électronique franchit également une étape majeure. Dès le 1er septembre, toutes les entreprises devront être capables de recevoir des factures électroniques, quelle que soit leur taille, selon le Gouvernement. Cette obligation concerne donc aussi les indépendants et les très petites structures dans leur activité professionnelle.

Le calendrier est plus contraignant encore pour les grandes entreprises et les entreprises de taille intermédiaire. Elles doivent commencer à émettre leurs factures électroniques et transmettre à l’administration certaines données liées aux transactions et aux paiements. Plus de 10 millions d’acteurs économiques sont concernés par l’ensemble de cette transformation.

Une autre mesure entre en vigueur dans le domaine environnemental. Les industriels responsables de rejets significatifs de PFAS dans l’eau devront désormais acquitter une redevance fondée sur le principe du pollueur-payeur. Son montant est fixé à 100 euros par tranche de 100 grammes rejetés. Ces substances chimiques, souvent qualifiées de polluants éternels en raison de leur très forte persistance dans l’environnement, font l’objet d’une réglementation de plus en plus stricte.

Enfin, la rentrée scolaire apporte une nouveauté aux élèves de quatrième. Une formation d’éducation économique, budgétaire et financière doit leur permettre d’acquérir des connaissances pratiques sur la gestion d’un budget, l’épargne, le crédit ou encore les risques d’arnaques. Un atelier de deux heures est prévu dans ce cadre. Le ministre de l’Éducation, Édouard Geffray, évoque l’apprentissage des « règles de base de l’économie », tandis que le ministre de l’Économie, Roland Lescure, estime nécessaire de « mieux éduquer » la population sur ces questions.


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Journaliste de formation, Anton écrit des articles sur le changement climatique, la pollution, les énergies, les transports, ainsi que sur les animaux et la...

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