ARS, électricité, téléphone, carte grise : tout change en août 2026

Le démarchage téléphonique devient interdit, l’allocation de rentrée scolaire arrive, et l’électricité devient plus chère : voici tout ce qui change au 1er août 2026.

Rédigé par , le 31 Jul 2026, à 8 h 00 min
ARS, électricité, téléphone, carte grise : tout change en août 2026
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Si vous achetez un véhicule d’occasion, le faire immatriculer risque de devenir plus compliqué à partir d’août 2026, le nombre de garages habilités pour réaliser cette démarche devant baisser.

L’allocation de rentrée scolaire arrive : qui reçoit combien et quand ?

Chaque année, l’allocation de rentrée scolaire (ARS) constitue un pilier du soutien aux familles aux revenus modestes. En 2026, les montants s’échelonnent entre 426,87 et 466,02 euros selon l’âge de l’enfant. Versée automatiquement aux bénéficiaires déjà connus de la Caisse d’allocations familiales (CAF), elle vise à couvrir les frais de fournitures, vêtements et équipements nécessaires à la scolarité. Les familles concernées doivent respecter des plafonds de ressources calculés sur la base du revenu net catégoriel de 2024.

Les montants de l’ARS varient en fonction de la tranche d’âge. Un enfant âgé de 6 à 10 ans ouvre droit à 426,87 euros, tandis qu’un collégien de 11 à 14 ans permet de percevoir 450,41 euros. Pour les lycéens de 15 à 18 ans, le montant atteint 466,02 euros. Une famille avec trois enfants scolarisés en primaire, collège et lycée peut ainsi recevoir jusqu’à 1.343,30 euros, somme déterminante pour absorber le choc financier de la rentrée.

Le versement de l’ARS intervient à des dates distinctes selon les territoires. En métropole, en Guadeloupe, en Guyane et en Martinique, le virement sera effectué le 18 août 2026. À Mayotte et à La Réunion, l’allocation sera versée dès le 4 août, soit deux semaines plus tôt. Selon l’administration française, cette différence s’explique par les calendriers scolaires propres à ces territoires, où la rentrée intervient parfois avant la métropole.

Pour bénéficier de l’ARS, les familles doivent avoir au moins un enfant scolarisé âgé de 6 à 18 ans et respecter un plafond de ressources fixé par décret. En 2026, un couple avec deux enfants ne doit pas dépasser un revenu net catégoriel de 25.370 euros pour l’année 2024. Les familles monoparentales ou nombreuses bénéficient de plafonds majorés. Les allocataires de la CAF reçoivent l’aide automatiquement, tandis que les autres doivent déposer une demande avant la fin du mois d’août.

Les tarifs réglementés d’électricité affichent une hausse

Alors que les familles préparent la rentrée, les tarifs réglementés de vente d’électricité augmenteront de 2,5 % dès le 1er août 2026, annonce la Commission de régulation de l’énergie (CRE). Une hausse qui pèse avant tout sur les ménages modestes, souvent captifs de ces tarifs et contraints de rogner sur d’autres postes budgétaires pour absorber la facture.

La CRE recense 20 millions de foyers français abonnés aux tarifs réglementés de vente d’électricité (TRVE). Parmi eux, une majorité de ménages modestes ou âgés, moins enclins à comparer les offres du marché libre ou à changer de fournisseur. Ces foyers, souvent locataires ou propriétaires de logements anciens mal isolés, subissent de plein fouet chaque ajustement tarifaire.

Cette hausse de 2,5 % se traduit par une augmentation moyenne de 26 euros par an et par foyer. Un montant qui peut sembler dérisoire pour un ménage aisé, mais qui représente plusieurs jours de courses alimentaires pour une famille vivant sous le seuil de pauvreté.

Parallèlement, le prix repère de vente du gaz diminue de 0,8 % au 1er août 2026. Il passera de 164,21 euros TTC/MWh à 162,89 euros TTC/MWh. Cette évolution permettra aux ménages de réaliser une économie moyenne d’environ 1,32 euro sur la facture du mois d’août.

Protection des consommateurs : le démarchage téléphonique devient interdit

Face aux abus répétés du démarchage téléphonique, notamment dans le secteur de l’énergie, le gouvernement renforce la protection des particuliers. Dès le 11 août 2026, toute entreprise devra obtenir un consentement explicite avant de contacter un consommateur par téléphone. Le démarchage téléphonique devient donc interdit par principe – raison pour laquelle le dispositif Bloctel prend fin à cette même date.

Une entreprise pourra contacter un particulier par téléphone seulement si l’appel concerne un contrat déjà conclu avec celle-ci, ou si un consentement a été exprimé de manière libre et éclairée. Concrètement, les opérateurs devront recueillir un accord préalable, par écrit ou via un formulaire en ligne, avant tout démarchage commercial. Les appels non sollicités seront passibles de sanctions financières pouvant atteindre plusieurs milliers d’euros par infraction.

Les particuliers pourront désormais signaler tout appel abusif via une plateforme dédiée mise en place par la Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF). En cas de manquement, les entreprises s’exposent à des amendes administratives et à une inscription sur une liste noire accessible au public. Les associations de consommateurs saluent cette avancée, tout en réclamant des moyens de contrôle renforcés pour garantir l’effectivité de la mesure.

Immatriculation de véhicule : vérifiez si votre garage est habilité

Enfin, un changement qui intéressera les automobilistes : à compter du 1er août 2026, les démarches d’immatriculation des véhicules d’occasion réalisées par les garages habilités vont être nettement renforcées afin de lutter contre les fraudes massives qui ont touché le Système d’immatriculation des véhicules (SIV) ces dernières années. Les professionnels devront désormais justifier d’au moins trois ans d’activité, renouveler régulièrement leur habilitation, atteindre un volume minimal de dossiers traités pour conserver leur accès au système et mettre en place un coffre-fort numérique pour sécuriser les documents liés aux demandes de carte grise.

Ces nouvelles exigences visent à mieux protéger les données administratives et à empêcher les usurpations d’identité de garages, qui ont permis la création de milliers de certificats d’immatriculation frauduleux. Pour les automobilistes, ces changements pourraient se traduire par un nombre plus limité de garages habilités à effectuer les démarches et, dans certains cas, par des délais d’immatriculation légèrement plus longs, le temps que les professionnels se mettent en conformité.



Journaliste de formation, Anton écrit des articles sur le changement climatique, la pollution, les énergies, les transports, ainsi que sur les animaux et la...

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