Le CO2 injecté dans du basalte en profondeur ?

Rédigé par Alan Van Brackel, le 9 Aug 2013, à 16 h 26 min

COdans le basalte : nouveaux tests aux Etats-Unis

wallula-columbia-plateau-etats-unisLa question est de savoir si les modèles informatiques correspondent bien à la réalité. Un projet pilote a donc été lancé, dirigé par Pete McGrail, du US Department of Energy’s Pacific Northwest National Laboratory (PNNL).

La deuxième phase du projet, expérimentale, a commencé le 17 juillet 2013 près de Wallula, dans l’État de Washington aux États-Unis, afin de vérifier la bonne capacité d’accueil du basalte pour le CO2.

Surveillance des fuites

Un puits de 1253 m a été creusé dans le plateau basaltique du Columbia pour injecter 1000 tonnes de CO2 dans des couches poreuses de basalte, situées entre 826 et 886 m de

© DR, Energy Solutions Inc pour Boise Inc

© DR, Energy Solutions Inc pour Boise Inc

profondeur. L’expérience et d’autres similaires sont effectuées actuellement et seront surveillées pour détecter d’éventuelles fuites :

  • Après l’injection de gaz début août 2013, des échantillons de liquide sont régulièrement prélevés dans le puits principal.
  • On vérifie la chimie de l’eau et sa composition en isotopes de carbone.
  • 14 mois après l’injection, un carottage sera réalisé.
  • On vérifie que les carottes contiennent des roches carbonées.

Un expérience similaire en Islande a montré que la minéralisation pouvait être plus rapide que les modèles ne le montrent.

Une technique durable ?

Reste aussi à examiner les inconvénients de cette technique. Outre la validation du processus, le premier problème qui se pose concerne la capture et l’acheminement du CO2. Les sites d’injection sont bien moins répandus que les aquifères salins.

On réfléchit donc actuellement à un enfouissement offshore. La croute océanique est en effet principalement composée de basalte sous l’eau et les sédiments.

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Chercheur dans l'âme, partagé entre l'Europe et les Etats-Unis. Parmi ses passions la musique, la photographie, et les différentes cultures du monde, Alan...

5 commentaires Donnez votre avis
  1. bonjour
    L’urgence absolue est de réduire les émissions de CO2 en isolant les bâtiments et en privilégiant les transports en commun, en réduisant les consommations inutiles (objets/aliments importés de très loin,déplacements non nécessaires etc). Le reste (ENR et captage CO2) ne peut venir qu’après.
    Tant qu’on ne lancera pas des plans nationaux d’économies d’énergie massives on continuera à aller dans le mur.
    Les ministres socialistes font les yeux doux aux Verts pour leurs journées d’été, mais c’est surtout pour des raisons électorales et le risque de leur faire avaler encore plus de couleuvres est persistant.

  2. Quel serait l’éventuel effet sur les océans ?

    Merci pour ce site super que je consulte tous les jours.
    B

    • l’adjonction de CO2 à forte dose dans la mer, rend celle-ci acide .
      Bonjour les dégats !!!

  3. A t’on pensé aux séismes qui secouent le globe de temps à autre. qu’adviendra t’il en cas de tremblement de terre dans la zone d’injection? le co2 aura t il eu le temps de se transformer?
    ou sera t’il libéré d’1 coup, provocant ainsi 1 autre catastrophe?

    • Oui, je suis d’accord avec vous pour d’éventuels séismes et n’est-ce pas aussi une autre manière de nous faire avaler la pilule pour le captage du gaz de schiste. Tous ces moyens déployés si onéreux aux contribuables que nous sommes, seraient plus utiles dans la façon de revoir à la baisse nos consommations en tous genres pour un nouveau mode de vie. Des solutions sont apportées, acceptées par les concitoyens que l’on ne veut toujours pas entendre, ni même écouter. Doit-on toujours ne faire travailler que ceux qui possèdent des tas de diplômes dans l’ingénierie des sols, les Traders, le marketing etc. des métiers bien nuisibles. Car en effet, la solution à tous nos problèmes sur ce thème serait de réduire tout simplement nos consommations qui surenchérissent et donnent de mauvaises d’influences sur les marchés mondiaux qui se permettent à leur tour de spolier les peuples de ce monde ainsi que notre planète. En étant trop gourmands et perpétuant de manière systématique leurs profits sur les générations qui nous suivent…je les trouve bien écœurant ainsi que de voir à quel point l’on est considéré nous les plus faibles d’entre nous et comment est toisée par la même notre matrice la planète bleue. Je ne suis en aucun cas défaitiste loin de là mais je suis comme des milliards de gens qui en ont assez de voir l’argent gaspillé et qui pour finir aboutira davantage au désastre de notre environnement… Ma confiance en ces travailleurs qui se disent chercheurs n’est plus…Mais là encore…je sais bien que tout ce petit monde s’en fiche pas mal…et c’est bien dommage pour le monde futur.

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