Une blockchain pour plus de traçabilité chez Carrefour

Carrefour a annoncé mardi 6 mars, la création de la première blockchain alimentaire en Europe dont le but est de procurer une traçabilité totale des poulets d’Auvergne qu’elle commercialise à 1 million d’exemplaires chaque année.

Rédigé par Jean-Marie, le 7 Mar 2018, à 8 h 00 min

Carrefour utilisera donc cette technologie de stockage et de transmission de données transparente et sécurisée afin d’offrir une « Filière Qualité Carrefour » au poulet d’Auvergne entier vendu sous sa propre marque, mais aussi dans le courant de l’année, à sept autres filières : lait, fromage, oeuf, orange, saumon, tomate et steak haché.

La blockchain alimentaire Carrefour : décryptage

Une blockchain, ou chaîne de blocs, est une technologie de stockage et de transmission d’informations fonctionnant sans organe central de contrôle. Elle permet de créer une base de données qui augmente au fur et à mesure des échanges entre utilisateurs, sans aucun intermédiaire, permettant ainsi à chacun de vérifier la validité de la chaîne.

Via la blockchain Carrefour, tous les acteurs de la chaîne d’approvisionnement pourront fournir des informations de traçabilité qui les concernent et en obtenir d’autres pour chaque lot, qu’il s’agisse des producteurs, des transformateurs ou des distributeurs.

carrefour blockchain infographie

La blockchain Carrefour en infographie © Carrefour

La blockchain au service du consommateur

Le consommateur lui aussi va profiter de cette application : à partir d’un QR Code présent sur l’emballage, il pourra visualiser sur son téléphone le parcours du poulet depuis son élevage jusqu’au rayon de supermarché : mode et lieu de l’élevage, nom de l’éleveur, type d’alimentation reçue (sans OGM, céréales et /ou soja français ou pas, sans antibiotique…), lieu d’abattage, labels…

La blockchain au service de la traçabilité alimentaire

Cette blockchain, qui est une première en Europe, apporte plusieurs avantages aux filières alimentaires explique Carrefour : « pour les consommateurs, elle répond à un besoin de transparence de plus en plus grand ; pour les éleveurs, elle leur permet de valoriser leur production et leur savoir-faire ». Pour le distributeur lui-même, « elle permet de partager avec tous ses partenaires une base de données sécurisée et de garantir aux clients une sécurité alimentaire renforcée », explique Laurent Vallée, le secrétaire général responsable de la qualité et de la sécurité alimentaire du distributeur français, très engagé par ailleurs dans le développement de gammes de produits alimentaires bio.

Illustration bannière : Poules – © Imageman
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Jean-Marie Boucher est le fondateur de consoGlobe en 2005 avec le service de troc entre particuliers digitroc. Rapidement, il convertit ses proches et sa...

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