Animaux de compagnie : les ‘colliers de dressage’ interdits en France

L’Assemblée nationale a voté l’interdiction des colliers de dressage en France lundi 16 janvier 2023. La loi a été adoptée à la quasi-unanimité.

Rédigé par Paolo Garoscio, le 18 Jan 2023, à 9 h 30 min
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La France continue dans sa lutte pour le bien-être animal en ce début d’année 2023. L’Assemblée nationale, lundi 16 janvier 2023 dans la soirée, a adopté une proposition de loi qui interdit les « colliers de dressage ». Ces colliers étaient vivement critiqués par les associations de défense des animaux car ils provoquent des souffrances. Ils sont utilisés pour « enseigner » aux animaux, en se basant sur les réponses pavloviennes.

Les colliers de dressage sont une « maltraitance banalisée »

Dans le dressage, deux écoles : la carotte ou le bâton. Les « colliers de dressage » faisaient clairement partie de cette deuxième catégorie. Utilisés chez les chiens comme chez les chats, par leurs maîtres, ils se présentaient sous différentes formes : des pics, des étrangleurs sans boucle d’arrêt voire même des versions à décharge électrique. L’idée : dès lors que l’animal avait un comportement jugé mauvais, les colliers pouvaient être utilisés pour déclencher un réflexe pavlovien.

Mais pour les associations de défense des animaux, il s’agissait tout simplement de « maltraitance banalisée par l’éducation violente des animaux », comme le souligne la fondation Brigitte Bardot, largement à l’origine de ce texte de loi. La fondation explique que « les séquelles physiques et les conséquences traumatiques augmentent le risque de dangerosité et mènent à de nombreux cas d’abandons et d’euthanasies ».

Une adoption à la quasi-unanimité, mais quelques exceptions

Le texte de loi, présenté lundi 16 janvier 2023, a été voté à la quasi-unanimité. 111 voix pour, et 5 voix contre, ces dernières venant toutes des rangs du Rassemblement National. Portée par la députée Renaissance Corinne Vrignon, elle est donc adoptée, mais devra passer au Sénat comme le veut la procédure.

La loi prévoit une amende de 750 euros pour les utilisateurs de colliers de dressage. Elle est portée à 3.750 euros pour les récidivistes et les professionnels du dressage. La vente, la cession onéreuse ou gratuite ainsi que la publicité pour ces dispositifs sont également interdits, avec des amendes pouvant atteindre 15.000 euros pour une personne morale.

Seules exceptions prévues par la loi : les services de l’armée utilisateurs de chiens, les sections cynophiles en somme, et les opérations de capture d’animaux dangereux et errants de la part d’autorités compétentes et associations.

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Après son Master de Philosophie, Paolo Garoscio s'est tourné vers la communication et le journalisme. Il rejoint l'équipe d'EconomieMatin en 2013.

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