Aide grands rouleurs, prime employeur… Le point sur les aides carburant
Entre élargissement du chèque grands rouleurs et hausse de la prime transport versée par les entreprises, la palette des dispositifs d’aides est renforcée.

Face à la flambée historique des prix à la pompe, le gouvernement a dévoilé un nouveau train de mesures d’urgence de 450 millions d’euros pour alléger la facture des ménages et des travailleurs.
Grands rouleurs : une aide pour 5,5 millions de Français
Mais pour bénéficier de ces soutiens financiers, les usagers doivent néanmoins se plier à des démarches bien précises… L’aide « grands rouleurs » de 100 euros, qui constitue la mesure phare du dispositif étatique, concerne désormais 5,5 millions de Français. Destiné aux travailleurs effectuant de longs trajets quotidiens (plus de 15 km ou au moins 8 000 km par an) et sous conditions de ressources, ce coup de pouce s’obtient via un formulaire sur la plateforme impots.gouv.fr. Les anciens bénéficiaires percevront le versement de manière automatique. Les nouveaux éligibles doivent impérativement effectuer leur demande en ligne. Attention : le guichet de la campagne actuelle ferme le 30 septembre, avant l’ouverture du nouveau volet à l’automne.
En parallèle du guichet public, les salariés peuvent solliciter une contribution directe de leur entreprise grâce au relèvement de la prime carburant. Le plafond d’exonération fiscale et sociale attribué par l’employeur a été porté de 600 à 1000 euros par an. Pour autant, le versement de cette prime n’est pas automatique : il dépend d’une décision de votre employeur ou d’un accord collectif d’entreprise. Les salariés intéressés doivent formuler leur demande auprès de leur service des ressources humaines, en fournissant un justificatif de domicile et la carte grise de leur véhicule personnel.
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Chèque énergie : versement avancé
Le gouvernement a par ailleurs décidé d’avancer le versement du chèque énergie (de 48 à 277 euros) dès le mois de janvier. De plus, des mesures ciblées et spécifiques visent à accompagner certaines professions particulièrement exposées. Telles les infirmiers libéraux, les agriculteurs ou les pêcheurs, et ce afin de compenser les surcoûts liés à la mobilité indispensable de leur activité.
L’administration fiscale et l’URSSAF réaliseront des contrôles a posteriori fondés sur les données d’immatriculation et les déclarations de revenus. Une erreur sur le type de véhicule, l’usage d’une voiture de fonction non éligible ou une surestimation des trajets domicile-travail exposerait le demandeur au remboursement des sommes perçues, et d’éventuelles pénalités pour déclaration inexacte.
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