« Pas de fusils sur les cendres » : la pétition qui réclame un répit pour les animaux après les incendies

Une pétition qui rassemble déjà plus de 300 000 signatures réclame que la chasse soit interdite dans les forêts brûlées en France cet été

Rédigé par , le 31 Jul 2026, à 10 h 04 min
« Pas de fusils sur les cendres » : la pétition qui réclame un répit pour les animaux après les incendies
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Pour laisser à la nature l’espace de renaître, une pétition « Pas de fusils dans les cendres », demande un moratoire sur la chasse dans les zones touchées par les incendies.

Suspension de la chasse : un « sursis biologique » indispensable

À la suite des incendies majeurs qui ravagent régulièrement les massifs forestiers, la question de la survie de la faune locale se pose. Les flammes ne détruisent pas seulement la flore ; elles déciment directement les populations animales et privent les survivants de leurs habitats, de leurs ressources en nourriture et de leurs points d’eau. Désorientés et affaiblis, les animaux qui ont échappé au sinistre se retrouvent souvent concentrés dans les rares zones périphériques épargnées, une situation de vulnérabilité extrême qui pose la question de leur protection immédiate.

C’est pourquoi les associations de protection de la nature et de la biodiversité réclament avec cette pétition un moratoire sur la chasse dans les forêts touchées par le feu et leurs abords. En effet, maintenir l’ouverture de la chasse dans des écosystèmes aussi durement éprouvés relève d’une double peine pour la faune sauvage. L’interdiction temporaire vise ainsi à accorder un « sursis biologique » indispensable, permettant aux espèces de se stabiliser, de se nourrir et d’entamer un processus de recolonisation des milieux sans subir la pression de stress et de mortalité supplémentaire liée aux battues.

Une idée qui gagne du terrain

Du côté des fédérations de chasseurs, la perception du problème est plus contrastée, bien que la nécessité d’agir soit partagée. Si certaines instances locales acceptent des restrictions ou des suspensions volontaires sur les territoires les plus touchés, les chasseurs soulignent notamment le risque de voir les populations de grands gibiers, comme les sangliers ou les cervidés, se concentrer sur les parcelles agricoles voisines ou sur les jeunes pousses en pleine régénération. Ce qui pourrait freiner la reconstruction naturelle ou artificielle de la forêt.

La décision finale incombe aux autorités préfectorales, qui doivent arbitrer entre la préservation de la biodiversité à long terme et la gestion des usages du territoire. Toutefois, face à l’intensification et à la précocité des incendies dues au dérèglement climatique, l’idée d’une suspension automatique ou élargie de la chasse après le passage du feu gagne du terrain. Une mesure de bon sens et de responsabilité environnementale.




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