20 % de bio dans les cantines : le Sénat adopte ENFIN la loi !

Le Sénat vient d’adopter jeudi soir, presque à l’unanimité, la mesure visant à introduire 20% de bio dans les cantines scolaires.

Rédigé par Pauline Petit, le 29 Jun 2018, à 8 h 45 min

En cette période de presque-vacances scolaires, il serait temps de penser à nos enfants. C’est ce qu’ont fait les sénateurs hier soir, en votant à la quasi-unanimité (334 voix pour-2 voix contre) une proposition de loi visant à introduire 20 % d’aliments bio dans la restauration collective.

Bio dans les cantines : ça bouge enfin

C’est que la mesure, déjà prévue dans le Grenelle de l’Environnement en 2008, a mis du temps à s’imposer dans la loi. Une telle mesure avait déjà été votée en 2016, avant d’être censurée par le Conseil Constitutionnel. Avec la loi Agriculture et Alimentation, le sujet a de nouveau été mis sur le tapis. Les députés avaient voté une proposition visant à introduire 50 % de produits locaux ou bio dans les cantines ; le Sénat a préféré retenir la formule « 20 % de bio », plus claire pour les consommateurs et les fournisseurs.

cantines bio

20 % de bio dans toutes les cantines pour très bientôt © TairA

Une mesure sauvée in extremis

Lors de l’examen de la proposition de loi agriculture/alimentation, le Sénat avait tout d’abord écarté la mesure le 14 juin, qu’il trouvait trop difficile et trop chère. Cependant, grâce à la mobilisation de certains sénateurs et des associations environnementales, la mesure a finalement été adoptée le 28 mai au soir.

Le sénateur écologiste Joël Labbé, notamment, a été un défenseur opiniâtre du texte. Lors d’une tribune à Libération, le 19 juin, en choeur avec Gilles Pérole, le président de l’association Un Plus Bio, il déplore l’attitude de ses confrères : « Pendant combien de temps une minorité d’élus feront barrage aux attentes de la population de manger local, sain et juste ? » Il appelle les sénateurs à ne pas rater la marche et rappelle, exemples à l’appui, qu’il n’est pas plus difficile ni plus cher de manger bio en restauration collective.

L’exemple de Mouans-Sartoux, la ville dont Gilles Pérole est l’adjoint à l’éducation, montre bien qu’il est possible d’introduire du bio dans les cantines sans exploser les coûts. Leurs cantines sont à 100 % bio et les enfants en redemandent. Un exemple positif qui a convaincu les sénateurs : « on s’aperçoit que, finalement, une partie des cantines y arrive, et que les filières sont plutôt parties prenantes pour y arriver », explique le sénateur Michel Raison sur Public Sénat pour expliquer ce revirement.

Un choix que l’on salue et un objectif que l’on encourage à dépasser, pour l’environnement et la santé des petits et des grands !

Illustration bannière : Enfants à la cantine – © vectorfusionart
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J'ai travaillé dans différents organismes, tous liés de près ou de loin aux questions qui me passionnent : la consommation durable et l'alimentation. J'ai...

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