Quand solaire et agriculture font bon ménage

Les exploitations agricoles possèdent de grandes surfaces de toiture, en général bien adaptées pour accueillir un système de production d’électricité photovoltaïque. D’autant que le potentiel cumulé de ces projets représente un enjeu intéressant pour le développement de la filière.

Un hangar solaire : source de revenus complémentaires.

Actuellement, les agriculteurs sont de plus en plus sollicités par des entreprises commerciales pour la mise à disposition de ces toitures sous la forme de location ou autres combinaisons juridiques équivalentes.

  • L’idée est simple : l’agriculteur met à disposition de la société qui dirige le projet une toiture d’au moins 500 m² (type hangar agricole) afin que la société d’investissement puisse y installer des panneaux photovoltaïques.

Les panneaux photovoltaïques sont payés grâce aux formules d’investissement suggérées par l’entreprise à ses  clients qui souhaitent faire de la défiscalisation en panneaux solaires. Cette offre "clé en main" permet ainsi aux trois acteurs du projet de se rémunérer.

hangar solaireEn effet les investisseurs, en plus de défiscaliser une partie de leurs revenus grâce à ce système perçoivent une partie de la revente d’électricité à EDF (valorisation de leur investissement pouvant aller jusqu’à 8 % par an) et l’agriculteur reçoit une prime à l’installation et une rente annuelle sur la revente du courant.

Quant à la société d’investissement, elle se rémunère sur la plus importante partie de la revente d’électricité en contrepartie des études de faisabilité, de l’installation de la centrale solaire et de son entretien pendant 20 ans (durée du contrat de rachat de l’électricité par EDF).

Un concept qui se développe.

L’installation de modules photovoltaïques en toiture permet d’effectuer le désamiantage de ces bâtiments. Avec une mise de fonds minime, une charge coûteuse devient un investissement rentable.

  • De par ces multiples avantages, les agriculteurs se tournent de plus en plus vers des sources de revenus complémentaires comme les fermes solaires. Nombreux sont les agriculteurs qui ont équipé les toits de leurs exploitations de panneaux solaires.

En effet, le succès est là puisque ce type de centrales photovoltaïques se développe très rapidement. De nombreuses sociétés se sont lancées dans cette activité avec des formules à peu près identiques. Les agriculteurs se renseignent car pour eux, l’investissement de départ est nul.

agriculture et photovoltaïqueLe projet est mené de A à Z par la société d’investissement qui va même jusqu’à prendre à sa charge tout le travail administratif qui découle de ce genre de projet. De ce fait, les particuliers disposant de terrains inutilisés étudient sérieusement la question.

  • En effet, il n’est pas obligatoire de posséder une grande surface pour devenir propriétaire d’une centrale photovoltaïque : un terrain facilement raccordable au réseau de distribution d’électricité peut très bien faire l’affaire.

En revanche, il faut prévoir un grand terrain car le prix de rachat de l’électricité est moins élevé lorsque la centrale est au sol (0.30 euros du kilowattheure au lieu de 0.57 lorsque la centrale est intégrée au bâti). Il faut donc davantage de panneaux solaires au sol pour que cela soit attractif.

Le saviez-vous ?

  • En 2009-2010, une des plus grosses « fermes solaires » de la région Provence Alpes Côte d’Azur va y voir le jour.
  • Les agriculteurs français disposent d’une surface totale en toiture supérieure à 100 millions de m².

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